Couverture du livre audio Cézembre de Hélène Gestern

Résumé de Cézembre de Hélène Gestern

Après son divorce et la mort de son père, l’historien Yann de Kérambrun n’a plus qu’un désir : revenir à Saint-Malo et contempler la mer depuis la maison dont il a hérité, face à l’île de Cézembre.

Lorsqu’il découvre les archives familiales de son arrière-grand-père, il s’y plonge, captivé. Octave de Kérambrun, qui rêvait de dompter les flots en concevant de nouveaux bateaux à moteur, a fondé en 1903 la compagnie maritime Kérambrun & Fils. Au fil des carnets du capitaine d’industrie réputé s’esquisse pourtant le portrait d’un père et d’un époux inquiet, dont les blessures font écho à celles de son arrière-petit-fils. Quelles douleurs taisent donc les écrits d’Octave ? Yann va tenter de comprendre les failles qui lézardent la légende des Kérambrun.

Toutes le ramènent au destin tourmenté de Cézembre, une île minuscule mais stratégique. Et c’est en sondant le passé, face à la plage, que l’héritier d’Octave acceptera peut-être de renouer avec la vie.

Éditions Audiolib

Fiche technique

Titre : Cézembre

Autrice : Hélène Gestern

Éditeur d’origine : Grasset

Pages / Temps d’écoute : 560 / 15h54

Parution : 27.03.2024

Âge : À partir de 14 ans

Formats & Prix : Grand Format : 24.00€  Poche : 10.50€  Ebook : 10.99€  Audio : 25.95€ (ou un crédit)

Écouter un extrait :

Mon avis sur Cézembre de Hélène Gestern

La dernière écoute de la sélection du Prix Audiolib 2025 m’a entraînée sur les côtes bretonnes pour une saga familiale et historique. Et même si j’avoue que la longueur de ce titre (16h) et ses thématiques (je trouve que les secrets de familles sont un sujet un peu éclusé) ne m’inspiraient pas beaucoup… J’ai en réalité adoré cette écoute, au point qu’elle fait désormais partie de mon TOP 3 de la sélection !

Impossible de ne pas se retrouver embarqué par cette écoute hyper-immersive, où j’ai eu l’impression d’avoir les embruns bretons dans les oreilles et de voyager avec Yann dans les archives de sa famille, à travers les générations et le XXe siècle. Vraiment, j’y étais. Je sentais le sel et l’iode de la mer, mais aussi la poussière et le boisé des vieux papiers que l’on extirpe de boîtes oubliées.

Tout cela grâce à l’écriture de Hélène Gestern qui fait preuve d’une grande finesse, mais aussi d’une grande poésie. J’ai notamment trouvé les passages de descriptions magnifiques, tout comme ceux des réflexions internes des personnages. Sa plume est sensible – et cela s’est parfaitement ressenti dans la version audio, qui m’a permis de savourer mes retrouvailles avec la voix de Renaud Bertin Cordoliani (qui faisait partie du duo qui avait remporté le Prix l’année dernière) qui a un vrai talent de conteur et qui m’envoûte, et j’ai découvert avec plaisir celle de Blanche Leleu – moins présente mais tout aussi incarnée. Les deux se complètent parfaitement, si bien que je n’ai pas vu les heures défiler et me suis laissée porter par le courant du plaisir d’écoute !

J’ai ainsi vu la fresque des Kérambrun se peindre sous mes yeux – entre révolution industrielle, petite bourgeoisie, associations à doubles-tranchants, amours à sens uniques, rêves de grandeurs, poids des héritages et secrets. Beaucoup de secrets. Et au milieu de tout ça, il y a la mer, toujours la mer, fil rouge du récit et même plus : personnage à part entière, constamment en arrière-plan avec, au milieu, Cézembre. L’île énigmatique et mystérieuse, véritable théâtre de l’histoire du XXe siècle… et de la dynastie Kérambrun.

