Couverture du livre audio On m'appelle Demon Copperhead de Barbara Kingsolver

Résumé d’On m’appelle Demon Copperhead

« Déjà, je me suis mis au monde tout seul. Ils étaient trois ou quatre à assister à l’événement, et ils m’ont toujours accordé une chose : c’est moi qui ai dû me taper le plus dur, vu que ma mère était, disons, hors du coup. »

Né à même le sol d’un mobil-home au fin fond des Appalaches d’une jeune toxicomane et d’un père trop tôt disparu, Demon Copperhead est le digne héritier d’un célèbre personnage de Charles Dickens. De services sociaux défaillants en familles d’accueil véreuses, de tribunaux pour mineurs au cercle infernal de l’addiction, ce garçon va être confronté aux pires épreuves et au mépris de la société à l’égard des plus démunis. Pourtant, à chacune des étapes de sa tragique épopée, c’est son instinct de survie qui triomphe. Demon saura-t-il devenir le héros de sa propre existence ?

Éditions Audiolib

Fiche technique

Titre : On m’appelle Demon Copperhead

Autrice : Barbara Kingsolver

Éditeur d’origine : Albin Michel

Pages / Temps d’écoute : 624 / 22h04

Parution : 31.01.2024

Âge : À partir de 15 ans

Récompense : Prix Pulitzer de la fiction 2023

Formats & Prix : Grand Format : 23.90€  Poche : 11.40€  Ebook : 16.99€  Audio : 27.45€ (ou un crédit)

Écouter un extrait :

Mon avis sur On m’appelle Demon Copperhead

Mon écoute d’On m’appelle Demon Copperhead de Barbara Kingsolver m’a accompagnée pendant presque trois semaines, et pour cause : c’est le plus long titre de la sélection du Prix Audiolib 2025 avec sa durée de 22 heures.

Et pourtant, même s’il est vrai que je lui ai trouvé certaines longueurs et des inégalités de rythme, je me suis aussi laissée transporter par cette réécriture moderne du David Copperfield de Dickens. Impossible de ne pas s’attacher à Demon, ce garçon intelligent et au cynisme ravageur qui donne un ton unique et très plaisant au roman. Un roman qui prend place dans le comté de Lee, au fin fond des Appalaches et de l’Amérique des laissés-pour-compte. C’est là que Demon va naître et grandir dans les années 90 : au milieu des mobil-homes, des addictions, de la violence, de la faim, de la précarité et des familles d’accueil. Et c’est dans cet environnement hostile que nous allons le suivre, de sa petite enfance à ses vingt ans – une période si riche et pleine de rebondissements qu’elle s’apparente à une vie entière.

Et autant dire que cette vie n’a rien de rose. On m’appelle Demon Copperhead est un roman plein d’ombres et de mochetés. Notre cœur se serre face aux épreuves et aux difficultés auxquelles le héros va faire face. Difficile de ne pas être touché par cette vie désenchantée. Et pourtant Barbara Kingsolver parvient à poser des balises lumineuses sur le chemin de Demon. Que ce soit une famille de voisins accueillants, un couple de professeur qui saura voir au-delà des apparences, une petite fille au nom de vache ou un monsieur qui écrit des histoires sur des cerfs-volants… Les rencontres dans la vie de Demon seront toujours comme un coup de poker pour son avenir, mais certaines d’entre elles sauront apporter de l’espoir, de la joie et de la bienveillance dans la construction profonde de ce personnage.

Plus les heures défilaient et plus je redoutais la fin de l’histoire, que j’espérais lumineuse et pleine d’espoir, mais sans trop y croire. Et même si j’ai trouvé cette fin précipitée (puisque je pense qu’elle aurait dû développer un certain cheminement au lieu le survoler), elle reste malgré tout juste et dans la continuité du reste du roman.

On comprend aisément pourquoi On m’appelle Demon Copperhead a remporté le prestigieux Prix Pulitzer – grâce à son héros aussi attachant que résiliant, l’écriture riche et immersive de l’autrice et tout ce qu’elle dit des réalités d’une Amérique dont personne ne se soucie. Ajoute à ça l’interprétation audio de Benjamin Jungers qui maîtrise parfaitement ce texte très oralisé et ses nuances et retranscrit à merveille tout ce qui fait Demon Copperhead, aussi bien dans le ton que dans les non-dits qui construisent un personnage… et on se retrouve avec une expérience de lecture (ou plutôt d’écoute) qui marque.

Comme je le disais au début, j’ai simplement regretté de vraies longueurs : le rythme de l’intrigue est très inégal pour un texte de cette longueur, certaines parties de la vie de Demon prenant beaucoup trop de temps et de place dans le récit comparé à d’autres. Il y a donc des parties de son histoire qui m’ont davantage happée, mais j’imagine aussi que ne pas toujours avoir le même rythme apporte une dimension plus plausible, à l’image de la vraie vie.

Ma note

Ma note : 15/20

La citation d’On m’appelle Demon Copperhead

Les drogues les plus dangereuses étaient retirées du marché, remplacées par d’autres moins addictives. Ça allait faire avancer les choses à long terme, elle a dit, mais à la fin de sa vie elle serait encore là à réparer les dégâts. Toute une génération de gamins qui grandissaient sans famille.

Barbara Kingsolver, On m’appelle Demon Copperhead

Le mot de la fin

C’est la fin de cette huitième chronique consacrée à l’un des romans de la sélection du Prix Audiolib 2025 ! Tu peux d’ailleurs retrouver tous mes autres avis juste ici :

Après avoir fait une petite pause dans mes écoutes pour le Prix avec Hunger Games – Lever de soleil sur la moisson de Suzanne Collins, je vais m’y remettre en attaquant le plus court récit de la sélection : Chronique d’une mort annoncée de Gabriel García Márquez, lu par Thierry Blanc. Découvrir un jour la plume de Gabriel García Márquez (Prix Nobel de Littérature 1982) était un point de ma “bucket list de la lectrice ultime”. Et même si j’avais plutôt dans l’idée de le faire avec Cent ans de solitude (son œuvre la plus connue), je suis heureuse que le Prix Audiolib 2025 me permette d’atteindre cet objectif !

Mais si tu veux être certain⋅e de ne pas passer à côté de ma future chronique à son sujet, je t’encourage chaleureusement à aller t’inscrire à la newsletter (tu seras ainsi averti⋅e par mail à chaque nouveauté qui sera publiée sur le blog) ou à venir me retrouver sur Instagram où je publie tous les jours de nouveaux contenus littéraires !

Mais avant de partir, viens me dire en commentaires si tu as lu (ou écouté) On m’appelle Demon Copperhead de Barbara Kingsolver et ce que tu as pensé de mon avis !

À bientôt pour un nouvel article !

Amandine Stuart

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