DES RÊVES DANS LA MARGE

La sélection du Prix du Roman des Étudiants – Édition 2021

Si tu me suivais déjà l’année dernière, tu n’as pas pu passer à côté de l’info. À l’Automne 2020, j’ai participé pour la première fois à l’expérience du Prix du Roman des Étudiants. Le principe ? Des étudiants (en études supérieures, c’est-à-dire après le bac) sont choisis pour lire 5 romans imposés et élire leur préféré qui remportera alors le Prix du Roman des Étudiants. Pour faire simple : J’ai été jurée d’un prix littéraire.

Pour rappel, voilà les 5 romans en compétition l’année dernière :

Clique sur les liens pour accéder à mes chroniques.

Et comme j’avais beaucoup apprécié l’expérience, j’ai décidé de retenter ma chance cette année en candidatant pour être à nouveau jurée… et j’ai été sélectionnée !! Je suis tellement contente !

J’ai donc jusqu’à début décembre pour lire les cinq livres qui m’ont été envoyés.

Mais avant de m’y mettre, j’ai pensé qu’un petit article de présentation de la sélection de cette année s’imposait. Voici donc les 5 romans de l’édition 2021 du Prix du Roman des Étudiants, avec mon petit avis sur chacun des résumés.

Nathacha Appanah, Rien ne t’appartient

Édition – Collection : Gallimard – Collection Blanche

Date de parution : 19.08.2021

Nombre de pages : 160

Résumé :

« Elle ne se contente plus d’habiter mes rêves, cette fille. Elle pousse en moi, contre mes flancs, elle veut sortir et je sens que, bientôt, je n’aurai plus la force de la retenir tant elle me hante, tant elle est puissante. C’est elle qui envoie le garçon, c’est elle qui me fait oublier les mots, les événements, c’est elle qui me fait danser nue. »

Il n’y a pas que le chagrin et la solitude qui viennent tourmenter Tara depuis la mort de son mari. En elle, quelque chose se lève et gronde comme une vague. C’est la résurgence d’une histoire qu’elle croyait étouffée, c’est la réapparition de celle qu’elle avait été, avant. Une fille avec un autre prénom, qui aimait rire et danser, qui croyait en l’éternelle enfance jusqu’à ce qu’elle soit rattrapée par les démons de son pays.

À travers le destin de Tara, Nathacha Appanah nous offre une immersion sensuelle et implacable dans un monde où il faut aller au bout de soi-même pour préserver son intégrité.

C’est typiquement le genre de livre sur lequel je ne me serai jamais arrêtée toute seule. Alors qu’en fait, il a l’air super ! Pleine de mystères et de non-dits, je suis sûre que cette histoire va m’embarquer dans un passé noir… J’ai hâte d’y être !

Mathieu Palain, Ne t’arrête pas de courir

Édition – Collection : L’Iconoclaste – Récits

Date de parution : 19.08.2021

Nombre de pages : 261

Résumé :

L’énigme d’un homme, champion le jour, voyou la nuit. Un face-à-face exceptionnel entre l’auteur et son sujet.

De chaque côté du parloir de la prison, deux hommes se font face pendant deux ans, tous les mercredis. L’un, Mathieu Palain, est devenu journaliste et écrivain, alors qu’il rêvait d’une carrière de footballeur. L’autre, Toumany Coulibaly, cinquième d’une famille malienne de dix-huit enfants, est à la fois un athlète hors norme et un cambrioleur en série. Quelques heures après avoir décroché un titre de champion de France du 400 mètres, il a passé une cagoule pour s’attaquer à une boutique de téléphonie.

Au fil des mois, les deux jeunes trentenaires deviennent amis. Ils ont grandi dans la même banlieue sud de Paris. Ils auraient pu devenir camarades de classe ou complices de jeux. Mathieu tente d’éclaircir « l’énigme Coulibaly », sa double vie et son talent fracassé, en rencontrant des proches. Il rêve qu’il s’en sorte, qu’au bout de sa course, il se retrouve un destin.

Tout sonne vrai, juste et authentique dans ce livre. Mathieu Palain a posé ses tripes sur la table pour nous raconter ce face-à-face bouleversant. Quand la vraie vie devient de la grande littérature.

La révélation d’un auteur qui dépeint avec talent une France urbaine, ultra-réaliste et contemporaine.

