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Chronique Lecture | Au Déclin de Halley, de Michael McDowell

Couverture de la nouvelle Au Déclin de Halley de Michael McDowell

Résumé d’Au Déclin de Halley

Un être d’une violence inouïe se fait un sang d’encre à l’idée qu’on découvre le petit manège macabre qui rythme inlassablement son existence.

Éditions Monsieur Toussaint Louverture

Fiche technique

Titre Au Déclin de Halley

Auteur : Michael McDowell

Édition : Monsieur Toussaint Louverture

Genre : Nouvelle

Nombre de pages : 22

Date de parution : 25.06.2023

Âge : À partir de 15 ans

Prix : 0.00€

Mon avis sur Au Déclin de Halley

C’est à la mi-juin, en ouvrant la newsletter des éditions Monsieur Toussaint Louverture que je venais de recevoir, que j’ai eu la surprise de découvrir qu’un cadeau nous y attendait : une nouvelle de Michael McDowell, intitulée Au Déclin de Halley… téléchargeable gratuitement ! Il n’y a pas eu besoin de me le dire deux fois, après mon coup de foudre pour Blackwater l’année dernière, je me suis donc jetée sur ce petit récit, qui s’est révélé être une très bonne expérience de lecture !

Mais attends, ça parle de quoi ?

Michael McDowell a donc imaginé une nouvelle dans laquelle nous suivons un homme dont nous comprenons rapidement que son but dans la vie est tout simplement, à chaque nuit tombée, de tuer des gens. Pour cela, il voyage dans le monde entier en empruntant temporairement l’identité de ses victimes.

Mais notre homme n’a pas vraiment la conscience tranquille (tu m’étonnes) puisque sa seule angoisse est de créer une quelconque suite logique et de laisser des indices qui permettraient qu’on le retrouve. Il est donc totalement obsédé par le contrôle… tout en s’efforçant paradoxalement de laisser le plus possible la place au hasard dans sa vie.

Au Déclin de Halley, une nouvelle terrifiante et fascinante

Retrouver la plume de Michael de Michael McDowell a été un vrai plaisir grâce à son style simple et espiègle et son univers sombre et inquiétant.

Il m’a immédiatement permis de me plonger aux côtés de cet homme (que je ne croiserai dans la vraie vie pour rien au monde), serial killer tordu et psychorigide (ce qui est un peu le propre de tous les serials killers, tu me diras). Le tout est glauque, violent, terrifiant, effarant… mais étonnamment fascinant.

Gif d'un homme qui marche avec une hache à la main avec écrit au-dessous "Here I come... to kill you." pour illustrer ma chronique d'Au Déclin de Halley de Michael McDowell.

C’est comme la fille candide qui descend à la cave dans le film d’horreur que tu es en train de regarder. Tu sais qu’il va lui arriver quelque chose de pas joli à voir. Une partie de ton cerveau t’ordonne d’ailleurs de fermer les yeux. Mais l’autre partie de ton cerveau (celle qui gagne toujours) te pousse à ouvrir grand les yeux et anticipe même le moment qui va suivre avec une certaine excitation. Parce que c’est aussi pour ça que l’on regarde des films d’horreur. Eh bien, c’est un peu la même chose avec Au Déclin de Halley.

Cette nouvelle de Michael McDowell est ainsi le parfait mélange entre la complexité de la nature humaine qui s’exprime… et une certaine dose de surnaturel – que je vais te laisser le soin de découvrir lors de ta lecture.

Et le petit plus qui peut paraître insignifiant mais qui a suffi à me réjouir ? Au Déclin de Halley se passe en majorité à Mobile, en Alabama, une ville souvent citée dans la saga Blackwater. Vive les liens entre les œuvres d’un même auteur !

Tout cela fait d’Au Déclin de Halley une petite nouvelle idéale si tu souhaites découvrir la plume et l’univers de Michael McDowell, ce qui pourrait être un excellent tremplin si tu n’as pas osé te lancer dans Blackwater.

