Des rêves dans la marge

Des lectures variées et des avis sincères

Prix Audiolib 2024 : Élisons le meilleur livre audio !

Si tu me suis déjà depuis un moment, alors tu connais certainement déjà mon attachement pour le format de lecture audio. Cette nouvelle façon de lire est née en juin 2022, lorsque j’ai remporté le premier tome de la saga Witch and God de Liv Stone en concours sur Instagram. Ce fut une véritable révélation, et depuis je ne supporte plus de ne pas avoir un livre audio en cours pour m’accompagner chaque soir, en attendant que le sommeil vienne. J’en ai d’ailleurs déjà chroniqué une quarantaine sur le blog.

C’est en scrollant sur Instagram que, le 28 novembre dernier, je suis tombée sur l’appel à candidature des Éditions Audiolib qui cherchaient à établir un panel de jurées pour leur Prix 2024. J’ai donc rempli le formulaire de présentation, avec envie mais sans trop y croire (parce que je ne suis jamais choisie pour ce genre de choses), et attendu l’annonce des résultats.

Cette annonce a pris la forme d’un mail reçu le 25 janvier et dans lequel j’ai appris avoir été retenue pour participer à l’aventure ! (Même si ce n’est pas une grande surprise pour toi, puisque tu ne serais pas en train de lire cet article sinon.)

Capture d'écran du mail :

Prix Audiolib 2024 : Surpriiiiise !
Bonjour à vous,
et enchantée si nous échangeons pour la première fois !
Vous avez candidaté pour intégrer le Jury du Prix Audiolib (un grand merci !) et j'ai le grand plaisir de vous annoncer, au nom de l'équipe d'Audiolib, que vous avez été retenue.

C’est donc avec beaucoup de joie et d’excitation que je te retrouve aujourd’hui pour parler du Prix Audiolib, te présenter son histoire et son fonctionnement… mais surtout la sélection des romans en lice pour cette édition 2024 !

Le Prix Audiolib 2024, qu’est-ce que c’est ?

Le Prix Audiolib est né en 2013 et est ainsi devenu le premier Prix éditeur de livres audio. Il a pour but de récompenser le meilleur livre audio publié par les Éditions Audiolib, en se basant autant sur la qualité de son interprétation que sur son contenu en lui-même.

Logo du Prix Audiolib 2024

Après la sélection des membres du jury en janvier, ceux-ci reçoivent ensuite les 10 titres en lice (en version numérique, mais aussi au format CD si celui-ci est disponible). Ils ont ensuite jusqu’au 2 juin pour les écouter et les chroniquer sur leurs réseaux, avant d’établir leur ordre de préférence au courant de l’été. Le livre qui aura obtenu le plus de votes sera alors élu gagnant du Prix Audiolib 2024 lors d’une soirée de remise en octobre prochain.

La Sélection du Prix Audiolib 2024

Voici donc la sélection des 10 titres en lice pour cette édition 2024 du Prix Audiolib ! Et je peux te dire qu’elle m’enthousiasme beaucoup, étant donné que j’ai déjà entendu parler de la plupart d’entre eux, toujours en bien ou en très bien. (Pour en savoir plus, n’hésite pas à cliquer sur les couvertures, tu découvriras ainsi mes chroniques détaillées – dès que celles-ci seront disponibles.)

Couverture du livre Arpenter la nuit de Leila Mottley, qui fait partie de la sélection du Prix Audiolib 2024.

Titre : Arpenter la nuit

Autrice : Leila Mottley

Éditeur d’origine : Albin Michel

Pages / Temps d’écoute : 416 / 9h49

Lu par : Amélia Ewu

Résumé :

Kiara, dix-sept ans, et son frère aîné Marcus vivotent dans un immeuble d’East Oakland. Livrés à eux-mêmes, ils ont vu leur famille fracturée par la mort et par la prison. Si Marcus rêve de faire carrière dans le rap, sa sœur se démène pour trouver du travail et payer le loyer. Mais les dettes s’accumulent et l’expulsion approche.

Un soir, ce qui commence comme un malentendu avec un inconnu devient aux yeux de Kiara le seul moyen de s’en sortir. Elle décide de vendre son corps, d’arpenter la nuit. Rien ne l’a pourtant préparée à la violence de cet univers, et surtout pas la banale arrestation qui va la précipiter dans un enfer qu’elle n’aurait jamais imaginé.

Ce qu’il m’inspire : J’attends un texte fort et engagé, avec des personnages clivants et attachants et des thématiques telles que la lutte des classes ou les fractures sociétales. C’est en tout cas ce que me semble receler le sous-texte de ce résumé. À voir si mon don de double-vue ne m’a pas trompée.

