Résumé du Tome 1 du Roi Berger

La magie sent le sel. La sens-tu dans la brume, dans les cartes, dans ta propre demeure ?

Dans le royaume de Bourde, la brume dévore tout. Ceux qui la respirent contractent la Fièvre. Mortelle pour la plupart, ceux qui en réchappent développent des dons interdits pour lesquels ils sont pourchassés et exécutés par l’ordre des Destriers.

Survivante de la Fièvre, Elspeth du Fusain fait tout pour dissimuler son pouvoir à son entourage, mais l’ancienne créature au caractère versatile qui rôde dans son esprit rend cette tâche impossible.

Sa vie bascule lorsqu’elle rencontre Ravyn d’If, neveu du Roi.

Propulsée dans un monde d’ombres et d’intrigues, Elspeth accepte de l’aider à lever le sort qui empoisonne le royaume, entrevoyant l’espoir de soigner son propre mal. Ensemble, ils devront rassembler les douze cartes de Providence. Mais tout a un prix, et la créature qui corrompt l’esprit d’Elspeth pourrait bien lui arracher son ultime espoir…

Éditions De Saxus

Fiche technique

Titre Le Roi Berger

Autrice : Rachel Gillig

Édition – Collection : De Saxus – Sabran

Âge : À partir de 14 ans

La série :

TitrePagesParutionFormats & Prix
1Une fenêtre sur les ténèbres43230.05.2024Relié : 26.90€  Broché : 19.90€
Ebook : 12.99€
2Deux couronnes corrompues48014.11.2024Relié : 26.90€  Broché : 19.90€
Ebook : 12.99€

Mon avis sur la série Le Roi Berger

L’un de mes plus gros temps forts de cet automne a été ma découverte de la série Le Roi Berger de Rachel Gillig, une duologie de fantasy young-adult composée d’Une fenêtre sur les ténèbres et de Deux couronnes corrompues, et qui fut un joli coup de cœur.

Une formule gagnante

J’ai adoré cette ambiance parfaitement automnale avec la brume qui envahit tout et qui s’attaque aux personnes sans défense. J’ai aimé son système de magie, qui n’est pas inné mais que l’on obtient en même temps que la possession d’une carte de Providence, sans oublier le fait que cette magie a un prix qui se retournera toujours contre celui ou celle qui l’utilisera. Et puis il y a l’écriture pleine de magie, de poésie, de secrets et de mystères de Rachel Gillig, qui instaure une ambiance opaque et inimitable au récit. Alors certes, le world-building n’est pas très développé et, oui, le principe de base de cette série est difficile à expliquer – mais crois-moi : il faut absolument découvrir Le Roi Berger. Parce que ses grandes forces se trouvent dans ses personnages et dans sa quête épique.

L’Étalon noir transformait son porteur en maître du combat. L’Œuf d’or apportait la prospérité. Le Prophète permettait d’entrevoir le futur. L’Aigle blanc conférait du courage. La Jeune Fille, une grande beauté. La Coupe changeait tous les liquides en philtre de vérité. Le Puits permettait de reconnaître ses ennemis sans erreur. Le Portail offrait une sérénité parfaite, malgré tous les défis. La Faux donnait le pouvoir de contrôler les autres. Le Miroir accordait l’invisibilité. Le Cauchemar octroyait à son porteur la capacité de parler directement à l’esprit d’autrui. Les Deux Aulnes, celle de communier avec l’ancienne divinité de Bourde, l’Esprit de la forêt. Mais, telles des épées à double tranchant, les cartes de Providence avaient toutes deux faces. La magie avait un prix.

Rachel Gillig, Le Roi Berger – T1 : Une fenêtre sur les ténèbres

Elspeth est une héroïne comme je les aime, qui a appris à dissimuler sa vraie nature pour survivre et qui est donc en cruel manque d’amour, d’affection et de relations réelles. Sa cohabitation forcée avec le Cauchemar (qui est à la fois son confident, une sorte de figure paternelle étrange et une maladie avec laquelle elle a appris à vivre) est une des choses que j’ai préférées dans cette histoire, parce qu’il en devient un personnage à part entière et plein de nuances. On l’adore (pour ses interventions sarcastiques) et on le déteste pour tout le mal qu’il fait à Elspeth. Mais son développement est sans aucun doute l’un des points les plus intéressants du Roi Berger.

