Marie-Hélène Lafon, Les Pays

Mardi dernier, c’était ma rentrée (trop cool) ! Et qui dit rentrée, dit lectures de cours (beaucoup moins cool)… Les Pays se trouvait dans la liste des textes à lire pour l’enseignement intitulé « Poétique des textes » – ne me demande pas se qui se cache derrière cette appellation, je serai incapable de te répondre puisque mon premier cours commence demain. En revanche, ce que je peux te dire, c’est que j’étais à la fois intriguée et dubitative à l’idée de lire ce livre. Intriguée parce que j’avais déjà découvert Marie-Hélène Lafon l’année dernière avec Histoire du fils, qui fut franchement loin d’être une lecture inoubliable à mes yeux, et dubitative parce que j’avais peur que Les Pays s’annonce être un remake en pire de ce qu’avait été ma première lecture. Et Lire la suite

Virginie Despentes, King Kong théorie

Quand on commence à s’intéresser un peu aux ouvrages sur le féminisme, il y a certains noms qui reviennent de manière systématique : Virginia Woolf, Simone de Beauvoir, Maya Agelou, Chimamanda Ngozi Adichie… Et Virginie Despentes avec le célèbre King Kong théorie. Livre qui est d’ailleurs intégré à ma liste de lectures conseillées pour la fac, alors qu’il ne date que de 2007, alors c’est pour dire ! Et ce qui est sûr, c’est que ce fut une lecture déroutante et pleine de surprises ! Je ne m’attendais pas à ça. Je ne m’attendais pas à ce que les propos et les idées défendues aillent aussi loin dans leur développement. J’ai été déstabilisée tout au long de ma lecture, ne cessant d’interroger et de remettre en question – aussi bien moi et mes Lire la suite

Corneille, Le Cid

Je devais lire cette pièce de théâtre pour la première fois puisqu’elle est au programme de mon cours sur la littérature de l’âge baroque et de la Renaissance. Et je dois avouer qu’après les catastrophes livresques qu’avaient été L’Adolescence clémentine et L’Heptaméron, j’avais franchement la trouille. J’ai donc légèrement attendu le dernier moment, c’est-à-dire hier soir. Mais je dois avouer que ce fut une très chouette lecture ! J’ai beaucoup apprécié les dilemmes dans lesquels sont pris Chimène et Rodrigue, et j’éprouvais une véritable envie de tourner les pages pour voir comment toute cette histoire allait se conclure. J’ai aussi vu dans cette œuvre de 1636 une certaine forme de modernité, ou tout simplement de sujets intemporels, que Corneille arrive parfaitement à illustrer. La fin fut juste un peu trop Lire la suite

Albert Camus, L’étranger

J’avoue que la semaine dernière, quand ma prof de linguistique à étudiée le passé composé dans ce livre et que tout mes camarades semblaient l’avoir lu, je me suis sentie un peu bête… Donc me voilà en train de le commencer le soir même ! Et surprise, c’était vraiment bien ! Je ne n’ai pas dû me forcer pour le prendre est avancer dans l’histoire. D’ailleurs, le style m’a un peu fait penser à celui de Gary dans La vie devant soi, avec ce petit quelque chose d’irrévérencieux dans l’écriture. J’ai surtout beaucoup aimé Meursault, le personnage principal, qui a une psychologie très particulière, parfaitement amoral, de sorte qu’il ne porte jamais de jugement sur rien et qui « ne parle pas pour ne rien dire ». Sa façon d’agir et de Lire la suite

Clément Marot, L’Adolescence clémentine

Mon prof de Littérature de la Renaissance et de l’âge baroque nous a demandé de lire ce recueil de poèmes, chansons, épitres, opuscules, complaintes, épitaphes et rondeaux. Je pense que tu te doutes, au vu des formes que je viens de citer, que ce fut loin d’être une partie de plaisir. En fait, je me demande même s’il n’a pas fait ça par pur sadisme… L’écriture n’a pas été « traduite » en français moderne, de sorte que j’ai eu devant les yeux quelque chose d’illisible dont je ne suis pas sûr d’avoir compris le tiers. Bref, si mon pire ennemi se retrouvait sur une île déserte et que je pouvais lui envoyer un livre, c’est celui-ci que je choisirais. Tu l’as compris : je ne recommande absolument pas cette lecture, à Lire la suite

Virginia Woolf, Une chambre à soi

Au cours du mois de mars dernier, nous avons vu beaucoup de références, d’évènements et de rééditions autour des œuvres de Virginia Woolf. Et pour cause, le 28 mars commémorait l’anniversaire des 80 ans de sa disparition. Je pense que je n’ai pas besoin de t’expliquer qui est Virginia Woolf, cette éminente autrice anglaise du début du XX° siècle notamment connu pour le roman Mrs Dalloway et l’essai féministe Une chambre à soi. J’entendais parler de ce dernier depuis des années, en me disant qu’il faudrait vraiment que je le lise… Sans jamais prendre le temps de le faire. Et puis cet anniversaire me l’a remis en tête, alors que je cherchais une petite lecture pour clôturer mon mois de mars. Je l’ai acheté sur ma liseuse sans vraiment réfléchir, Lire la suite

Romain Gary (Émile Ajar), La Vie devant soi

C’est la rentrée ! En tout cas c’était cette semaine ma rentrée en deuxième année de Licence de Lettres Modernes, et, oui, ça s’est super bien passé, merci de demander 😄. J’ai adoré revoir tout le monde (même si j’ai parfois buté à reconnaître quelqu’un sous son masque), et reprendre une routine et un rythme presque comme avant. Mais là je digresse, ce n’est pas pour ça que tu es là. C’est donc la rentrée, mais figure toi qu’elle n’est pas que scolaire, puisque qui dit septembre dit aussi… rentrée littéraire ! Eh oui. Ne me dit pas que tu es passé à côté des innombrables post Instagram qui nous vantaient les mérites des bouquins de la rentrée littéraire de chaque maison d’édition, parce que je ne te croirai pas. Lire la suite

James Matthew Barrie, Peter Pan

Tu ne le sais pas encore, mais je suis tatouée. Voilà, maintenant tu sais. Non, tu ne t’es pas trompé d’article, je veux juste t’expliquer le pourquoi du comment j’ai fait la rencontre de ce livre. Je disais donc que je suis tatouée et qu’il y a quelque temps m’est venue l’idée de me faire un tatouage en rapport avec Peter Pan censé signifier qu’il ne faut jamais oublier son âme d’enfant. Quelque chose dans ce gout-là. Comme la plupart des gens, je ne connaissais Peter Pan que grâce à l’adaptation que Walt Disney en avait faite en 1953. Rêve ta vie en couleur, c’est le secret du bonheur… Tu sais, ce petit garçon courageux et intrépide qui débarque un soir dans la chambre de Wendy et de ses frères Lire la suite