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Chronique Lecture | Traverser la nuit, de Hervé Le Corre

Couverture de la version audio du livre Traverser la nuit de Hervé Le Corre

Résumé de Traverser la nuit

Louise élève seule son fils Sam, ce petit magicien capable d’enchanter une vie qu’elle a reconstruite à grand-peine après un deuil terrible et des années de dérive. Harcelée et brutalisée par son ancien compagnon, elle va croiser la route du commandant de police Jourdan, un homme sombre, désemparé et révolté par l’état du monde. Jourdan enquête avec son groupe sur des meurtres de femmes particulièrement sauvages. Qui est ce tueur imprévisible qui sévit dans les rues de Bordeaux, mû par une rage destructrice ?

Trois destins irrémédiablement liés. Ainsi chacun traverse sa nuit…

Éditions Audiolib

Fiche technique

Titre : Traverser la nuit

Auteur : Hervé Le Corre

Éditeur d’origine : Payot & Rivages

Nombre de pages : 320

Première parution : 20.01.2021

Âge : À partir de 17 ans

Formats & Prix : Grand Format : 21.90€  Poche : 9.50€  Ebook : 9.49€  Audio : 25.50€ (ou un crédit)

Écouter un extrait :

Mon avis sur Traverser la nuit

Après l’ambiance très feel-good de Peindre la pluie en couleurs d’Aurélie Tramier, j’ai radicalement changé de genre poursuivant mes écoutes pour le Prix Audiolib 2024 avec Traverser la nuit de Hervé Le Corre, un roman policier très noir… qui ne m’a malheureusement pas convaincue.

J’avoue ne pas être une grande spécialiste (ni une grande adepte) de thrillers, mais cela ne m’avait pourtant pas empêché de connaître le nom de Hervé Le Corre, ayant déjà entendu de bons retours sur ces romans.

J’ai traversé la nuit noire et meurtrière de Hervé Le Corre

Très vite, cette écoute s’est cependant révélée être une grosse déception – et ce malgré la plume et le style de l’auteur, que j’ai trouvés recherchés et travaillés. Le vrai problème vient selon moi du cruel manque d’originalité dans la construction des personnages ! Jourdan, Louise et Christian ne sont ni plus ni moins que les clichés ambulants de leurs propres conditions. On a donc le flic désabusé qui en a trop vu et qui ne supporte plus son job (qui a d’ailleurs fait exploser son couple) d’un côté, face à une jeune mère célibataire qui n’arrive pas à se sortir de la spirale des violences conjugales et des mauvaises fréquentations, et de l’autre un tueur en série qui s’acharne au couteau sur des jeunes femmes parce qu’il a une mère dérangée et abusive.

Ajoute à ça une ambiance noire au possible où chaque personnage semble tellement dépressif qu’on s’attend à tout moment à ce que quelqu’un se jette d’un pont, avec en prime un vocabulaire violent, cru et souvent vulgaire… et on se retrouve avec tous les codes d’un thriller qui a déjà écrit, lu et vu des dizaines de fois. Il n’y a aucune surprise nulle part – et pas beaucoup plus d’émotions.

Et en ce qui concerne la version audio en elle-même… j’avoue être restée assez sceptique quant au choix de la narratrice, Ariane Brousse. Pourquoi avoir choisi une femme à la voix extrêmement douce pour incarner cette histoire à l’ambiance si dure et alors que nous suivons majoritairement le point de vue de deux hommes ? Pour moi, le décalage était tout simplement trop grand : ça ne collait pas – et ce même si cette voix n’était pas désagréable en soi, c’est simplement qu’elle ne m’a pas semblé adaptée à la situation.

En bref

En bref, Traverser la nuit de Hervé Le Corre est un roman policier très noir qui ne m’a malheureusement pas convaincue, notamment à cause de son cruel manque d’originalité dans la construction des personnages – qui sont de véritables clichés ambulants. Et je suis également restée sceptique face au choix de la narratrice, qui a selon moi une voix trop douce comparée à la situation et qui est un peu en décalage alors que nous suivons majoritairement le point de vue de deux hommes.

Ma note

Ma note : 12/20

La citation de Traverser la nuit

– Il les a bougés, dit Elissalde. Pour pas voir leurs visages. Putain, une balle dans la nuque. Tu le crois ça ?

– Je crois rien.

Jourdan a chaud aux mains, avec ces gants. Il lui semble que ses doigts gonflent comme s’ils cuisaient dans leur jus. Il regarde les trois enfants. Le père les a disposés l’un derrière l’autre, les bras le long du corps.

Elissalde tousse. Souffle court. Il soupire. Putain, il dit encore à voix basse. Fumier de salaud. Il entre dans la salle de bains et se plante devant le lavabo.

– La mère, il l’a pas bougée.

La femme a reculé sous l’impact et s’est affalée contre un radiateur, comme vautrée, cou tordu, jambes écartées. La balle est entrée par l’œil gauche. Pas d’orifice de sortie.

Hervé Le Corre, Traverser la nuit

Le mot de la fin

C’est la fin de cette neuvième et avant-dernière chronique consacrée à l’un des romans de la sélection du Prix Audiolib 2024 ! Si tu n’as pas encore eu l’occasion de les croiser, voici les précédents avis que j’ai déjà publiés :

En attendant de te retrouver là-bas, je te souhaite une bonne fin de journée et de très belles lectures !

Mais, avant de partir, viens me dire en commentaires si tu avais déjà lu ou entendu parler de Traverser la nuit de Hervé Le Corre !

À bientôt pour un nouvel article !

Amandine Stuart

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