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Chronique Lecture | Porcelaine sous les ruines, d’Ada Vivalda

Couverture du livre Porcelaine sous les ruines de Ada Vivalda

Résumé de Porcelaine sous les ruines

Parce qu’elle a accordé trop de vœux aux humains, Alba a été bannie sur Terre par les Génies. Après une longue errance à travers les siècles, elle a enfin trouvé un refuge et une famille sur l’archipel paisible d’Hibernia. Les habitants de ce qui fut jadis l’Irlande voient désormais en elle Lady Whitmore, la Dame aux yeux sombres, gardienne de ces derniers morceaux de terre verdoyante que la mer grignote chaque jour un peu plus.

Mais l’abondance qui règne sur Hibernia commence à susciter la convoitise de Cymru, l’archipel voisin, puissant et surpeuplé. Le Conseil de Cymru envoie alors chez Lady Whitmore un émissaire aussi détestable que séduisant : Lethan Alcor. Tout juste élu Conseiller, Lethan a une mission cruciale : percer le secret de la richesse d’Hibernia. Et pour y parvenir, il est prêt à user de ses stratagèmes les plus redoutables contre Alba et ses proches.

La cohabitation risque d’être orageuse…

Éditions Olympe

Fiche technique

Titre Porcelaine sous les ruines

Autrice : Ada Vivalda

Édition : Olympe

Nombre de pages : 400

Date de parution : 01.02.2024

Âge : À partir de 15 ans

Formats & Prix : Papier : 23.00€  Ebook : 13.99€

Remarque : J’ai lu ce livre dans le cadre de l’édition 2024 du Mois de la Fantasy.

Mon avis sur Porcelaine sous les ruines

Ce roman patientait gentiment dans ma PAL depuis sa sortie, il y a bientôt 4 mois, alors qu’il me faisait terriblement envie. Et avec toutes les chroniques dithyrambiques qui ne cessent de fleurir sur Instagram depuis, ma curiosité est loin de s’être étiolée. Alors, j’ai décidé que cette malédiction devait cesser et ai donc fait de Porcelaine sous les ruines mon premier roman lu à l’occasion du Mois de la Fantasy 2024.

J’ai finalement passé un bon moment avec cette romantasy… qui ne sera cependant pas la meilleure lecture de l’année en ce qui me concerne.

Porcelaine sous les ruines : une romantasy réussie

Porcelaine sous les ruines est un roman bourré de qualités, parmi lesquels on trouve notamment un worldbuilding très bien construit et développé – qui se place dans notre monde, version postapocalyptique, et porte un message écologique évident, terriblement plausible et plus qu’appréciable. Mais l’ambiance immersive à souhait n’a rien à lui envier avec cet archipel entouré d’eau, où il ne fait que pleuvoir, où la terre se fait submerger un peu plus à chaque jour qui passe, dans un décor victorien (en tout cas, c’est comme ça que je le voyais ^^) où le thé, la peinture et les demeures cossues sont omniprésents. Sans oublier le trope de la found-family qui tisse des liens solides entre tous les personnages et nous les rend très attachants.

Et puis, il y a la romance, bien évidemment. La tension entre Alba Whitmore et Lethan Alcor naît au premier regard et n’a de cesse de grandir par la suite dans un ennemies-to-lovers en slow-burn qui est assez délectable. Malgré leur attirance physique manifeste, leur antipathie mutuelle sera la source de nombreux dialogues aux punchlines plus coupantes qu’un éclat de porcelaine brisé. C’est donc une relation qui prend son temps (tellement de temps !!) pour se mettre en place, et réussit parfaitement sa mission de créer une attente de plus en plus insupportable chez le lectorat. Pour ça, c’était une romantasy réussie.

J’ai simplement été un peu dérangée par l’utilisation d’un certain procédé dans la construction de la romance (qu’il serait beaucoup trop spoilant de te révéler, of course, sinon ça serait pas drôle). Mais je trouve vraiment que cet aspect a retiré une certaine forme de suspense à l’histoire, ce qui est dommage, mais pas totalement rédhibitoire non plus.

Cet élément en demi-teinte est d’ailleurs lié de près avec le système de magie de Porcelaine sous les ruines, que j’ai quant à lui trouvé très original (ce n’est pas tous les jours que l’on parle des Génies), mais aussi fouillis, développé et utilisé comme il fallait. Un très bon point.

Tout cela est porté par la plume poétique et imagée d’Ada Vivalda, qui travaille son texte avec minutie et précision et nous immerge dans son roman avec autant de vivacité et de réalisme que si l’on était au cinéma. Je trouve souvent que c’est un point assez négligé en romantasy, mais l’autrice nous offre ici la preuve qu’il est parfaitement possible d’allier romance, tension et écriture soignée.

En bref

En bref, Porcelaine sous les ruines d’Ada Vivalda est une romantasy de qualité qui se démarque par son worldbuilding bien construit et développé, son ambiance immersive au décor victorien, sa found-family latente, son système de magie original et la plume poétique et imagée de l’autrice. La romance n’est pas en reste non plus puisqu’elle nous fait entrer dans un ennemies-to-lovers en slow-burn qui est bourré de tension et assez délectable, aux punchlines omniprésentes. J’ai simplement regretté l’utilisation d’un certain procédé dans sa construction (que je ne peux malheureusement pas te réveiller au risque de te spoiler), ce que j’ai trouvé dommage, mais pas rédhibitoire. C’est donc un roman qui défend tout à fait sa place et devrait savoir séduire les amateurices du genre.

Ma note

Ma note : 15/20

La citation de Porcelaine sous les ruines

“Ce livre… Il me rappelle des amis perdus depuis longtemps, et d’autres que je n’ai jamais eus. Il me parle de lieux auxquels j’appartiens, profondément, alors que je ne les verrai jamais. D’une famille qui m’attend de l’autre côté des pages. C’est…”

Elle s’arrêta brusquement, prenant conscience qu’elle était presque au bord des larmes.

“…probablement d’un ennui sans nom pour vous.

– Pas du tout.”

Elle se rendit compte qu’Alcor la fixait toujours intensément. Saoirse n’avait pas tort : les yeux de cet homme donnaient l’impression qu’il savait sur elle des choses innommables.

“C’est comme rentrer à la maison”, conclut-il à sa place.

Ada Vivalda, Porcelaine sous les ruines

Le mot de la fin

Tu ne le sais peut-être pas, mais le nom d’Ada Vivalda est en réalité un pseudonyme qui a été emprunté par Chris Vuklisevic, l’autrice de Du thé pour les fantômes – un roman au genre totalement différent que j’ai découvert en septembre dernier et que je t’encourage à aller regarder de près.

Couverture du livre Du thé pour les fantômes de Chris Vuklisevic.
Clique sur la couverture pour voir ma chronique

Pour terminer, je t’encourage à venir me retrouver sur Instagram où je publie tous les jours de nouveaux contenus littéraires et où j’aurais grand plaisir à échanger ensemble !

Mais, avant de partir, viens me dire en commentaires si tu as déjà lu ou entendu parler de Porcelaine sous les ruines d’Ada Vivalda !

À bientôt pour un nouvel article !

Amandine Stuart

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