
Résumé de Tata de Valérie Perrin
« Colette est remorte. Ce mot n’existe nulle part. Remourir, ça n’existe pas. »
Colette était une femme sans histoire. C’est du moins ce que l’on croyait jusqu’au jour où sa nièce apprend son décès par un appel de la police. Car Colette, sa tante unique, a déjà été enterrée il y a trois ans…
Avec ce roman virtuose où s’entrelacent destins et intrigues palpitantes, Valérie Perrin, extraordinaire conteuse de nos vies, signe son grand retour.
Fiche technique
Titre : Tata
Autrice : Valérie Perrin
Éditeur d’origine : Albin Michel – Romans Français
Pages / Temps d’écoute : 640 / 18h25
Parution : 18.10.2024
Âge : À partir de 15 ans
Formats & Prix : Papier : 23.90€ • Ebook : 15.99€ • Audio : 29.90€ (ou un crédit)
Mon format de lecture : J’ai découvert ce livre dans sa version audio, lue par Jeanne Cherhal, Anne Le Coutour & Patrick Mancini, dans le cadre du Prix Audiolib 2025.
Écouter un extrait :
Mon avis sur Tata de Valérie Perrin
Valérie Perrin fait partie de mon palmarès des autrices incontournables depuis que je l’ai découverte avec Changer l’eau des fleurs (ma meilleure lecture de 2022), puis Les Oubliés du Dimanche et Trois – que j’ai par ailleurs tous écoutés dans leurs très qualitatives versions audio. Il était donc évident qu’avec la sortie de son quatrième roman en septembre je n’allais pas attendre bien longtemps avant de m’y plonger… ce qui tombait plutôt bien puisque Tata est le titre qui a été choisi pour la lecture commune Patreon d’Alex Bouquine en Prada du mois de novembre, mais aussi et surtout car il fait désormais partie de la sélection du Prix Audiolib 2025. Autant d’excellentes raisons de venir t’en parler aujourd’hui !
Pour faire simple : Tata est un bon roman, mais certainement pas mon préféré de l’autrice – et je pense même pouvoir dire qu’après plusieurs semaines, il a un petit côté oubliable.
Tata de Valérie Perrin : des secrets en héritage (audio)
Car certes, l’autrice est vraiment parvenue à me tenir en haleine avec cette histoire de deuxième mort, d’enquête, d’histoire de vies mêlées, de rencontres, de dissimulations et de drames. Et oui, l’idée des cassettes laissées par la tante qui raconte une vie que sa nièce n’aurait jamais pu imaginer était très astucieuse en plus d’être romanesque à souhait – on a envie d’en écouter toujours plus (un peu comme avec Clay dans Thirteen reasons why, mais ça c’est une autre histoire).
Les mystères étaient au rendez-vous, la construction du récit tient parfaitement la route, l’écriture est entraînante… Bref, je me suis bien laissée prendre au jeu, je me suis passionnée pour l’histoire de Colette et je me suis fait fumer le cerveau à essayer de comprendre le pourquoi du comment. Là-dessus, Tata est une réussite, ça ne fait aucun doute.
Mieux vaut trop que pas assez, vraiment ?
Et pourtant, ce roman est aussi (à mon sens) plein d’imperfections. Le principal étant que c’est trop. Tout est “trop” dans cette histoire. Il y a trop de personnages (dont certains auxquels j’ai vraiment eu du mal à comprendre à quoi ils servaient), mais surtout trop de thématiques. C’est comme si Valérie Perrin avait eu envie de traiter plein de sujets différents, mais qu’elle n’avait pas su choisir, alors elle a tout mélangé. Et si sur le papier le résultat final se tient, ce que je retiens en conclusion c’est quand même que Tata part un peu trop dans tous les sens – au point d’en donner le tournis.
Indépendamment les unes des autres, chaque thématique est bien traitée, toujours avec une grande sensibilité – mais je pense que certaines d’entre elles auraient mérité une histoire à part entière. Parce qu’on ne m’enlèvera pas de la tête qu’on ne peut pas parler exhaustivement de la Shoah, de pédocriminalité, des dérives du cirque, de maltraitance faite aux femmes, de rejet d’enfants, de deuil, de musique, d’adultères, d’écriture, de cinéma, de foot, d’artisanat (et j’en oublie certainement) dans un roman de 650 pages (ou alors il fallait en faire une grande saga familiale de plusieurs tomes).
Une version audio en valeur ajoutée
Mais soyons clairs : cette réserve ne retire en rien le fait que Tata est un bon roman, soigné, qui nous tient en haleine et aux nombreuses qualités. En particulier si on y ajoute la grande réussite de sa version audio.
Les interprétations des trois lecteurices sont très justes : je me suis laissée porter par la voix douce de Jeanne Cherhal qui m’a tout de suite inspiré confiance, par celle plus frêle mais intemporelle d’Anne Le Coutour (mon petit coup de cœur du trio) et par celle plus profonde de Patrick Mancini. Les deux voix féminines en particulier correspondent parfaitement à l’image que je me suis faite d’Agnès et de Collette.
Mais ce que j’ai préféré, ce sont tous les effets sonores qui ont été ajoutés à chaque écoute d’une nouvelle cassette : on entend le magnéto se refermer, le bouton s’enclencher et le lecteur tourner, puis la voix d’Anne Le Coutour agrémentée d’un très léger grésillement (comme si on entendait un véritable enregistrement). Tout ça nous plonge encore plus dans l’ambiance, aux côtés du récit si riche de Colette. Une vraie valeur ajoutée !
En bref
En bref, Tata de Valérie Perrin fut une lecture en demi-teinte. Car si je me suis vraiment prise au jeu de cette histoire, me suis laissée portée par ses mystères et les secrets de ses vies mêlées – je pense aussi que l’autrice a voulu trop en faire, que ce soit en termes de la quantité de personnages ou de la multiplicité des sujets traités. Mais heureusement, l’interprétation des trois lecteurices de la version audio (ainsi que ses effets sonores) apporte aussi une vraie valeur ajoutée et beaucoup de justesse au récit.
Ma note

La citation de Tata de Valérie Perrin
Je ne t’ai pas beaucoup vue, pas bien connue, mais ce n’est pas la peine de beaucoup voir les gens pour savoir qu’on les aime et qu’ils sont importants. Ce qui compte, c’est leur présence quand ils sont là. Pas le nombre de fois où on les voit. Et quand j’arrivais chez toi avec mes parents, tu étais tout de suite là. Avec moi. On était ensemble.
Merci, ma Coco.
Valérie Perrin, Tata
Le mot de la fin
Voilà pour mon second avis (après Tombée du ciel d’Alice Develey, lu par Ariane Brousse) sur un livre de la sélection du Prix Audiolib 2025 ! En espérant qu’il ait pu t’éclairer, je te donne rendez-vous dès demain pour une petite chronique graphique – et aussi ce week-end pour une nouvelle fournée de huit mini-chroniques à croquer !
Alors, pour être certain⋅e de ne pas passer à côté des futurs articles à venir, je t’encourage chaleureusement à aller t’inscrire à la newsletter (tu seras ainsi averti⋅e par mail à chaque nouveauté qui sera publiée sur le blog) ou à venir me retrouver sur Instagram où je publie tous les jours de nouveaux contenus littéraires !
Mais avant de partir, viens me dire en commentaires ce que tu as pensé de Tata de Valérie Perrin (que ce soit en version papier ou bien audio) !
À bientôt pour un nouvel article !
Amandine Stuart
0 commentaire