
Résumé des Sirènes d’Emilia Hart
Lucy fuit. Le mal qu’elle a fait, et celui qu’on lui a fait. Elle part se réfugier auprès de la seule personne capable de la comprendre : sa sœur, Jess. Mais lorsque Lucy arrive dans sa maison délabrée, perchée au sommet d’une falaise battue par les vents, elle ne trouve personne. Où est passée Jess ?
Lucy se retrouve seule dans une ville côtière où rumeurs et légendes vont bon train. Au gré de ses rencontres, elle découvre les récits d’hommes disparus dans des circonstances mystérieuses et d’un bébé trouvé dans une grotte.
Surtout, elle commence à entendre des voix de femmes qui murmurent sur l’écume des vagues… Elles lui chuchotent l’histoire de deux sœurs, il y a deux siècles, dans un monde où les hommes étaient maîtres. Un monde et une histoire qui lui paraissent lointains et pourtant familiers.
Ces bruissements venus des profondeurs de la mer font remonter les secrets du passé à la surface. Poussent-ils Lucy sur le chemin qui la réunira à Jess ? Ou vont-ils les faire sombrer toutes les deux ?
Fiche technique
Titre : Les Sirènes
Autrice : Emilia Hart
Éditeur d’origine : Les Escales
Pages / Temps d’écoute : 374 / 11h11
Parution : 10 Avril 2025
Âge : À partir de 15 ans
Formats & Prix : Papier : 23.00€ • Ebook : 13.99€ • Audio : 23.99€ (ou un crédit)
Mon format de lecture : J’ai découvert ce livre dans sa version audio, lue par Florine Orphelin et Benjamin Jungers.
Écouter un extrait :
Mon avis sur Les Sirènes d’Emilia Hart
J’ai récemment attaqué ma PAL estivale avec l’écoute du livre audio Les Sirènes d’Emilia Hart, une autrice dont le premier roman m’avait beaucoup plu il y a deux ans.
Ça a d’ailleurs été un plaisir de retrouver sa plume, qui a ce don si particulier pour dépeindre des ambiances uniques et immersives. Les Sirènes est donc surtout un roman atmosphérique, qui nous plonge dans un décor très gris et humide, assez froid, presque onirique mais sans être inaccessible. Nous sommes sur les côtes Australiennes, en plein mois de février (c’est l’été là-bas, dans l’hémisphère sud), ce qui rend cette lecture idéale pour la saison. À l’image de La Maison aux Sortilèges, on voyage ici entre trois temporalités et les histoires de deux duos de sœurs qui se répondent, tout ça mêlé à du folklore et des légendes mystérieuses. On navigue donc entre des thématiques féministes, sororales, émancipatrices, historiques et fantastiques.
Mais pour moi, ce second roman d’Emilia Hart est loin d’égaler le premier. La raison ? Son intrigue cousue de fil blanc. Tout était tellement prévisible que j’ai aisément tout deviné au bout de 30% d’écoute, en étant certaine de ne pas me tromper. Et en effet, hormis deux petits points de détails sans importance, j’avais visé juste sur tous les plans. J’ai donc été assez déçue par ce manque de complexité, qui m’a donné l’impression que l’autrice ne s’était pas grandement foulée.
Pourtant, la version audio, interprétée par Florine Orphelin et Benjamin Jungers, est loin d’avoir desservi ce texte – bien au contraire ! Florine Orphelin incarne parfaitement cette ambiance flottante et nous immerge avec talent dans les histoires de ces héroïnes un peu perdues qui veulent trouver leur place. Je trouve simplement dommage que le nom de Benjamin Jungers apparaisse en premier sur la couverture, alors que son temps de présence doit représenter 30 minutes en tout et pour tout. La narratrice principale se retrouve donc au second plan alors qu’elle porte tout ce livre audio et a réalisé 95% du travail. Un moyen de surfer sur le nom si plébiscité de Benjamin Jungers ? Fort probable si tu veux mon avis – mais aussi fort dommageable, surtout au vu de la thématique girl power du roman…
En bref, Les Sirènes d’Emilia Hart est un roman estival à lire (ou à écouter) si tu aimes les histoires à ambiances, les récits féministes et sororaux qui traversent les époques tout en développant une touche de fantastique, de folklore et de légendes mystérieuses. Cependant, je te conseille de ne pas entretenir de grandes attentes autour de l’intrigue en elle-même et des “secrets du passé” promis dans le résumé, au risque d’être déçue, les ayant trouvés beaucoup trop prévisibles.
Ma note

La citation des Sirènes d’Emilia Hart
Malheur ou pas, la cale bourdonnait constamment de voix féminines, essaim de guêpes en colère. Tout le monde partageait son histoire. Il y avait de la souffrance, mais des rires aussi. Du soulagement dans le fait de parler, d’entendre sa propre voix dans ce chœur.
Et peu importait si le navire, ballotté par les flots, projetait les femmes les unes contre les autres. S’il entre choquait les chairs et nouait les chevelures ensemble. Parler – se raconter – était un moyen de se dissocier de la masse de cheveux et de corps. De conserver son humanité.
Emilia Hart, Les Sirènes
Le mot de la fin
Voilà qui termine cette première semaine de juillet ! Si tu ne les as pas encore consultés, je te conseille d’ailleurs d’aller jeter un œil à mon bilan lectures de juin et au récap’ des sorties qui arrivent ce mois-ci ! Et je te donne rendez-vous à partir de lundi pour de nouvelles chroniques – qui resteront dans la thématique estivale et maritime d’aujourd’hui !
Alors, pour être certain⋅e de ne rien rater, je t’encourage chaleureusement à aller t’inscrire à la newsletter (tu seras ainsi averti⋅e par mail dès qu’un nouvel article sera publié sur le blog) ou à venir me retrouver sur Instagram où je publie tous les jours de nouveaux contenus littéraires !
Mais avant de partir, viens me dire en commentaires si tu as lu Les Sirènes d’Emilia Hart et ce que tu en as pensé !
À bientôt pour un nouvel article !
Amandine Stuart
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