Et puis bien sûr, il y a toute la found-family qui va venir se créer autour d’eux. Le clan d’If est une des plus belles familles que j’ai eu l’occasion de rencontrer, avec chacun leur rôle et leur caractère mais un point commun qui les lie. Bien sûr, j’ai mes petits chouchous (Ravyn et Orme <3) mais chacun a su se faire une place dans cette histoire et dans mon cœur. La quête dans laquelle ils vont entraîner Elspeth est épique et les conduira dans des lieux que je n’avais pas soupçonnés. Tout ça en jouant de dissimulations, en faisant la part belle aux faux-semblants et en déplaçant les pions d’un jeu de pouvoir où tout le monde porte un masque. C’était juste trop bien, vraiment.

Le Roi Berger, une duologie riche et à la construction originale

Surtout que Le Roi Berger est une duologie, soit une série qui ne s’étire pas inutilement en longueur – et ça, on aime.

Une fenêtre sur les ténèbres

Et pourtant, je n’aurais pas forcément parié dessus au début de ma lecture d’Une fenêtre sur les ténèbres. L’autrice prend le temps d’asseoir son univers et ses règles, de nous faire comprendre la condition de son héroïne et de nous présenter toute une galerie de personnages qui vont graviter autour d’elle. De sorte que l’intrigue prend un certain temps avant de se lancer. Mais il faut persévérer – parce qu’une fois que j’ai eu atteint les 25% de l’histoire, j’ai été incapable de m’arrêter.

Je me suis complètement laissée embarquer par cette dynamique, ces révélations, ce chemin à parcourir, ces obstacles, ces relations saines et touchantes qui naissent et se développent, mais surtout cette tension qui monte et ce temps qui vient à manquer. J’ai aussi beaucoup aimé la petite romance entre Elspeth et Ravyn : elle prend la place qu’il faut sans empiéter sur l’intrigue principale, mais permet aussi une respiration bienvenue dans l’action.

Et alors, je préfère te prévenir : mieux vaut avoir le Tome 2 avec soi au moment où l’on termine le premier. Parce que le cliffhanger qui nous attend n’est pas de la gnognotte – oh que non !

Deux couronnes corrompues

On commence donc Deux couronnes corrompues en étant sur les dents. Et c’est peut-être là que l’on risque d’être déstabilisé. Parce que si le premier tome mettait uniquement en scène le point de vue d’Elspeth, ce deuxième opus du Roi Berger est totalement différent dans sa construction : il multiplie les points de vues et sépare le groupe pour s’orienter vers des chemins différents.

Alors oui, ça fait un peu bizarre au début – mais je m’y suis finalement bien adaptée. Et pour tout dire, j’ai même trouvé ce choix de mettre Elspeth en arrière pour développer deux nouveaux personnages principaux très intéressant. Ainsi, les possibilités sont décuplées et l’intrigue prend une ampleur et une dimension encore plus grandes, tout comme la tension d’ailleurs.

J’ai adoré le nouveau duo que l’on suit (vraiment, je les aime d’amour). Leur relation est très belle et même si la romance prend plus de place que dans le premier tome, je n’y ai vu aucun inconvénient.

Même si j’avoue que l’on voit que l’autrice a eu du mal à écrire et à construire cette suite (comme elle le dit elle-même dans les remerciements), de sorte que ce Tome 2 est légèrement moins abouti que le premier – celui-ci m’a tout de même amplement satisfaite. La grande confrontation finale était épique à souhait, tous les points d’intrigue qui demandaient à être résolus l’ont été, et la conclusion ne nous laisse pas sur notre faim. Il y a de l’action, des émotions, de la tension et des revirements – c’est-à-dire tout ce qu’il faut pour une bonne série de fantasy !

