DES RÊVES DANS LA MARGE

James Matthew Barrie, Peter Pan

Résumé de l’éditeur

« Tous les enfants, hormis un seul, grandissent. »

Dans la nuit londonienne, un enfant parti à la recherche de son ombre vient réveiller Wendy et ses deux frères. Qui est-il et d’où vient-il donc, ce garçon vêtu de feuilles qui ne connaît pas son âge et ignore ce qu’est un baiser ?
Intrigués par Peter Pan et par la fée Clochette qui l’accompagne, les trois enfants les suivent au pays de l’Imaginaire, sur une île merveilleuse, où les enfants perdus, le capitaine Crochet et de nombreuses aventures les attendent.
Mais peut-on se réfugier dans l’imaginaire pour toujours et refuser de devenir adulte ?

Flammarion

Fiche technique

Titre : Peter Pan

Auteur : James Matthew Barrie

Édition – Collection : Flammarion – Librio (n°591)

Nombre de pages : 192

Date de parution : 1911

Âge : À partir de 13 ans

Prix : 2.00€

Remarque : Il existe évidemment de nombreuses éditions de ce classique de la littérature anglaise. Mon choix s’est porté sur celle-ci pour une raison simple : la couverture (oui, il m’arrive d’être superficielle lorsqu’il s’agit de mes livres…). Cette édition comporte également un dossier d’étude à la fin de l’oeuvre. Il est destiné à des élèves de cinquième qui seraient susceptibles de l’étudier en classe. Je n’en ai personnellement pas eu l’utilité, et ne peux donc pas juger de sa qualité.

Mon avis

Tu ne le sais pas encore, mais je suis tatouée. Voilà, maintenant tu sais. Non, tu ne t’es pas trompé d’article, je veux juste t’expliquer le pourquoi du comment j’ai fait la rencontre de ce livre. Je disais donc que je suis tatouée et qu’il y a quelque temps m’est venue l’idée de me faire un tatouage en rapport avec Peter Pan censé signifier qu’il ne faut jamais oublier son âme d’enfant.

Quelque chose dans ce gout-là.

Comme la plupart des gens, je ne connaissais Peter Pan que grâce à l’adaptation que Walt Disney en avait faite en 1953.

Rêve ta vie en couleur, c’est le secret du bonheur…

Tu sais, ce petit garçon courageux et intrépide qui débarque un soir dans la chambre de Wendy et de ses frères parce qu’il a perdu son ombre, et qui va ensuite les emmener chez lui, au Pays Imaginaire, vivre d’extraordinaires aventures auprès d’Indiens, de pirates, de sirènes et d’enfants perdus…

Tellement mignon !

Puis je suis tombée sur l’excellente vidéo que Lemon June a dédié au roman. Pour tout te dire, avant ça je ne savais même pas que le dessin animé était l’adaptation d’un livre ! Le nom de cette vidéo ? « Peter Pan : Ce grand psychopathe » ! Je ne vais pas paraphraser toute la vidéo ici, je te laisse aller la voir, ce sera beaucoup plus simple pour toi comme pour moi. Mais en gros, Lemon June nous explique que le personnage de Peter Pan est un peu tordu puisqu’il tue tout un tas de gens de façon très détachée. Alors moi, je me dis qu’il faudrait faire attention avant de graver à jamais dans ma peau le visage d’un tueur en série (aussi mignon soit-il).

Et comme de manière générale j’aime bien me faire ma propre opinion… Devine quoi ? Le 20 juin dernier, je me suis lancée dans la lecture de Peter Pan de James Matthew Barrie.

Et autant te le dire tout de suite, Lemon June avait raison. Peter Pan a beau avoir été écrit à destination d’enfants, ce n’est pas un roman que je leur recommanderais. Sauf bien sûr si l’on souhaite qu’ils acquièrent des valeurs telles que la jalousie, l’orgueil, le mépris ou la haine…

Que de réjouissances, n’est-ce pas ? Nous sommes bien loin de mon dernier article où je te chroniquais mon coup de cœur pour le roman de Jandy Nelson, Le Soleil est pour toi !

Mais bon, à chaque semaine sa chronique.

Pour en revenir à Peter Pan, je peux d’ores et déjà te dire que ce n’est pas le roman qui défend le mieux les valeurs féministes. En effet, Wendy, au-delà d’être considérée comme une maman pour les enfants perdus, y est surtout vue comme une bonne à tout faire. Elle passe tout son temps à « repriser des chaussettes », veiller à ce que les enfants fassent bien leur sieste, leur faire la classe, et j’en passe… Je veux bien que le livre de James Matthew Barrie ait été écrit en 1911, qui n’est pas vraiment la période d’apogée en ce qui concerne la vision de la femme, mais quand même ! Ça m’a franchement heurté.