Une surprise en entraînant une autre…

Et ça tombe bien puisque la nouvelle est encore disponible en téléchargement gratuit sur le site des éditions Monsieur Toussaint Louverture, mais seulement jusqu’au 20 Juillet 2023… Alors ne tarde pas !

Tu te souviens de la newsletter dont je te parlais en ouverture de cette chronique ? Figure-toi qu’elle ne contenait pas qu’Au Déclin de Halley. Elle était aussi porteuse d’une annonce qui m’a littéralement fait danser de joie : Après le succès de Blackwater, les éditions Monsieur Toussaint Louverture viennent de lancer leur collection “La Bibliothèque Michael McDowell” uniquement consacrée aux œuvres de l’auteur.

Ce qui signifie que d’autres de ses écrits vont bientôt débarquer en France… Et le bal commencera par son roman intitulé Les Aiguilles d’Or qui sera disponible dès le 6 Octobre prochain. Inutile de dire que je vais me jeter dessus !

Et ne le répète surtout pas, mais j’ai eu la chance de le voir en vrai en exclusivité (petite veinarde que je suis), et permets-moi de te dire qu’il est vraiment magnifique et que cette photo ne lui rend absolument pas justice.

Couverture du livre Les Aiguilles d'Or de Michael McDowell pour illustrer ma chronique d'Au Déclin de Halley.

En bref

En bref, Au Déclin de Halley de Michael McDowell est une nouvelle que je te recommande, que ce soit pour découvrir la plume et l’univers de l’auteur, ou tout simplement pour avoir le plaisir de le retrouver. Le tout est glauque, violent, terrifiant, effarant… mais étonnamment fascinant.

Ma note

Ma note : 15/20

La citation d’Au Déclin de Halley

Il glissa de nouveau la carte de Sécurité sociale dans la poche de sa chemise. Dans le filet du siège en face de lui, il troqua le magazine de la compagnie contre le calepin noir qu’il avait rangé là. Il le garda sur ses genoux quelques minutes tandis qu’il observait l’homme en veston de velours à côté de lui, chronométrant la durée de ses expirations avec la trotteuse de sa montre. L’homme semblait dormir pour de bon. Monsieur Farley déclina l’offre de boisson que lui fit l’hôtesse, qui ne portait pas de badge, et il posa un doigt sur ses lèvres en souriant pour indiquer que son voisin dormait et ne souhaitait sans doute pas être dérangé. Lorsque le chariot des boissons eut avancé d’une rangée, bloquant opportunément l’allée de telle façon que personne ne pouvait lire par-dessus son épaule pendant qu’il écrivait, il ouvrit le calepin et rédigea ses dernières notes du jour d’Halloween :

20h55 / Ignacios Lazo / b

27 / Dallas, Texas / Aéroport /

TP / 34$ / Tête contre robinet

TP signifiait toilettes publiques, et Monsieur Farley considéra l’abréviation quelques instants en se demandant s’il ne devrait pas écrire les mots en entier. À une certaine époque, il avait beaucoup utilisé les abréviations, mais une fois, en parcourant le carnet d’une année lointaine, il était tombé sur la note CRB et n’avait eu aucune idée de ce qu’elle signifiait. Depuis lors, il prenait garde à ses notes. On ne devait pas oublier les choses. Sinon, on risquait de les répéter. Et si, par inadvertance, on prenait des habitudes – eh bien, on risquait d’avoir des ennuis.

Michael McDowell, Au Déclin de Halley

Le mot de la fin

C’est la fin de cette chronique, merci de l’avoir lue jusqu’au bout et d’avoir partagé mon admiration pour le travail de Michael McDowell ! Je ne peux d’ailleurs que t’encourager, encore et toujours, à aller découvrir son incroyable et fascinante saga Blackwater si ça n’est pas encore fait. Elle a véritablement marqué mon année 2022, au point de se retrouver en bonne place dans le TOP 10 de mes meilleures lectures de l’année – et ça, ce n’est quand même pas rien :

En attendant de te retrouver là-bas, je te souhaite un bon mercredi et une excellente fin de semaine !

Tu connais le désormais célèbre Michael McDowell ?

À bientôt pour un nouvel article !

Amandine Stuart

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