
Résumé de Patronyme de Vanessa Springora
« Un nom sans passé ni mémoire, un nom fantôme, en quelque sorte, c’était inhabituel. Mais peut-être avait-il tout de même une histoire ? »
Quelques jours après la sortie de son premier livre, Vanessa Springora apprend la disparition brutale de son père. En vidant son appartement, elle y découvre deux photos de son grand-père paternel qui la plongent dans la sidération. C’est le début d’une traque obsessionnelle pour comprendre qui était réellement cet homme pris dans la tragédie des deux totalitarismes du XXe siècle.
Questionnant le roman de ses origines et la mythologie des figures masculines de son enfance, l’autrice nous entraîne dans une enquête kaléidoscopique où se réfléchissent tour à tour légendes familiales, récit intime et sources documentaires, fiction et témoignages, petite et grande Histoire.
À travers l’aventure de son patronyme se révèlent l’héritage d’un passé enfoui et les effets dévastateurs du non-dit.
Fiche technique
Titre : Patronyme
Autrice : Vanessa Springora
Éditeur d’origine : Grasset
Pages / Temps d’écoute : 368 / 9h10
Parution : 02.01.2025
Âge : À partir de 15 ans
Formats & Prix : Papier : 22.00€ • Ebook : 15.99€ • Audio : 22.95€ (ou un crédit)
Mon format de lecture : J’ai découvert ce livre dans sa version audio, lue par Constance Dollé, dans le cadre du Prix Audiolib 2025.
Écouter un extrait :
Mon avis sur Patronyme de Vanessa Springora
En découvrant les titres de la sélection du Prix Audiolib 2025, j’ai été heureuse de découvrir le nom de Vanessa Springora. Car si je n’ai jamais osé me lancer dans la lecture du Consentement de peur d’être trop remuée, j’avais en revanche trouvé son adaptation au cinéma tout à fait magistrale. J’étais donc contente de pouvoir enfin découvrir la plume de l’autrice à travers ce texte.
Résultat ? Je n’ai pas été déçue.
J’ai aimé suivre l’autrice dans cette (en)quête personnelle sur les traces de son passé, qui va aussi bien la mener dans des méandres administratifs que dans des villages reculés d’Europe de l’Est – sans oublier les passages les plus de sombres de l’Histoire.
Je trouve ça fou que deux photos retrouvées dans les affaires de son grand-père (décédé depuis longtemps) aient pu entraîner un tel bouleversement – mais c’est aussi ce que j’ai trouvé passionnant avec Patronyme : que deux clichés vieux de 100 ans puissent expliquer l’existence d’un nom de famille et le poids sur les épaules de ceux qui l’ont porté.
Un récit qui est donc très intéressant, aussi bien historiquement que sociologiquement parlant, porté par une plume travaillée – mais qui n’est pas exempt de quelques défauts. Je pense notamment que le texte aurait gagné à être un peu raccourci et que toutes les explications sur la géopolitique tchécoslovaque auraient pu être simplifiées (parce que bien qu’elles soient intéressantes, elles m’ont pas mal perdue en réalité). Sans oublier les passages inventés et romancés de la vie de son grand-père qui m’ont désarçonnée et pas mal fait décrocher.
Mais je répète que c’était une bonne lecture – ou plutôt une bonne écoute, portée par la voix de Constance Dollé, que j’ai trouvée très agréable et qui m’a donné l’impression que l’autrice me contait son histoire au creux de l’oreille, ce qui a aussi donné une dimension plus intimiste au récit.
Ma note

La citation de Patronyme de Vanessa Springora
Et puis, en bas de la pile, ces deux photos qui me transpercent immédiatement le cœur et me brûlent les doigts. L’une le montre en tenue d’escrime avec, sur l’épaule droite, deux symboles : l’aigle impérial nazi portant en son centre une croix gammée très distincte et, en dessous, la lettre « S » entourée ; sur l’autre, treize hommes, dont mon grand-père, devant un baraquement en bois, le second rang debout, le premier agenouillé, à l’instar d’une équipe sportive. Ils portent des pantalons sombres et mous comme un bas de jogging, et un débardeur blanc avec, au niveau de la poitrine, une couronne de laurier autour de l’aigle impérial nazi, tenant entre ses serres la même sinistre svastika.
Vanessa Springora, Patronyme
Le mot de la fin
C’est la fin de cette septième chronique consacrée à l’un des romans de la sélection du Prix Audiolib 2025 ! Tu peux d’ailleurs retrouver tous mes autres avis juste ici :






Je suis d’ailleurs en train d’écouter On m’appelle Demon Copperhead de Barbara Kingsolver, lu par Benjamin Jungers, toujours pour le Prix Audiolib 2025. Et même si je trouve que ça traîne un peu en longueur, j’apprécie tout de même cette histoire de vie désenchantée. Je suis entrée en empathie avec Demon et je suis curieuse de voir où la suite du récit va le mener. Il y a certaines parties de son histoire qui me happent plus que d’autres (j’aime beaucoup celle où je suis en ce moment) mais je pense que c’est normal de ne pas toujours avoir le même rythme, à l’image de la vraie vie.
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Mais avant de partir, viens me dire en commentaires si tu as lu (ou écouté) Patronyme de Vanessa Springora et ce que tu as pensé !
À bientôt pour un nouvel article !
Amandine Stuart
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