Couverture du livre La Dernière Allumette de Marie Vareille

Titre : La Dernière Allumette

Autrice : Marie Vareille

Éditeur d’origine : Charleston

Pages / Temps d’écoute : 336 / 7h45

Lu par : Caroline Tillette & Renaud Bertin

Résumé :

Depuis plus de vingt ans, Abigaëlle vit recluse dans un couvent en Bourgogne. Sa vie d’avant ? Elle l’a en grande partie oubliée. Elle est même incapable de se rappeler l’événement qui a fait basculer sa destinée et l’a poussée à se retirer du monde. De loin, elle observe la vie parisienne de Gabriel, son grand frère, dont la brillante carrière d’artiste et l’imaginaire rempli de poésie sont encensés par la critique. Mais le jour où Gabriel rencontre la lumineuse Zoé et tombe sous son charme, Abigaëlle ne peut s’empêcher de trembler, car elle seule sait qui est vraiment son frère…

Ce qu’il m’inspire : Cela fait un moment que je veux découvrir Marie Vareille, n’entendant que des avis dithyrambiques à chaque sortie d’un de ses nouveaux romans. Le Prix Audiolib 2024 sera donc l’occasion de m’y mettre !

Couverture du livre La Louisiane de Julia Malye, qui fait partie de la sélection du Prix Audiolib 2024.

Titre : La Louisiane

Autrice : Julia Malye

Éditeur d’origine : Stock

Pages / Temps d’écoute : 560 / 12h45

Lu par : Valérie Muzzi

Résumé :

Pour la première fois depuis trois mois, elles discernent enfin le sable que leur cachait l’eau lors de la traversée de l’Atlantique, ce fond de l’océan qu’elles ont brièvement aperçu ce matin en débarquant de La Baleine. Personne ne leur a expliqué où elles seraient logées ce soir, dans combien de temps elles seraient fiancées. On ne dit pas tout aux femmes.

Paris, 1720. Marguerite Pancatelin, la Supérieure de la Salpêtrière, est mandatée pour sélectionner une centaine de femmes “volontaires” qui seront envoyées en Louisiane afin d’y épouser les colons français.

Parmi elles, trois amies improbables : une orpheline de douze ans à la langue bien pendue, une jeune aristocrate désargentée et rejetée par sa famille ainsi qu’une femme condamnée pour avortement. Comme leurs compagnes à bord de La Baleine, Charlotte, Pétronille et Geneviève ignorent tout de ce qui les attend au-delà des mers. Et n’ont pas leur mot à dire sur leur avenir.

Ces étrangères réunies par le destin devront braver l’adversité – maladie, guerre, patriarcat –, traverser une vie faite de chagrins d’amour, de naissances et de deuils, de cruauté et de plaisirs inattendus. Et d’une amitié forgée dans le feu.

Ce qu’il m’inspire : Ce roman est l’un des seuls dont je n’avais jamais entendu parler avant de découvrir la sélection du Prix, et pourtant je vois dans ce résumé beaucoup de sujets qui me sont sensibles : sororité, destins croisés, histoire de vie, affirmation de soi… Et le petit plus qui est que j’éprouve un attachement tout particulier pour cet État américain (surtout la Nouvelle-Orléans, que je rêve de visiter un jour). J’ai hâte de voir ce que ça va donner !

Couverture du livre Le Soldat Désaccordé de Gilles Marchand

Titre : Le Soldat Désaccordé

Auteur : Gilles Marchand

Éditeur d’origine : Aux Forges de Vulcain

Pages / Temps d’écoute : 208 / 5h07

Lu par : Laurent Natrella

Résumé :

Paris, années 20, un ancien combattant est chargé de retrouver un soldat disparu en 1917. Arpentant les champs de bataille, interrogeant témoins et soldats, il va découvrir, au milieu de mille histoires plus incroyables les unes que les autres, la folle histoire d’amour que le jeune homme a vécue au milieu de l’Enfer. Alors que l’enquête progresse, la France se rapproche d’une nouvelle guerre et notre héros se jette à corps perdu dans cette mission désespérée, devenue sa seule source d’espoir dans un monde qui s’effondre.

Ce qu’il m’inspire : Ma maman a lu ce roman dans sa version papier au moment de sa sortie, et elle l’a tellement aimé qu’elle ne cesse de m’en parler depuis. Je suis donc très curieuse de voir si nos avis vont se rejoindre !

Couverture du livre Les Enfants Endormis de Anthony Passeron, qui fait partie de la sélection du Prix Audiolib 2024.

Titre : Les Enfants Endormis

Auteur : Anthony Passeron

Éditeur d’origine : Globe

Pages / Temps d’écoute : 288 / 4h33

Lu par : Loïc Corbery

Résumé :

Quarante ans après la mort de son oncle Désiré, Anthony Passeron décide d’interroger le passé familial. Évoquant l’ascension sociale de ses grands-parents devenus bouchers pendant les Trente Glorieuses, puis le fossé qui grandit entre eux et la génération de leurs enfants, il croise deux récits : celui de l’apparition du sida dans une famille de l’arrière-pays niçois – la sienne – et celui de la lutte contre la maladie dans les hôpitaux français et américains.

