DES RÊVES DANS LA MARGE

Pauline Delabroy-Allard, Maison-tanière

Résumé de l’éditeur

Le talent de l’autrice du roman « Ça raconte Sarah » décuplé par la forme brève.

Elle se retire seule, loin du monde, dans une

maison comme une tanière. Chaque jour, elle

choisit un vinyle, écrit et prend des photos.

Elle laisse venir les sentiments et les souvenirs,

elle fait parler les plafonds et les murs.

Et cette maison tanière devient la nôtre.

L’Iconoclaste

Fiche technique

Titre Maison-tanière

Autrice : Pauline Delabroy-Allard

Édition – Collection : L’Iconoclaste – L’Iconopop

Genre : Poésie

Nombre de page : 80

Date de parution : 08.04.2021

Âge : À partir de 14 ans

Prix : 13.00€

Remarque : J’ai lu ce roman dans le cadre de l’édition 2021 du challenge lecture du WEEK-END SANS SIGNET.

Mon avis

J’avais très envie de découvrir ce titre, non seulement pour la poésie qu’il promettait, mais aussi et surtout pour le principe qu’il présentait : un auto-confinement pour se retrouver soi et sa créativité. Une tanière pour s’isoler, se protéger, se conforter et se régénérer.

Et je dois dire avoir été assez séduite par ce recueil qui, s’il se lit rapidement, n’en est pas moins riche. Riche de mots, de sons, de souvenirs, et de choses qui même si on ne les voit pas sont quand même là, il faut juste se rappeler de lever la tête pour en prendre conscience.

Maison-tanière est divisée en deux parties représentant les deux périodes distinctes où l’autrice s’est réfugiée dans cette fameuse maison. La première se concentre sur la collection de vinyles du propriétaire tandis que la deuxième est consacrée aux plafonds des différentes pièces de la maison.

J’avoue avoir largement préféré la première partie à la seconde. D’abord parce que les poèmes m’ont plus touchée, mais aussi parce que le principe d’écrire un poème en fonction du disque qu’on a choisi d’écouter m’a beaucoup plu. C’est quelque chose qui réunit mes deux passions tout en me captivant. Peut-on vraiment écrire en musique ? Mais à quel point nos choix dans l’écriture sont-ils dépendants du morceau qui passe ? Et vice-versa. Les photographies des pochettes d’albums entre chaque poème m’ont aussi permis de découvrir la maison et de m’en imprégner. La première moitié fut donc à la hauteur de mes attentes, avec cette bande-son et ses paroles si jolies.

Mais le charme s’est un peu rompu lorsque je suis passé à la seconde partie du recueil. J’ai trouvé les poèmes moins percutants et l’ambiance très différente. Les photos ne m’ont pas non plus procuré quelque chose de spécial. C’est dommage, mais pas très grave puisque cette partie était nettement plus réduite que la première.

Ce n’est donc pas cette déception en fin de lecture que je garderai en tête mais bien la beauté des deux premiers tiers du livre.

Bref, un livre dont je salue le processus d’écriture et la richesse de la proposition qui nous est faite.

Les 3 citations

paresse des

langueurs de l’été

caresses des longues

heures enfermée

Pauline Delabroy-Allard, Maison-tanière

depuis le silence

depuis l’absence

il me restait ce pouvoir

d’écrire

Pauline Delabroy-Allard, Maison-tanière

il n’y a que toi

pour faire ça

la vie aussi rock’n’roll

Pauline Delabroy-Allard, Maison-tanière

Ma note

Le mot de la fin

Et toi, tu aimes lire des choses qui ont été écrites de manière singulière ?

Amandine Stuart

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