DES RÊVES DANS LA MARGE

V. E. Schwab, La Vie Invisible d’Addie Larue

Résumé de l’éditeur

Une vie dont personne ne se souviendra… Une histoire que vous ne pourrez plus jamais oublier…

Une nuit de 1714, dans un moment de désespoir, une jeune femme avide de liberté scelle un pacte avec le diable. Mais si elle obtient le droit de vivre éternellement, en échange, personne ne pourra jamais plus se rappeler ni son nom ni son visage. La voilà condamnée à traverser les âges comme un fantôme, incapable de raconter son histoire, aussitôt effacée de la mémoire de tous ceux qui croisent sa route.

Ainsi commence une vie extraordinaire, faite de découvertes et d’aventures stupéfiantes, qui la mènent pendant plusieurs siècles de rencontres en rencontres, toujours éphémères, dans plusieurs pays d’Europe d’abord, puis dans le monde entier. Jusqu’au jour où elle pénètre dans une petite librairie à New York : et là, pour la première fois en trois cents ans, l’homme derrière le comptoir la reconnaît. Quelle peut donc bien être la raison de ce miracle ? Est-ce un piège ou un incroyable coup de chance ?

Embarquée dans un voyage à travers les époques et les continents, poursuivie par un démon lui-même fasciné par sa proie… jusqu’où Addie ira-t-elle pour laisser sa marque, enfin, sur le monde ? V. E. Schwab, qui portait ce récit en elle depuis ses débuts, vient enfin de coucher sur le papier son roman le plus personnel. Découvrez l’histoire, sur plus de trois siècles, d’une femme dos au mur mais pourtant indomptable, et de son affrontement avec les forces obscures qui cherchent à la réduire au silence.

Éditions Lumen

Fiche technique

Titre La Vie Invisible d’Addie Larue

Autrice : V. E. Schwab

Édition : Lumen

Nombre de pages : 696

Date de parution : 03.06.2021

Âge : À partir de 15 ans

Prix : 17.00€

Remarque : J’ai lu ce livre dans le cadre de l’édition 2022 du Pumpkin Autumn Challenge.

Mon avis

Je pense que toute la bookosphère a déjà entendu parler de ce livre au moins une fois. Et j’avoue qu’à force de le croiser il a fini par m’intriguer moi aussi. Je l’ai donc intégré à ma PAL pour le Pumpkin Autumn Challenge. Et le hasard a voulu que Sarah du compte Instagram @themarsies organise une lecture commune autour de La Vie Invisible d’Addie Larue en Novembre dernier. L’occasion pour moi de me lancer en même temps dans la lecture du best-seller de V. E. Schwab !

Et, ma foi, le résultat fut… déconcertant !

Pour tout te dire, j’ai même mis de côté (ou abandonné, je ne sais pas encore) cette lecture au bout de 60%. La grande question est de savoir pourquoi. Et figure-toi que je ne saurais pas vraiment l’expliquer.

Le rythme dans la peau

Le rythme n’y est certainement pas pour rien. Parce qu’on ne va pas se mentir, sur un livre de 700 pages, il faut que l’autrice nous garde en haleine pour que nous ne soyons pas tentés de décrocher. Sauf que l’on ne peut pas dire que l’action soit vraiment au rendez-vous dans La Vie Invisible d’Addie Larue. On est loin de ce qu’on retrouve dans Nevernight par exemple, pour comparer en termes de longueur puisque les genres et les styles n’ont rien de comparables. Ici, nous sommes devant une ambiance très contemplative, qui prend vraiment son temps. Et bien souvent ça ne me pose pas de problème (regarde un peu Le Chœur Singulier de Milly Davis). Mais là, j’ai trouvé qu’il manquait quelque chose.

Peut-être que cela tient aussi dans l’alternance des temporalités avec les chapitres qui alternaient entre passé et présent – les premiers m’intéressant beaucoup moins que les seconds. En effet, la “partie humaine” de la vie d’Addie et ses premières années au contact de sa malédiction ne m’ont pas transcendée, hormis peut-être les passages où il est question du diable qui l’a dupée (toujours ma passion pour les mecs mystérieux, sombres et torturés – no comment) mais clairement pas assez pour véritablement attiser ma curiosité. Ces chapitres avaient toujours tendance à me couper dans mon élan et plus j’avançais dans ma lecture, plus j’étais tentée de les parcourir en diagonale.

Take your time

Je n’avais pas le même problème pour les chapitres se déroulant dans le présent, certainement parce que Henry y était pour beaucoup. Mais encore une fois, il n’y avait pas ce “truc” qui faisait que je n’avais pas vraiment envie de reprendre mon livre pour poursuivre l’histoire. Je le faisais surtout parce que je voulais rester à jour dans la lecture commune (spoiler alert : ce fut un flop total) et aussi parce qu’il fallait que je respecte mon calendrier de lectures.

Oui, c’est totalement maniaque de ma part, mais il y avait trop de sorties en Novembre sur lesquelles je voulais me jeter le plus vite possible – notamment Comment le Prince Cardan en est venu à détester les histoires et le T5 des Contes de Verania. Donc je pense que l’autre problème principal vient de là : Je n’ai pas consacré à La Vie Invisible d’Addie Larue le temps que j’aurai aimé lui consacrer. Je pense qu’il aurait été plus judicieux de le lire à mon rythme, peu importe que ça prenne 10 ou 15 jours.

Et même si j’ai essayé de m’y accrocher, je me suis rappelé que la vie était trop courte pour s’obstiner à passer du temps avec un livre qui ne nous plaisait que très moyennement. Je l’ai donc mis de côté. Mais comme, lorsque j’y repense, je suis toujours intriguée par ces personnages et quel pourrait être le fin mot de cette histoire… Il n’est pas dit que je ne le reprendrai pas un jour !

En bref

En bref, La Vie Invisible d’Addie Larue de V. E. Schwab fut une lecture décevante que j’ai fini par abandonner, notamment à cause de son rythme lent et de son ambiance très contemplative. L’alternance des chapitres entre passé et présent n’a rien arrangé, de même que mon propre manque de temps pour savourer cette lecture comme j’aurai aimé le faire.

Ma note

La citation

Il existe toutes sortes de silences.

Il y a le silence épais des lieux fermés depuis longtemps et le silence étouffé des oreilles bouchées. Le silence en creux des morts et le silence pesant des mourants.

Il y a le silence vide de celui qui a cessé de prier, le silence éthéré d’une synagogue déserte et le silence retenu de quelqu’un qui se cache de lui-même.

Il y a le silence gêné qui rempli l’espace entre deux personnes n’ayant tout bonnement rien à se raconter. Et le silence tendu enduré par ceux qui, au contraire, ignorent par où commencer.

Henry ne sait pas à quelle catégorie appartient ce silence précis, mais il est sûr d’une chose : ce dernier est en train de le tuer.

V. E. Schwab, La Vie Invisible d’Addie Larue

Le mot de la fin

C’est déjà la fin de cette petite chronique qui, je l’espère, t’aura permis de comprendre mon ressenti particulier vis-à-vis de cette lecture. On se retrouve demain pour le traditionnel Throwback Thursday Livresque de la semaine !

À bientôt pour un nouvel article !

Amandine Stuart

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