Ce qu’il m’inspire : Ce livre, c’est MademoiselleLit qui me l’a fait découvrir. Je sais qu’elle l’a adoré – au point de le placer dans son TOP 10 de 2023… Il a depuis remporté de nombreux prix et m’intrigue de plus en plus, il est donc fort probable que ce soit l’une de mes premières découvertes parmi cette sélection !

Couverture du livre Les Gens de Bilbao naissent où ils veulent de Maria Larrea

Titre : Les Gens de Bilbao naissent où ils veulent

Autrice : Maria Larrea

Éditeur d’origine : Grasset

Pages / Temps d’écoute : 224 / 4h16

Lu par : L’autrice

Résumé :

L’histoire commence en Espagne, par deux naissances et deux abandons. En juin 1943, une prostituée obèse de Bilbao donne vie à un garçon qu’elle confie aux jésuites. Un peu plus tard, en Galice, une femme accouche d’une fille et la laisse aux sœurs d’un couvent. Elle revient la chercher dix ans après. L’enfant est belle comme le diable, jamais elle ne l’aimera.

Le garçon, c’est Julian. La fille, Victoria. Ce sont le père et la mère de Maria, notre narratrice.

Dans la première partie du roman, celle-ci déroule en parallèle l’enfance de ses parents et la sienne. Dans un montage serré champ contre champ, elle fait défiler les scènes et les années : Victoria et ses dix frères et sœurs, l’équipe de foot du malheur ; Julian fuyant l’orphelinat pour s’embarquer en mer. Puis leur rencontre, leur amour et leur départ vers la France. La galicienne y sera femme de ménage, le fils de pute, gardien du théâtre de la Michodière. Maria grandit là, parmi les acteurs, les décors, les armes à feu de son père, basque et révolutionnaire, buveur souvent violent, les silences de sa mère et les moqueries de ses amies. Mais la fille d’immigrés coude son destin. Elle devient réalisatrice, tombe amoureuse, fonde un foyer, s’extirpe de ses origines. Jusqu’à ce que le sort l’y ramène brutalement. À vingt-sept ans, une tarologue prétend qu’elle ne serait pas la fille de ses parents. Pour trouver la vérité, il lui faudra retourner à Bilbao, la ville où elle est née. C’est la seconde partie du livre, où se révèle le versant secret de la vie des protagonistes au fil de l’enquête de la narratrice.

Ce qu’il m’inspire : Voici uns des résumés qui m’attirent le moins (il en faut bien un), même si je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi. Peut-être parce qu’il est long et donne trop de détails à mon goût, et peut-être aussi parce qu’il y a quelque chose qui me dérange dans le style d’écriture. Mais il y a tout de même un point qui m’intrigue : c’est le seul livre de cette sélection qui soit lu par son auteurice – ce qui, d’après mon expérience, donne souvent des instants d’écoute assez mémorables. J’espère donc sincèrement qu’il parviendra à détruire mes préjugés.

Couverture du livre Les Yeux de Mona de Thomas Schlesser, qui fait partie de la sélection du Prix Audiolib 2024.

Titre : Les Yeux de Mona

Auteur : Thomas Schlesser

Éditeur d’origine : Albin Michel

Pages / Temps d’écoute : 496 / 16h40

Lu par : François Cognard

Résumé :

Cinquante-deux semaines : c’est le temps qu’il reste à Mona pour découvrir toute la beauté du monde.

C’est le temps que s’est donné son grand-père, un homme érudit et fantasque, pour l’initier, chaque mercredi après l’école, à une œuvre d’art, avant qu’elle ne perde, peut-être pour toujours, l’usage de ses yeux.

Ensemble, ils vont sillonner le Louvre, Orsay et Beaubourg. 

Ensemble, ils vont s’émerveiller, s’émouvoir, s’interroger, happés par le spectacle d’un tableau ou d’une sculpture. Empruntant les regards de Botticelli, Vermeer, Goya, Courbet, Claudel, Kahlo ou Basquiat, Mona découvre le pouvoir de l’art et apprend le don, le doute, la mélancolie ou la révolte, un précieux trésor que son grand-père souhaite inscrire en elle à jamais.

Ce qu’il m’inspire : Voilà un nouveau résumé qui me rend très curieuse, trouvant l’idée de départ très prometteuse. J’espère en apprendre plus sur le monde l’art, n’étant par très calée sur le sujet.

