Couverture du livre Rilla, ma Rilla, le huitième tome de la saga Anne Shirley, de Lucy Maud Montgomery

Précédemment dans la série Anne Shirley

Résumé de Rilla, ma Rilla

Pour Rilla, dernière-née d’Anne Shirley et Gilbert Blythe, pas question d’études comme ses frères et sœurs, la vie ne devrait être qu’un ­délicieux tourbillon de robes et de premiers baisers.

Malheureusement pour ses aspirations, la Grande Guerre va jeter un voile sombre sur Glen St. Mary : départ des fils et des frères, nouvelles angoissantes, amours empêchées…

Rilla devra faire face à des responsabilités aussi ­désagréables que nécessaires. Avec Rilla, ma Rilla, Lucy Maud ­Montgomery clôt de la plus belle des façons une série merveilleuse : en tissant un roman comme un sortilège pour conjurer la noirceur du monde.

Éditions Monsieur Toussaint Louverture

Fiche technique

Titre Anne Shirley – T8 : Rilla, ma Rilla

Autrice : Lucy Maud Montgomery

Édition – Collection : Monsieur Toussaint Louverture – Monsieur Toussaint Laventure

Pages : 384

Parution : 15.10.2023

Âge : À partir de 15 ans

Formats & Prix : Papier : 17.50€  Ebook : 4.99€

Remarque : J’ai lu ce livre dans le cadre de l’édition 2024 du Cold Winter Challenge.

Mon avis sur Rilla, ma Rilla

C’est mon petit rituel : chaque année, la semaine entre Noël et le nouvel An, je découvre un nouveau tome de la série Anne Shirley de Lucy Maud Montgomery. Je trouve que son ambiance et son écriture particulièrement introspectives, contemplatives et poétiques sont très adaptées à cette période. Cette année n’a donc pas échappé à la règle, si ce n’est que ma lecture fut cette fois-ci accompagnée d’une saveur encore plus particulière puisque j’ai terminé la saga avec le huitième tome : Rilla, ma Rilla.

Et comme si ce seul fait ne suffisait pas à nous serrer le cœur, il a en plus fallut que ce tome corresponde à une période de l’Histoire encore plus terrible : la première guerre mondiale.

Je préfère prévenir : le sujet est très largement traité dans ce tome (je dirais qu’il occupe environ 65% du récit) avec toutes les étapes, les batailles, les enjeux politiques, les percées du front, les défaites, l’avancée inexorable de l’ennemi, l’espoir et la détresse. Autant dire que ça fait beaucoup et que, oui, il a pu m’arriver de penser que ça ne correspondait pas à l’ADN de cette série si lumineuse. Mais je comprends aussi qu’avec une actualité pareille et une telle menace au-dessus de leur tête, les personnes de l’époque ne pouvaient pas parler d’autre chose. Leur quotidien était régi par la peur, l’attente et l’espoir. En particulier les femmes qui attendaient désespérément des nouvelles de leurs maris/frères/fils/amis qui étaient au front, pendant qu’elles se démenaient à récolter des fonds, à tricoter comme des acharnées et à tenir leurs maisons.

Il est donc finalement logique que le passage de l’adolescence à l’âge adulte ait été aussi difficile pour Rilla Blythe, la cadette des enfants d’Anne et Gilbert. Mais c’est peut-être aussi ce qui a fait que je me suis tant attachée à elle. J’ai aimé voir cette jeune fille si vaniteuse et insouciante du début du récit devenir une femme si forte, mature et responsable – tout en ne perdant pas ce qui faisait son essence. Et malgré que Rilla ait dû (bien malgré elle) grandir trop vite à cause des circonstances, elle ressemble tout de même à ce que pouvait être Anne à son âge, et c’est aussi ce qui a rendu cette lecture si nostalgique. Parce que finalement, la boucle est bouclée.

