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Chronique Lecture | Peindre la pluie en couleurs, d’Aurélie Tramier

Couverture de la version audio du livre Peindre la pluie en couleurs de Aurélie Tramier

Résumé de Peindre la pluie en couleurs

Morgane est une directrice de crèche solitaire et revêche qui ne supporte plus les enfants. À 35 ans, elle vit dans le rêve de racheter une pension pour chiens. Tout vole en éclats lorsque sa sœur meurt dans un accident de voiture, lui laissant ses deux enfants en héritage. L’arrivée d’Eliott, 10 ans, et de Léa, 6 ans, bouscule son quotidien maniaque et fait ressurgir un passé douloureusement enfoui.

Les voix de Morgane et d’Eliott alternent dans ce roman pour nous tracer la reconstruction d’une femme blessée qui découvre la force de l’amour maternel.

Éditions Audiolib

Fiche technique

Titre : Peindre la pluie en couleurs

Autrice : Aurélie Tramier

Éditeur d’origine : Marabout

Nombre de pages : 384

Première parution : 27.05.2020

Âge : À partir de 16 ans

Formats & Prix : Grand Format : 19.90€  Poche : 8.20€  Ebook : 8.49€  Audio : 22.95€ (ou un crédit)

Écouter un extrait :

Mon avis sur Peindre la pluie en couleurs

Après m’être confrontée aux thématiques difficiles d’Arpenter la nuit de Leila Mottley, j’ai voulu changer complètement d’ambiance – et c’est donc pour ça que j’ai lancé l’écoute de Peindre la pluie en couleurs d’Aurélie Tramier, qui faisait lui aussi partie de la sélection des romans en lice pour le Prix Audiolib 2024.

Un roman qui manque cruellement d’originalité

Je suis ressortie dans cette lecture avec un sentiment de “mouais”. Ce n’est pas un roman que j’ai particulièrement apprécié, sans toutefois l’avoir détesté non plus. Je dirais simplement que c’est une histoire très feel-good, qui va dans la facilité, qui a une trame toute tracée, une écriture pas très recherchée et n’est pas exempt de clichés.

On est capable de deviner tout ce que contient l’histoire rien qu’en lisant le résumé, les quelques mystères que l’on nous présente dans le prologue n’offrant en réalité aucune surprise. Idem du côté des personnages qui sont construits sur un certain nombre de stéréotypes – en particulier Morgane, avec qui j’ai eu beaucoup de mal, parce qu’elle était dépeinte à coups de gros traits sans aucune subtilité. La thématique générale autour de son neveu et sa nièce venant habiter chez elle après la mort brutale de sa sœur et de son beau-frère, lui redonnant ainsi goût à la vie, n’est pas non plus parvenue à me toucher – alors qu’il y avait de quoi faire ! Enfin voilà, je n’ai trouvé aucune originalité dans Peindre la pluie en couleurs, qui est un roman beaucoup trop convenu pour moi.

Peindre la pluie en couleurs, une histoire qui reste divertissante

Et pourtant… Quelque chose a fait que je n’étais pas non plus exaspérée par mon écoute. Je pense qu’une partie de l’explication se trouve dans le fait qu’on a parfois besoin d’une lecture reposante et sans prise de tête – et pour le coup, ce sont deux qualificatifs qui collent parfaitement à cette histoire. Alors, même si je suis loin d’avoir passé un moment incroyable, j’ai tout de même été un minimum impliquée dans cette lecture – comme si j’étais devant un téléfilm de l’après-midi pour digérer avant de me remettre au travail : c’est sympa sur le coup, mais loin d’être inoubliable.

Puis, je dois aussi avouer que l’emploi du double point de vue (celui de Morgane, la tante acariâtre d’un côté, et d’Eliott, l’orphelin de dix ans de l’autre) donne une dynamique assez efficace au récit. J’ai d’ailleurs éprouvé un certain attachement pour Elliott, ce gamin perdu qui a à la fois la candeur de son âge et une intuition révélatrice, qui fait tout pour protéger sa petite sœur tout en étant intransigeant avec les adultes et qui fait face à des petits problèmes de santé mentale (qui, je trouve, ont été justement traités par l’autrice).

Ce double point de vue était d’ailleurs bien incarné par les deux narrateurices du livre audio : Sophie Frison et Quentin Minon. Parce que si la première accentuait peut-être un peu trop la froideur et l’aigreur de Morgane à mon goût (la rendant ainsi encore plus antipathique), le second a très bien réussi à donner vie à Elliott, à ses nuances et ses doutes. C’était donc un moment plutôt agréable !

En bref

En bref, Peindre la pluie en couleurs d’Aurélie Tramier fut une lecture en demie-teinte à cause de son cruel manque d’originalité mais qui fut malgré tout un bon divertissement. Une lecture reposante et sans prise de tête, loin d’être inoubliable mais qui nous fait passer un moment plutôt agréable.

Ma note

Ma note : 14/20

La citation de Peindre la pluie en couleurs

Vous savez, Madame Mercier, on n’est pas obligé d’aimer, dit-elle avec douceur. Même son enfant. La vie n’est pas une publicité Evian avec d’adorables poupons qui font la ronde autour de vous. L’amour maternel n’est pas inné. Il se construit. Et vous vous en rendez compte aujourd’hui, car vous accueillez Eliott et Léa qui ne sont pas vos enfants, et vous voudriez les aimer comme s’ils l’étaient.

Aurélie Tramier, Peindre la pluie en couleurs

Le mot de la fin

C’est la fin de cette huitième chronique consacrée à l’un des romans de la sélection du Prix Audiolib 2024 ! Si tu n’as pas encore eu l’occasion de les croiser, voici les précédents avis que j’ai déjà publiés :

En attendant de te retrouver là-bas, je te souhaite une bonne fin de journée et de très belles lectures !

Mais, avant de partir, viens me dire en commentaires si tu avais déjà lu ou entendu parler de Peindre la pluie en couleurs d’Aurélie Tramier !

À bientôt pour un nouvel article !

Amandine Stuart

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