DES RÊVES DANS LA MARGE

Marie-Hélène Lafon, Les Pays

Résumé de l’éditeur

« À la porte de Gentilly, en venant de la gare, on n’avait pas vu de porte du tout, rien de rien, pas la moindre casemate, quelque chose, une sorte de monument au moins, une borne qui aurait marqué la limite, un peu comme une clôture de piquet et de barbelés entre des prés. »

Fille de paysans, Claire monte à Paris pour étudier.

Elle n’oublie rien du monde premier et apprend la ville où elle fera sa vie.

Les Pays raconte ces années de passage.

Folio

Fiche technique

Titre Les Pays

Autrice : Marie-Hélène Lafon

Édition – Collection : Gallimard – Folio (n°5808)

Nombre de page : 160

Date de parution : 28.08.2014

Âge : À partir de 13 ans

Prix : 6.90€

Mon avis

Mardi dernier, c’était ma rentrée (trop cool) ! Et qui dit rentrée, dit lectures de cours (beaucoup moins cool)… Les Pays se trouvait dans la liste des textes à lire pour l’enseignement intitulé « Poétique des textes » – ne me demande pas se qui se cache derrière cette appellation, je serai incapable de te répondre puisque mon premier cours commence demain.

En revanche, ce que je peux te dire, c’est que j’étais à la fois intriguée et dubitative à l’idée de lire ce livre. Intriguée parce que j’avais déjà découvert Marie-Hélène Lafon l’année dernière avec Histoire du fils, qui fut franchement loin d’être une lecture inoubliable à mes yeux, et dubitative parce que j’avais peur que Les Pays s’annonce être un remake en pire de ce qu’avait été ma première lecture.

Et il se trouve que j’avais relativement vu juste. Parce que certes, ce n’est pas vraiment un remake. Mais ce fut pire. Bien pire. J’ai sincèrement beaucoup de mal à voir (même avec toute ma bonne volonté) pourquoi il a fallu que je lise ce livre.

La narration est d’une froideur assez folle. Tout dans Les Pays est affreusement clinique. Aucune émotion ni sentiment qui dépasse. Juste des personnages qui vivent leur vie morne et incolore, sans qu’il semble y avoir une quelconque raison à cela. Je ne sais pas comment le dire plus clairement : c’était fade. Atrocement fade. C’était comme si l’autrice ne voulait surtout pas que l’on s’attache à ses personnages ou à leur vécu. Elle a parfaitement réussi son coup en ce qui me concerne.

Je ne sais toujours pas quel est l’intérêt de ce livre, ou son but, ou ce qu’il veut défendre, ni même quelle est sa morale (si jamais il en a une).

Bref, un flop total que je suis donc loin de te recommander !

La citation

Un tel afflux de livres, rassemblés au même endroit, éventuellement sur plusieurs étages, la privait de tout discernement ; c’était trop de tout, et tout à la fois, d’un seul coup. Les livres qu’elle n’avait pas lus, ceux qu’elle ne lirait jamais, et ceux, perfides entre tous, qu’elle aurait dû avoir déjà lus, auparavant, dans les lointaines années de sa première vie, tous les livres étaient là, en bataillons réglementaires, en régiments assermentés, offerts et refusés, gardés par des créatures minces et bien vêtues qui faisaient, à l’entrée des rayons, barrage de leurs corps policés et dont la carnation distinguée semblait emprunter à la matière même des ouvrages les plus précieux.

Marie-Hélène Lafon, Les Pays

Ma note

Le mot de la fin

Et toi, quelle est ta lecture de la rentrée ?

Amandine Stuart

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