En ce qui concerne celui-ci, je suis un peu plus sur la réserve… Je crois que j’ai peur que ce soit un peu plat et pas très haletant. J’espère me tromper !

Marina Pourchet, Feu

Édition – Collection : Fayard – Littérature française

Date de parution : 18.08.2021

Nombre de pages : 360

Résumé :

Elle, mariée, mère, prof. Trop sérieuse ? Lui, célibataire, joggueur, banquier. Mais qui parle à son chien. Entre eux, une passion sublime, mais qui ne pouvait que mal finir.

Laure, prof d’université, est mariée, mère de deux filles et propriétaire d’un pavillon. À 40 ans, il lui semble être la somme, non pas de ses désirs, mais de l’effort et du compromis.

Clément, célibataire, 50 ans, s’ennuie dans la finance, au sommet d’une tour vitrée, lassé de la vue qu’elle offre autant que de YouPorn.

Laure envie, quand elle devrait s’en inquiéter, l’incandescence et la rage militante qui habitent sa fille aînée, Véra.

Clément n’envie personne, sinon son chien.

De la vie, elle attend la surprise. Il attend qu’elle finisse.

Ils vont être l’un pour l’autre un choc nécessaire.

Saisis par la passion et ses menaces, ils tentent de se débarrasser l’un de l’autre en assouvissant le désir… Convaincus qu’il se dompte.

Dans une langue nerveuse et acérée, Maria Pourchet nous offre un roman vif, puissant et drôle sur l’amour, cette affaire effroyablement plus sérieuse et plus dangereuse qu’on ne le croit.

Pour le coup, j’avais déjà beaucoup entendu parler de ce roman en septembre, au moment de la rentrée littéraire, et j’avais très envie de me le procurer. Alors quand j’ai vu qu’il faisait partie de cette sélection, j’ai légèrement sauté au plafond. C’est clairement sur Feu que reposent mes plus grands espoirs – ce qui est souvent une mauvaise chose, parce qu’en fait on en attend trop et on fini par être déçus… Mais peut-être qu’il sera l’exception qui confirme la règle ?!

Tanguy Viel, La Fille qu’on appelle

Édition : Les Éditions de Minuit

Date de parution : 02.09.2021

Nombre de pages : 176

Résumé :

Quand il n’est pas sur un ring à boxer, Max Le Corre est chauffeur pour le maire de la ville. Il est surtout le père de Laura qui, du haut de ses vingt ans, a décidé de revenir vivre avec lui. Alors Max se dit que ce serait une bonne idée si le maire pouvait l’aider à trouver un logement.

Je crois qu’on ne peut pas faire plus court en terme de résumé… Ce qui n’avance pas vraiment mes affaires. Ça va donc être une lecture à l’aveugle, qui devrait par définition me réserver des surprises !

Antoine Wauters, Mahmoud ou la montée des eaux

Édition – Collection : Verdier – Collection Jaune

Date de parution : 26.08.2021

Nombre de pages : 144

Résumé :

Syrie. Un vieil homme rame à bord d’une barque, seul au milieu d’une immense étendue d’eau. En dessous de lui, sa maison d’enfance, engloutie par le lac el-Assad, né de la construction du barrage de Tabqa, en 1973.

Fermant les yeux sur la guerre qui gronde, muni d’un masque et d’un tuba, il plonge – et c’est sa vie entière qu’il revoit, ses enfants au temps où ils n’étaient pas encore partis se battre, Sarah, sa femme folle amoureuse de poésie, la prison, son premier amour, sa soif de liberté.

Et un petit récit de vie pour clore cette sélection. Et je pense que ce sera un beau roman, qui devrait être touchant et engagé (peut-être qu’il abordera des sujets comme l’écologie et la situation politique de la Syrie). Enfin voilà : là aussi, il me tarde !

Le mot de la fin

Et voilà pour ma présentation de la sélection du Prix du Roman des Étudiants édition 2021 !

Est-ce qu’il y a un de ces livres qui te tente plus que les autres ? Est-ce que tu en as déjà lu certains ? Dis-moi tout dans les commentaires !

Oh, et surtout n’hésite pas si tu as des questions sur le Prix du Roman des Étudiants et son fonctionnement, j’y répondrai avec plaisir !

Est-ce que tu aimerais voir d’autres articles sur le sujet ? Lesquels en particulier ?

Sur ce je te souhaite une belle soirée et te dis à bientôt pour un nouvel article !

Amandine Stuart

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