
Résumé de Mes forêts
Son nom semble la relier à une constellation, mais sa présence au monde la rend indissociable des paysages qu’elle traverse : Hélène Dorion vit environnée de lacs et de forêts, de fleuves et de rivages, de brumes de mémoire et de vastes estuaires où la pensée s’évase. Dans ce recueil écrit au cœur d’une forêt, elle fait entendre le chant de l’arbre, comme il existe un chant d’amour et des voix de plain-chant. « Mes forêts… », dit-elle dans un souffle qui se densifie de poème en poème. Et l’on entre à pas de loup dans une forêt de signes où l’on déchiffre la partition de la vie sur fond de ciel, sur fond de terre, sur fond de neige, de feuillages persistants et de flammes qu’emporte le vent, de bourgeons sertis dans l’écorce et de renouvellement. Un chemin d’ombres et de lumière, « qui donne sens à ce qu’on appelle humanité ».
Fiche technique
Titre : Mes forêts
Autrice : Hélène Dorion
Édition – Collection : Bruno Doucey – Soleil Noir
Pages : 128
Parution : 14.10.2021
Âge : À partir de 13 ans
Formats & Prix : Grand Format : 15.00€ • Poche (spécial baccalauréat) : 5.90€ • Ebook : 4.99€
Mon avis sur Mes forêts
Il y a un an quasiment jour pour jour, au détour du rayon poésie de ma librairie, je me suis fait héler par ce titre. Je l’ai feuilleté, lisant deux ou trois pages par-ci par-là. J’ai trouvé ça beau, et ai donc ramené Mes forêts à la maison où je l’ai lu sans attendre. C’était la nuit, j’étais dans mon lit. Et je me souviens encore de cette impression d’intense connexion qui m’a traversée – comme je peux parfois en ressentir avec les textes qui, je le sais, constituent un tournant dans ma vie de lectrice.
Tu t’en doutes donc, ce fut un immense coup de cœur, qui est même parvenu à se hisser dans mon TOP 10 de 2024.
Ces vers m’ont foudroyée. Je ne peux pas l’expliquer autrement.
Il est toujours particulièrement difficile d’exprimer un avis sur de la poésie, l’expérience étant trop propre à chacun, car chargée de trop de ressentis et d’émotions intimes et personnels. Et c’est justement ce qui est arrivé avec Mes forêts.
Chaque page est venue toucher quelque chose de profondément enfoui, que je n’avais même pas conscience de posséder. Pourquoi et comment ? Je n’ai pas envie de le savoir. Tout ce que je peux affirmer, c’est que les mots d’Hélène Dorion expriment une telle connexion et un tel respect pour la nature qu’ils ne peuvent que nous émouvoir. Oui, j’ai versé ma petite larme sous ma couette, parce que je ne sais pas faire autrement quand certaines formules vibrent de tant de justesse.
Le style épuré de l’autrice, sans ponctuation ni majuscules, laisse toute la place aux images qu’elle crée. C’est pur et cristallin tout en étant chaleureux et intense. Tout est parfaitement à sa place, aucun mot ne dépasse, et c’est sans aucun doute ce soin digne d’une partition qui a aussi contribué à me bouleverser. Au fond, le résumé dit tout, et bien mieux que moi.
Je suis ressortie de cette lecture en étant toute retournée, en ayant l’impression d’avoir vécu un voyage unique et magnifique, qui m’a transcendée. Il n’y a pas une page de mon livre qui ne soit pas marquée, cornée, soulignée, annotée – une preuve de plus s’il en est que Mes forêts est une œuvre majeure, non seulement de ma bibliothèque mais aussi du paysage littéraire.
Car ce que je n’ai pas encore précisé, c’est que Mes forêts était inscrit au programme du baccalauréat 2023-2024 (j’espère que les élèves ont eu conscience de leur chance). Hélène Dorion devient ainsi la première femme vivante et première Québécoise à figurer au programme du baccalauréat en France. La même année, elle se voit aussi remettre le Grand Prix de Poésie de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.
Si avec tout ça tu n’es toujours pas convaincu, alors je ne sais pas ce qu’il te faut !
Ma note

La citation de Mes forêts
Le silence
si je marche
avec les ombres de ma vie
comme de lourds oiseaux
qui dévorent les promesses
suis-je l’arbre suis-je la feuille
grugée par les saisonsje ne sais pas
Hélène Dorion, Mes forêts
ce qui se tait en moi
quand la forêt cesse de rêver
Le mot de la fin
Cette lecture a été si bouleversante que je n’ai pas encore osé me plonger un autre livre de l’autrice, de peur de ne pas ressentir le même éclat – après tout, la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit. Mais maintenant que le temps a passé, j’aimerais vraiment retenter l’expérience en 2025 avec l’un de ces deux titres :


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Mais avant de partir, viens me dire en commentaires si tu avais déjà entendu parler de cette grande poétesse !
À bientôt pour un nouvel article !
Amandine Stuart
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