Et Clochette. Tiens, oui, parlons de cette chère fée Clochette ! Je ne sais pas pour toi, mais moi je me souviens que je ne l’aimais vraiment pas dans le dessin animé. Ce sentiment s’est trouvé confirmé à la lecture. Breaking news : Clochette n’est même pas son véritable nom. Enfin, pour être plus précise c’est un nom raccourci puisqu’en réalité elle s’appelle Clochette-la-Rétameuse. Si, si, je te jure ! Et même si ce nom m’a bien fait rire au début, je dois dire qu’il lui convient parfaitement. Pourquoi ? Parce que Clo (oui, on l’appelle comme ça aussi) est une jalouse maladive. Elle est amoureuse de Peter et ne supporte pas que Wendy débarque dans sa vie. À tel point qu’elle va tenter de la tuer, d’une façon très déloyale en plus de ça. Et le pire, c’est qu’elle est vraiment passée à un cheveu de réussir !

Donc voilà les deux portraits de femmes présents dans le livre : une esclave et une folle à lier…

Mais nous ne sommes pas en reste avec le principal personnage principal, j’ai nommé Peter Pan. Je l’ai déjà évoqué en début de chronique, mais je le répète : Peter est un monstre. Un monstre qui tue des pirates pour s’amuser, et qui, une fois un enfant perdu devenu trop grand l’emmène dans la forêt pour l’éliminer. Un dictateur aussi, auquel les enfants doivent obéir sans discuter, qui par jeu les prive de nourriture pendant parfois plusieurs jours. Et toujours pour s’amuser, déclare souvent la guerre aux différents peuples vivants sur l’île. Comprenons-nous bien : de véritables guerres, sanglantes et meurtrières… En fait, Peter est tellement affreux que je t’assure que j’ai eu de la peine pour ce pauvre Capitaine Crochet !

Un des thèmes majeurs que l’on retrouve dans l’oeuvre (et pas dans l’adaptation) est en rapport avec la mémoire, ou devrais-je plutôt dire l’oubli. En effet, il est constamment présent avec Peter qui oublie systématiquement un événement une fois qu’il s’est produit, ou encore avec les garçons perdus qui ont oublié leurs parents, ce qui effraie grandement Wendy et sera son motif de retour (elle ne veut pas que ses frères oublient leurs parents). Heureusement que la gravité présente dans cette histoire est parfois contrebalancée par la plume humoristique de l’auteur qui m’a souvent fait sourire !

En bref

Si l’on veut conclure et résumer mon avis sur Peter Pan de James Matthew Barrie, je dirais que c’est une histoire sombre que je ne ferai pas forcément lire à de jeunes enfants. Après, ai-je apprécié cette lecture ? Pas vraiment. L’ai-je trouvée utile ? Oui, c’est toujours intéressant de découvrir et de posséder dans son bagage intellectuel un certain savoir sur un classique de la littérature anglaise, en particulier pour ce qui est de la version originale d’un conte (qu’on lit en général assez peu).

Bref, tout ça pour te dire que cette idée de tatouage est pour l’instant mise de côté…

Ma note

Les 5 citations

Comme je te l’ai expliqué la semaine dernière, je ne sais pas ce que tu en penses, mais moi avant de commencer un nouveau livre qui m’intéresse je vais toujours checker quelques citations pour voir si le style d’écriture me plait. Alors c’est ce que je propose à la fin de chaque chronique lecture : cinq de mes citations préférées de l’oeuvre (et vu que Peter Pan est un classique littéraire et de Disney, je vais me permettre quelques spoilers, considérant que tout le monde a déjà entendu cette histoire au moins une fois). Libre à toi de les lire ou pas, suivant si tu aimes bien savoir dans quoi tu t’engages ou si tu veux garder le total plaisir de la surprise (au risque d’être déçu).

– Quand le premier de tous les bébés se mit à rire pour la première fois, son rire se brisa en mille morceaux qui sautillèrent de tous côtés et devinrent des fées.

Peter ne trouvait pas cela très intéressant, mais pour Wendy, si casanière, c’était passionnant à écouter.

– Et depuis, poursuivit Peter accommodant, chaque petit garçon ou fille devrait avoir sa fée.

– Devrait ? Ce n’est pas toujours ainsi ?

– Non, vois-tu, les enfants sont tellement savants de nos jours qu’ils ne croient plus aux fées. Toutes les fois qu’un enfant déclare : « Je ne crois pas aux fées », alors l’une d’entre elles tombe raide morte.

James Matthew Barrie, Peter Pan

– Eh bien, écoutez, commença Wendy, avec Michael à ses pieds et les sept autres garçons dans le lit. Il était une fois un monsieur…

– J’aurais préféré une dame, dit Le Frisé.

