
Résumé du Sang des innocents
Le Sud n’a pas changé. Ce constat, Titus Crown y est confronté au quotidien. Ancien agent du FBI, il est le premier shérif noir à avoir été élu à Charon, la terre de son enfance. Si son élection a fait la fierté de son père, elle a surtout provoqué la colère des Blancs, qui ne supportent pas de le voir endosser l’uniforme, et la défiance des Noirs, qui le croient à la solde de l’oppresseur. Bravant les critiques, Titus tente de faire régner la loi dans un comté rural frappé par la crise des opioïdes et les tensions raciales. Jusqu’au jour où Latrell, un jeune Noir, tire sur M. Spearman, le prof préféré du lycée, avant de se faire abattre par la police. Fanatisme terroriste, crient les uns. Énième bavure policière, ripostent les autres. À mesure que les dissensions s’exacerbent, Titus se retrouve lancé dans une course contre la montre pour découvrir la vérité.
Fiche technique
Titre : Le Sang des innocents
Auteur : S.A. Cosby
Éditeur d’origine : Sonatine
Pages / Temps d’écoute : 456 / 11h31
Parution : 11.01.2024
Âge : À partir de 16 ans
Formats & Prix : Grand Format : 23.00€ • Poche : 9.90€ • Ebook : 15.99€ • Audio : 23.95€ (ou un crédit)
Mon format de lecture : J’ai découvert ce livre dans sa version audio, lue par Jean-Paul Pitolin, dans le cadre du Prix Audiolib 2025.
Écouter un extrait :
Récompense : Grand Prix des Lectrices ELLE 2024, catégorie Policier
Mon avis sur Le Sang des innocents
Ce roman fait sans conteste partie de ceux de la sélection du Prix Audiolib 2025 qui me tentaient le plus ! Je l’avais rapidement vu passer depuis qu’il avait remporté le Grand Prix des Lectrices du magazine Elle, toujours accompagné de critiques élogieuses. Et en m’attardant davantage sur son résumé, j’étais convaincue qu’il y avait de grandes chances pour que ça matche entre Le Sang des innocents et moi. Mais malheureusement, ce fut tout le contraire.
À mes yeux, le principal défaut de ce livre audio, c’est son interprétation. Ça n’est pas du tout passé avec la voix de Jean-Paul Pitolin qui (même si je m’y suis peu à peu habituée) fournit un travail très inégal tout au long de l’histoire. Car si certains passages de sa narration contiennent bien la tension attendue lors de la lecture d’un thriller, la plupart d’entre eux m’ont paru d’une mollesse et d’une froideur extrêmes qui m’ont dérangée – en plus d’avoir un effet particulièrement soporifique sur moi.
Alors qu’objectivement, cette histoire n’est pas à jeter à la poubelle, loin de là. Même si je n’ai jamais vraiment réussi à m’attacher aux personnages (encore une fois à cause de la froideur de la voix, du moins je pense), il n’empêche que c’est un roman bien construit et bien écrit. S.A. Cosby prend le temps de développer son environnement et ses protagonistes, de monter le décor d’un spectacle immersif et révélateur de nombreuses réalités.
Parce qu’au-delà d’un thriller haletant et macabre, Le Sang des innocents est aussi et surtout un roman social – et c’est sans aucun doute cette dimension-là que j’ai préférée chez lui. L’auteur y dépeint brillamment toutes les contradictions qui habitent le sud des États-Unis, marqué au fer rouge par son passé ségrégationniste qui influe de tout son poids sur la population d’aujourd’hui – grandement divisée, profondément raciste et enfermée sous l’égide d’une religion qui a tous les pouvoirs.
Bref, Le Sang des innocents de S.A. Cosby n’était donc pas une mauvaise lecture – notamment grâce à son écriture travaillée et à sa dimension de roman social très révélatrice. Mais je regrette le travail d’interprétation très inégal de la version audio, que j’ai trouvée molle, froide et soporifique et qui m’a par conséquent empêché de m’attacher aux personnages.
Ma note

La citation du Sang des innocents
Flannery O’Connor a écrit que le Sud était hanté par le Christ. Oui, il est hanté, mais par l’hypocrisie du christianisme. Toutes ces églises, toutes ces bibles, et pourtant, les pauvres sont ostracisés, les femmes se font traiter de salopes quand elles portent plainte pour viol, et moi, je ne peux pas aller boire un verre à l’Oasis sans me demander si le barman a craché dans mon verre. Les gens prétendent que ce genre de choses n’arrive pas à Charon mais, Darlene, ce genre de choses est l’essence même des petites villes comme Charon…
S.A. Cosby, Le Sang des innocents
Le mot de la fin
C’est la fin de cette sixième chronique consacrée à l’un des romans de la sélection du Prix Audiolib 2025 ! Tu peux d’ailleurs retrouver tous mes autres avis juste ici :





Voilà donc pour mon avancée dans le Prix ! Mais je viendrai bien sûr t’en reparler bientôt – dès que j’aurais terminé mon écoute en cours : Patronyme de Vanessa Springora, lu par Constance Dollé. À l’heure où j’écris ces lignes, j’en ai déjà découvert 41% – et je dois avouer être assez charmée par cette (en)quête personnelle des origines qui vient éventrer des secrets de famille bien cachés sous le tapis. En plus, la voix de l’interprète audio est agréable à mes oreilles – je suis donc curieuse de poursuivre cette écoute !
Mais si tu veux être certain⋅e de ne pas passer à côté de ma future chronique à son sujet, je t’encourage chaleureusement à aller t’inscrire à la newsletter (tu seras ainsi averti⋅e par mail à chaque nouveauté qui sera publiée sur le blog) ou à venir me retrouver sur Instagram où je publie tous les jours de nouveaux contenus littéraires !
Mais avant de partir, viens me dire en commentaires si tu as lu (ou écouté) Le Sang des innocents de S.A. Cosby et ce que tu as pensé !
À bientôt pour un nouvel article !
Amandine Stuart
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