Yannis Ritsos, Symphonie du printemps

C’est au cours d’un VLEEL de Serial Lecteur Nyctalope que Bruno Doucey nous a partagé son amour pour la vie et l’œuvre de Yannis Ritsos, immense poète grecque. J’ai donc eu la curiosité de me pencher sur ce recueil. Et je dois dire que maintenant je comprends son enthousiasme ! Symphonie du printemps est une ode à la vie, à la liberté, à l’amour et à l’espoir… Tout ce dont nous avons besoin en ce moment ! Les mots de l’auteur sont forts et impactant, avec en même temps beaucoup de douceur et de révérence. Le style poétique est magnifique et permet l’évasion et la rêverie. Simplement, je commence à me rendre compte que j’apprécie le plus les poèmes lorsqu’ils ont une forme courte, ce qui n’est pas vraiment le cas ici, beaucoup faisant Lire la suite

Rupi Kaur, Lait et miel

Ça faisait longtemps que je souhaitais lire ce recueil de poèmes, mais j’ai d’abord voulu laisser passer la déferlante d’enthousiasme condensée autour de cette œuvre. Ayant estimée que c’était plus ou moins le cas, je me suis lancée en début de mois… Et j’ai beaucoup aimé ! La plume de Rupi Kaur est fine, incisive et sans concession. Elle y parle de féminisme sous toutes ses formes (d’amour, d’éducation, de patriarcat, …). J’ai d’ailleurs trouvé que diviser ce livre en quatre parties telles que « souffrir », « aimer », « rompre » et « guérir » était très judicieux et nous permettait vraiment de nous immerger un peu plus dans les mots de l’autrice. Les dessins de la main de Rupi Kaur qui accompagnent de nombreux poèmes ont aussi été une excellente surprise. Ils permettent de rendre Lire la suite

Clément Marot, L’Adolescence clémentine

Mon prof de Littérature de la Renaissance et de l’âge baroque nous a demandé de lire ce recueil de poèmes, chansons, épitres, opuscules, complaintes, épitaphes et rondeaux. Je pense que tu te doutes, au vu des formes que je viens de citer, que ce fut loin d’être une partie de plaisir. En fait, je me demande même s’il n’a pas fait ça par pur sadisme… L’écriture n’a pas été « traduite » en français moderne, de sorte que j’ai eu devant les yeux quelque chose d’illisible dont je ne suis pas sûr d’avoir compris le tiers. Bref, si mon pire ennemi se retrouvait sur une île déserte et que je pouvais lui envoyer un livre, c’est celui-ci que je choisirais. Tu l’as compris : je ne recommande absolument pas cette lecture, à Lire la suite

Katerina Apostolopoulou, J’ai vu Sisyphe heureux

En janvier, Serial Lecteur Nyctalope avait invité les Éditions Bruno Doucet à participer à l’une de ses rencontres VLEEL. C’est à cette occasion que j’ai découvert leur amour pour la poésie. Amour qu’il m’ont d’ailleurs transmis rien qu’avec leurs mots. Alors, quand je leur ai demandé quel titre de leur catalogue ils conseilleraient à une personne voulant avoir une première expérience poétique, ils m’ont répondu : J’ai vu Sisyphe heureux de Katerina Apostolopoulou. J’ai donc attendu la dernière semaine de mars pour m’y plonger (ne me demande pas pourquoi, je n’en sais rien). Sachant que j’avais déjà lu La Tête hors de l’eau de Lili Reinhart en décembre dernier, et Je suis l’ennemie de Karianne Trudeau Beaunoyer tout récemment. Ne me restait plus qu’à savoir si J’ai vu Sisyphe heureux Lire la suite

Karianne Trudeau Beaunoyer, Je suis l’ennemie

Pour fêter le Printemps des Poètes, Serial Lecteur Nyctalope a organisé une rencontre où étaient invités trois poètes. Parmis eux se trouvaient Karianne Trudeau Beaunoyer qui venait nous présenter son recueil Je suis l’ennemie. Et comme je suis une fille très organisée, je me suis inscrite à cette rencontre la veille pour le lendemain. N’ayant pas le temps d’aller voir chez mon libraire s’il avait l’une des trois œuvres à disposition, j’ai cherché à les obtenir en version numérique. Il s’est trouvé que seul Je suis l’ennemie avait été édité en ebook… Tu l’auras compris, je me suis lancé dans ce livre totalement par hasard, à 19h30 un mardi soir pour être capable d’en parler 24 heures plus tard. Il n’empêche que j’étais tout de même décidée à prendre le Lire la suite

Lili Reinhart, La Tête hors de l’eau

C’est la première fois que je présente sur le blog un recueil de poèmes. Et pour cause : je n’en lis presque jamais. Peut-être tout simplement parce que je n’y ai pas été habituée. Les seuls livres de ce genre qui se trouvent dans ma bibliothèque sont Les Fleurs du mal et Le Spleen de Paris de Baudelaire. En clair, la seule poésie à laquelle j’ai été confrontée a toujours été via le lycée ou la fac. C’est peut-être dû à cette configuration de « lecture obligatoire », mais je n’ai jamais rien éprouvé de particulier à la lecture de poèmes. Aucun ne m’a jamais touchée. Et puis, je ne sais pas si tu as remarqué, mais j’ai l’impression que la poésie s’est un peu démocratisé ces derniers temps, notamment avec la Lire la suite