– Et moi un rat blanc, dit Bon Zigue.

– Silence ! reprit leur mère. Il y avait aussi une dame, et…

– Oh maman, s’exclama le premier Jumeau, tu veux dire qu’il y a aussi une dame. Elle n’est pas morte, n’est-ce pas ?

– Bien sûr que non !

– Je suis bien content qu’elle ne soit pas morte, dit La Guigne. Et toi, John ?

– Sûrement ?

– Et toi, Zigue ?

– Plutôt !

– Et vous, les Jumeaux ?

– Rudement contents !

– Oh mon Dieu ! mon Dieu ! soupira Wendy.

– Un peu moins de bruit ! réclama Peter qui tenait à ce qu’on respectât les règles, même s’il trouvait, quant à lui, cette histoire parfaitement idiote.

– Le monsieur, reprit Wendy, s’appelait M. Darling, et la dame, Mme Darling.

– Je les ai connus ! dit John pour embêter les autres.

– Moi aussi, je crois, dit Michael, plus hésitant.

– Ils étaient mariés, poursuivit Wendy. Et que croyez-vous qu’ils avaient ?

– Des rats blancs ! s’écria Zigue, inspiré.

– Non !

– Je suis complètement perdu, dit La Guigne qui connaissait l’histoire par cœur.

– Chut, La Guigne. Ils avaient trois descendants.

– Qu’est-ce que c’est ?

– Tu en es un, Jumeau.

– Tu entends ça, John ? Je suis un descendant !

– Ce sont des enfants, tout simplement, dit John.

– Allez-vous me laisser continuer, à la fin ? soupira Wendy. Donc, ces trois enfants avaient une fidèle bonne, Nana. Mais un jour, M. Darling se fâcha contre elle et l’enchaîna dans la cour. C’est ainsi que les enfants s’envolèrent loin de leur maison.

– C’est une histoire passionnante, fit Zigue.

– Ils s’envolèrent au pays de l’Imaginaire, où sont les enfants perdus.

– J’en était sûr ! interrompit Le Frisé, tout excité.

– Wendy ! s’écria La Guigne, est-ce qu’un des enfants perdus s’appelait La Guigne ?

– C’est exact.

– Je suis dans l’histoire ! Hourra, Zigue ! Je suis dans l’histoire !

– Silence ! A présent, j’aimerais que vous réfléchissiez un peu à ce que durent ressentir les malheureux parents, lors de la disparition de leurs enfants.

– Oooh ! gémirent-ils à l’unisson, mais au fond, ils s’en souciaient comme de l’an quarante.

– C’est triste à pleurer, dit joyeusement le premier Jumeau.

– Je ne vois pas du tout comment cela pourrait finir, renchérit le second, Et toi, Zigue ?

– J’en frissonne d’angoisse.

– Si vous saviez combien l’amour d’une mère peut être immense, déclara Wendy d’un ton triomphant, vous n’auriez pas peur.

Elle en était arrivée à l’épisode que Peter haïssait plus particulièrement.

– J’aime l’amour maternel, dit La Guigne en tapant sur Zigue avec son traversin. Et toi Zigue ?

– Je l’adore, dit Zigue en lui rendant son coup.

– Voyez-vous, continua Wendy avec suffisance, notre héroïne savait que sa mère laisserait la fenêtre toujours ouverte, afin que les enfants puissent revenir à la maison. Ils restèrent donc absents pendant des années et s’amusèrent énormément.

– Sont-ils jamais revenus chez eux ?

– A présent, dit Wendy préparant son apothéose, jetons un coup d’œil dans le futur…

Et tout les esprits pivotèrent du côté d’où le futur s’aperçoit le mieux.

– … Les années ont passées. Mais quelle est cette élégante dame d’un âge incertain, qui descend en gare de Londres ?

– Oh ! Wendy ! Qui est-ce ? cria Zigue toujours excité.

– Voyons, ce ne peut être… mais si ! … mais non… Si ! c’est elle ! La belle Wendy !

– Oh !

– Et qui sont ces deux personnages au noble embonpoint qui l’accompagnent ? Est-ce bien John et Michael devenus adultes ? C’est bien eux !

– Oh !

– « Regardez, mes chers frères, dit Wendy en pointant son doigt vers le haut, regardez : la fenêtre est toujours ouverte. Ah ! nous voilà bien récompensés de notre confiance inébranlable en l’amour d’une mère. » Et ils volèrent rejoindre leur maman et leur papa. Et la plume est impuissante à décrire l’heureux tableau sur lequel nous tirons le rideau.