C’est donc ça Rilla, ma Rilla : une ambiance particulièrement pesante et difficile, avec des épreuves terribles qui attendent nos personnages – mais aussi des épisodes de joies et de rires intenses qui viennent illuminer ses pages. Parce que Lucy Maud Montgomery n’oublie pas de créer des épisodes de pure comédie pour égayer la vie d’Ingleside (même si c’est souvent aux dépens de ses personnages) et même si c’est dans une moindre mesure que dans les tomes précédents.

Tout ça mélangé fait donc que ce fut une lecture particulièrement émouvante. J’ai ri, j’ai pleuré, je me suis émerveillée devant la beauté des paysages et des images qui sont nées sous la plume de Lucy Maud Montgomery, mais aussi devant la capacité de résilience des habitants d’Ingleside. (Mon petit coup de cœur du roman ? Lundi, définitivement. Celles qui l’ont lu savent.)

C’est donc très attendrie et les yeux humides que j’ai refermé le dernier tome de la série Anne Shirley, qui m’aura accompagnée pendant tant d’années et qui restera à coup sûr un passage important de ma vie de lectrice. Je suis heureuse d’avoir fait ce voyage aux côtés de la plus rousse des héroïnes, et je pense qu’il n’est pas impossible que je m’y replonge un jour, lorsque le temps aura passé.

Ma note

Ma note : 16/20

La citation de Rilla, ma Rilla

Walter prit une longue inspiration. Il se leva et regarda la magnifique vallée de lune, comme pour graver dans son esprit et son cœur les charmes qu’elle possédait : les grandes plumes noires des sapins dans le ciel argenté, la majestueuse Dame blanche, la magie du ruisseau dansant, les fidèles Amoureux, les sentiers espiègles et engageants.

« Je vous verrai dans mes rêves », dit-il avant de s’en aller.

Lucy Maud Montgomery, Anne Shirley – T8 : Rilla, ma Rilla

Le mot de la fin

Enfin, quand je dis que la série est terminée… ce n’est pas tout à fait vrai. Il existe encore un tome hors-série qui me permettra de retrouver son ambiance et la plume de Lucy Maud Montgomery : Les Chroniques d’Avonlea, un recueil de 12 nouvelles mettant en scène des personnages de la ville où Anne a grandi (mais sans que celle-ci en fasse partie).

Le résumé :

Alors qu’Anne n’est qu’une jeune fille à Avonlea, plusieurs personnages sympathiques et truculents gravitent autour d’elle. Que ce soit la vieille Mlle Lloyd que l’on croit avare et excentrique, le petit Félix et sa passion pour le violon, Pa Sloane et son amour des encans ou Prissy Strong à qui on fera une cour bien particulière, tous sont des êtres fascinants qui méritent qu’on s’intéresse à eux !

Douze histoires passionnantes qui dévoilent la richesse humaine de la petite communauté d’Avonlea… sans oublier les détails cocasses, les quiproquos et les élans de tendresse qui s’y rattachent.

Couverture du livre Les Chroniques d'Avonlea, le neuvième tome de la saga Anne Shirley, de Lucy Maud Montgomery

Vu la couverture et le format, je pense me le réserver pour cet été – afin de pouvoir attaquer l’autre trilogie de l’autrice parue chez Monsieur Toussaint Louverture pour quand viendra l’automne : Emily Byrd Starr.

Alors, pour être certain⋅e de ne pas passer à côté de mes futures chroniques sur les romans de Lucy Maud Montgomery, je t’encourage chaleureusement à aller t’inscrire à la newsletter (tu seras ainsi averti⋅e par mail dès qu’un nouvel article sera publié sur le blog) ou à venir me retrouver sur Instagram où je publie tous les jours de nouveaux contenus littéraires !

Mais avant de partir, viens me dire en commentaires ce que tu as pensé de Rilla, ma Rilla et si ce tome t’a autant ému que moi !

À bientôt pour un nouvel article !

Amandine Stuart

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