Couverture du livre Peindre la pluie en couleurs de Aurélie Tramier

Titre : Peindre la pluie en couleurs

Autrice : Aurélie Tramier

Éditeur d’origine : Marabout

Pages / Temps d’écoute : 384 / 7h21

Lu par : Sophie Frison & Quentin Minon

Résumé :

Morgane est une directrice de crèche solitaire et revêche qui ne supporte plus les enfants. À trente-cinq ans, elle vit dans le rêve de racheter une pension pour chiens. Tout vole en éclats lorsque sa sœur meurt dans un accident de voiture, lui laissant ses deux enfants en héritage. L’arrivée d’Eliott, dix ans, et de Léa, six ans, bouscule son quotidien maniaque et fait ressurgir un passé douloureusement enfoui.

Les voix de Morgane et d’Eliott alternent dans ce roman pour nous tracer la reconstruction d’une femme blessée qui découvre la force de l’amour maternel.

Ce qu’il m’inspire : C’est peut-être méchant de ma part, mais la vérité est que je trouve ce résumé ultra-bateau et cliché. Mais je suppose que, s’il fait partie de cette sélection, c’est qu’il doit nous réserver de jolies surprises.

Couverture du livre Perspective(s) de Laurent Binet, qui fait partie de la sélection du Prix Audiolib 2024.

Titre : Perspective(s)

Auteur : Laurent Binet

Éditeur d’origine : Grasset

Pages / Temps d’écoute : 304 / 7h25

Lu par : Françoise Cadol, Nicolas Djermag, Emmanuel Lemire & Marion Trintignant

Résumé :

Florence, 1557. Le peintre Pontormo est retrouvé assassiné au pied des fresques auxquelles il travaillait depuis onze ans. Un tableau a été maquillé. Un crime de lèse-majesté a été commis. Vasari, l’homme à tout faire du duc de Florence, est chargé de l’enquête. Pour l’assister à distance, il se tourne vers le vieux Michel-Ange exilé à Rome.

La situation exige discrétion, loyauté, sensibilité artistique et sens politique. L’Europe est une poudrière. Cosimo de Médicis doit faire face aux convoitises de sa cousine Catherine, reine de France, alliée à son vieil ennemi, le républicain Piero Strozzi. Les couvents de la ville pullulent de nostalgiques de Savonarole tandis qu’à Rome, le pape condamne les nudités de la chapelle Sixtine.

Ce qu’il m’inspire : Il est clair que ce n’est pas un roman vers lequel je serai allée de moi-même, n’étant pas friande du genre policier – et encore moins de l’historique. Mais je me raccroche au fait que, parmi tous les lecteurices qui interprètent cette histoire, se trouve Françoise Cadol – dont j’aime tant la voix et le travail, en particulier dans Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin qui avait été un immense coup de cœur.

Couverture du livre Traverser la nuit de Hervé Le Corre

Titre : Traverser la nuit

Auteur : Hervé Le Corre

Éditeur d’origine : Rivages

Pages / Temps d’écoute : 320 / 9h18

Lu par : Ariane Brousse

Résumé :

Louise a une trentaine d’années. Après la mort accidentelle de ses parents, elle a dérivé dans la drogue et l’alcool. Aujourd’hui elle vit seule avec son fils Sam, âgé de 8 ans, sa seule lumière. Elle est harcelée par son ancien compagnon qui, un jour, la brutalise au point de la laisser dans un état grave. Il blesse aussi grièvement la meilleure amie de Louise. L’enquête est confiée au groupe dirigé par le commandant Jourdan, qui ne reste pas insensible à Louise. Parallèlement un tueur de femmes sévit, pulsionnel et imprévisible, profondément perturbé.

Au cœur de ces ténèbres et de ces deux histoires, Jourdan, un flic, un homme triste et taiseux, qui tente de retrouver goût à la vie…

Ce qu’il m’inspire : Le dernier livre de cette sélection ne fait pas non plus partie de ceux qui m’attirent le plus, loin de là… Je trouve ce résumé très convenu et quelconque, mais disons qu’il va me permettre d’explorer le genre du thriller / roman noir que je connais très peu. Et sait-on jamais, on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise !

Le mot de la fin

C’est la fin de cet article qui marque le début de mon aventure avec le Prix Audiolib 2024. Compte sur moi pour t’emmener dans mes pérégrinations audio-livresques durant les semaines et mois à venir ! Pour cela, je te conseille vivement de me rejoindre sur Instagram – c’est là-bas que je partage mes réactions et réflexions à chaud en cours de lecture, que j’organise des votes et autres petites choses.

Mais avant de venir me retrouver là-bas, viens me dire en commentaires si tu es toi aussi un·e adepte de la lecture audio, si tu as déjà lu un de ces romans (peut-être en version papier), s’il y en a un qui t’inspire plus que les autres et par lequel tu me conseilles de commencer mon exploration de la sélection. Je veux tout savoir !

À bientôt pour un nouvel article !

Amandine Stuart

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