C’était vraiment une belle histoire, qui plaisait autant à ses auditeurs qu’à son admirable narratrice, et criante de vérité dans le moindre détail, voyez-vous. Nous désertons la maison comme les pires des sans-cœur, ce que sont en effet les enfants, par ailleurs si attachants ; nous prenons égoïstement du bon temps ; et quand enfin nous ressentons le besoin d’une attention plus tendre, nous revenons généreusement la réclamer, sûrs d’être accueillis à bras non pas raccourcis, mais grand ouverts.

Ils avaient en effet une telle confiance dans l’amour de la mère qu’ils pouvaient se permettre d’être durs encore un petit moment.

Mais il y en avait un parmi eux qui était mieux informé et, quand Wendy eut terminé, il poussa un profond gémissement.

– Qu’as-tu, Peter ?

La fillette accourut, le croyant malade, et elle lui tâta l’estomac.

– Où as-tu mal ?

– Ce n’est pas ce genre de mal, dit tristement Peter.

– Quel genre, alors ?

– C’est parce que tu te trompes complètement au sujet des mères, Wendy.

Tous se pressèrent autour de lui, inquiets de le voir si agité. Alors, avec une belle franchise, il leur conta ce qu’il leur avait caché jusque-là.

– Il y a longtemps, dit-il, je pensais moi aussi que ma mère laisserait la fenêtre ouverte pour moi. Je restais donc absent pendant des lunes et des lunes. Mais quand je reviens, il y avait des barreaux à la fenêtre car maman m’avait complètement oublié, et un autre petit garçon dormait dans mon lit.

Je ne garantis pas que son histoire fût vraie, mais Peter y croyait, et les autres en furent bouleversés.

– Es-tu certain que les mères sont comme ça ?

– Absolument.

Ainsi, c’était cela, l’amour maternel ? Ah, les menteurs !

Deux précautions valent mieux qu’une ; et nul ne sait aussi vite qu’un enfant quand il est préférable d’arrêter le jeu.

– Wendy, rentrons chez nous ! s’écrièrent John et Michael d’une seule voix.

JAMES MATTHEW BARRIE, PETER PAN

Clo n’était pas foncièrement méchante : plus exactement, elle était tantôt foncièrement méchante, tantôt foncièrement bonne. Les fées ne peuvent être que tout l’un ou tout l’autre ; elles sont si petites qu’il n’y aurait pas place en elles pour plusieurs sentiments à la fois.

JAMES MATTHEW BARRIE, PETER PAN

Peter n’était pas tout à fait comme les autres garçons. Mais enfin il eut peur. Une crainte profonde le parcourut comme un frisson court sur l’eau. Mais, sur la mer, un frisson succède à l’autre et des centaines d’autres le suivent. Peter, lui, ne sentit que le premier. L’instant d’après, il se dressait à nouveau sur la pointe du rocher, avec ce fameux sourire sur son visage et un tambour battant dans sa poitrine. Et ce tambour disait : « Mourir ! Ça, c’est une aventure ! ».

JAMES MATTHEW BARRIE, PETER PAN

– Levez vos épées, les gars ! s’écria le nouveau venu, cet homme m’appartient !

Et Crochet se trouva soudain face à face avec Peter. Les autres reculèrent et formèrent un cercle autour d’eux.

Les deux adversaires échangèrent un long regard. Crochet frissonnait légèrement, et Peter arborait un étrange sourire.

– Ainsi, Pan, dit enfin Crochet, tout ceci est ton oeuvre !

– Oui, Jacques Crochet, répondit l’autre durement, c’est mon oeuvre.

– Insolente et orgueilleuse jeunesse, apprête-toi à affronter ton destin.

– Homme ténébreux et malfaisant, répondit Peter, défends-toi !

JAMES MATTHEW BARRIE, PETER PAN

Et toi alors, il t’arrive de lire des contes ? Tu as déjà lu Peter Pan de James Matthew Barrie ? Ou bien ne connais-tu que le dessin animé ? Qu’as-tu pensé de l’adaptation livre/film ? Je veux tout savoir !

Amandine Stuart

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Camille Dumont
1 août 2020 12:43

Loin d’être une grande fan des œuvres manichéennes de Disney, ma lecture de Peter Pan a été un véritable plaisir autant par la découverte du style d’écriture que par la genèse du roman. (À ce propos cela a inspiré un film : Neverland où Johnny Depp incarne James Matthew Barrie)
Pour en revenir à l’histoire, beaucoup plus dure effectivement que dans le dessin animé, j’ai apprécié la profondeur du héros éponyme. Si le film Disney est pour les enfants, le roman les accompagne vers une vie d’adulte remplie de nostalgie d’un temps où se mêlent innocence et cruauté.
Merci pour cet article très intéressant

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