Avec Cézembre, Hélène Gestern nous livre donc un roman aux nombreuses facettes qui mêle enquête, Histoire, conscience écologique, mémoires, romance, crise de la cinquantaine, nature writing, voyage et généalogie sur trois générations. Et même si j’ai quelque peu regretté la discrétion de la deuxième génération, qui semble pourtant avoir été si charnière à cette histoire familiale, je comprends aussi que le roman n’était pas étirable à l’infini – et qu’il fallait aussi garder une quantité limitée de personnages (qui sont pourtant déjà bien nombreux, au point que j’ai parfois eu du mal à resituer tout le monde).

Bref, j’ai adoré cette lecture ! Non seulement parce que cette saga familiale et historique bretonne est entraînante, très bien écrite et dans un environnement de rêve – mais aussi parce que l’interprétation audio est formidable. Un voyage à s’offrir, rien que pour le plaisir de voir Cézembre et la famille Kérambrun révéler tous leurs secrets !

Ma note

Ma note : 16/20

La citation de Cézembre de Hélène Gestern

La mesure colossale de ce qui restait à lire, trier et ranger, aurait dû m’effrayer. Mais curieusement, cette perspective, pour moi qui n’en avais plus, me remplissait d’espoir. Après des années de lutte intérieure et de déni, je ressentais le besoin de plus en plus pressant de me réinscrire dans cette histoire-là, celle de ma famille, celle de mon père. Je ne me rappelais que trop la certitude affreuse qui m’avait traversé pendant l’enterrement de Charles, celle d’être l’orphelin, le survivant et le dernier, et de n’avoir su accepter ce qui aurait dû nous lier.

Hélène Gestern, Cézembre

Le mot de la fin

C’est la fin de cette dixième et dernière chronique consacrée à l’un des romans de la sélection du Prix Audiolib 2025 ! Tu peux d’ailleurs retrouver tous mes autres avis juste ici :

Ce fut encore une fois un voyage audio-livresque fort de belles surprises, si bien que je risque de rencontrer quelques difficultés à établir mon classement final (que je partagerais certainement en story sur Instagram dans quelques jours).

Le Prix Audiolib 2025 m’aura notamment permit de découvrir l’autrice de talent qu’est Hélène Gestern. Et il faut croire que le destin est d’accord avec moi puisque j’écoutais les dernières heures de Cézembre lorsque je suis tombée sur un autre roman de l’autrice dans un vide-maison : 555. J’ai bien évidemment pris cette rencontre pour un signe, et suis repartie avec. Il me tarde donc de le découvrir (probablement cet été, dans sa version audio), d’autant que j’ai vu de beaux éloges passer à son sujet !

Couverture du livre 555 de Hélène Gestern

Le résumé :

C’est en défaisant la doublure d’un étui à violoncelle que Grégoire Coblence, l’associé d’un luthier, découvre une partition ancienne.

A-t-elle été écrite par Scarlatti, comme il semble le penser ? Mais, à peine déchiffrée, la partition disparaît, suscitant de folles convoitises. Cinq personnes, dont l’existence est intimement liée à l’œuvre du musicien, se lancent à la recherche du précieux document sans se douter que cette quête éperdue va bouleverser durablement leur vie.

Domenico Scarlatti, compositeur génial aux 555 sonates, est le fil conducteur de ce roman musical. Sa musique envoûtante en est la bande sonore.

Alors, si tu veux être certain⋅e de ne pas passer à côté de ma future chronique à son sujet, je t’encourage chaleureusement à aller t’inscrire à la newsletter (tu seras ainsi averti⋅e par mail à chaque nouveauté qui sera publiée sur le blog) ou à venir me retrouver sur Instagram où je publie tous les jours de nouveaux contenus littéraires !

Mais avant de partir, viens me dire en commentaires si tu as lu (ou écouté) Cézembre de Hélène Gestern et ce que tu as pensé de mon avis !

À bientôt pour un nouvel article !

Amandine Stuart

4.7/5 - (36 votes)

0 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.