Amanda Gorman, La colline que nous gravissons
Je me souviens du jour de l’investiture de Joe Biden. J’avais allumé la télé en bruit de fond, pendant que je continuais à vaquer à mes occupations. Mais quand les journalistes ont annoncé qui serait la prochaine intervenante, je suis devenue beaucoup plus attentive. Certainement parce que Amanda Gorman représentait déjà une sorte de figure inaccessible : une jeune fille, noire, qui a mon âge, autrice, poétesse, qui est populaire et commence à se faire un nom en politique. Derrière mon écran, ses mots (maladroitement traduits en direct) sont parvenus à me toucher. Par leur sens (que je ne comprenais pas totalement), par la manière dont ils étaient lus, par la façon dont ils étaient incarnés. Alors, j’ai voulu garder cette expérience sur une étagère de ma bibliothèque. Pour le lire, Lire la suite