En bref

En bref, Le Roi Berger de Rachel Gillig est une duologie de fantasy pour laquelle j’ai eu un joli coup de cœur. Originale dans sa construction et à l’écriture qualitative, elle nous entraîne dans une quête épique aux côtés de personnages très attachants. Elle fait désormais partie des livres de ma bibliothèque que je chéris, et je te recommande chaudement de la découvrir à ton tour !

Ma note

Ma note : 17/20

Les citations de la série Le Roi Berger

Je les décelais dans leurs yeux, les devinais à leurs épaules abattues, je les humais dans l’air que nous partagions : une tension, mais aussi un espoir. Ils avaient désespérément besoin de mon aide, de ma magie.

Je fis glisser mes mains le long de mes bras, sachant ce que cachaient mes manches. Dès que j’avais demandé l’aide du Cauchemar, au moment même où j’avais brisé l’influence de la Faux, je l’avais sentie dans mes veines.

La noirceur d’encre. La magie.

Une magie assez forte pour trouver une carte perdue depuis cinq cents ans.

”Je vous aiderai, finis-je par articuler, le cœur battant à tout rompre. Pour le remède. Je vous aiderai à trouver les Deux Aulnes.”

Rachel Gillig, Le Roi Berger – T1 : Une fenêtre sur les ténèbres

Un dernier murmure s’échappa de mes lèvres. L’histoire. Notre histoire. Celle du Cauchemar et la mienne. “Il était une fille, commençai-je, intelligente, gentille, qui s’attarda dans l’ombre au cœur de ces bois. Il y avait un roi, berger de son métier, maître de la magie, auteur d’un vieil écrit. Les deux ne faisaient qu’un ; le même destin obtinrent… “

La dernière chose que j’entendis, avant d’être ensevelie sous les ténèbres, fut le rire soyeux du Cauchemar, un rire fou et absolu. “La fille, le Roi… le monstre qu’ils devinrent.”

Rachel Gillig, Le Roi Berger – T1 : Une fenêtre sur les ténèbres

Il lui était difficile de la regarder. Sous le désir qui les liait se cachait un fil, fin et fragile. Un fil qu’lona avait fait passer dans le chas d’une aiguille avant d’enfoncer celle-ci dans le cœur d’Orme, malgré les murs et les herses qui le protégeaient, même si Iona ne le voyait pas encore. C’était devenu inconfortable de faire comme si elle n’était pas cousue à lui, de faire comme si la quête de la Jeune Fille ne lui était pas devenue vitale. Qu’il ne ressentait pas quelque chose comme de la douleur à chaque fois qu’il était en sa compagnie. Tout cela était d’un inconfort terrible et merveilleux.

Rachel Gillig, Le Roi Berger – T2 : Deux couronnes corrompues

Le mot de la fin

Bon, je ne vais pas épiloguer très longtemps après avoir écrit une chronique de cette taille. Juste le temps de te souhaiter un bon week-end et de te donner rendez-vous la semaine prochaine pour : 1) Une chronique pour le Prix Audiolib, qui nous fera voyager entre Vienne et New-York à travers tout le XXe siècle. 2) Une nouvelle enquête de la reine du crime qui nous fera -littéralement- nous envoyer en l’air. 3) Un post Instagram qui changera de l’ordinaire. 4) La traditionnelle citation du vendredi qui sera mise à l’honneur – toujours sur Instagram. 5) Mon bilan lectures du mois le plus court de l’année.

C’est un programme qui t’intrigue ? Alors, pour être certain⋅e de ne rien rater, je t’encourage chaleureusement à aller t’inscrire à la newsletter (tu seras ainsi averti⋅e par mail dès qu’un nouvel article sera publié sur le blog) et à venir me retrouver sur Instagram où je publie tous les jours de nouveaux contenus littéraires !

Mais avant de partir, viens me dire en commentaires si tu as lu ou entendu parler de la série Le Roi Berger de Rachel Gillig, et ce que ma chronique t’inspire à son sujet !

À bientôt pour un nouvel article !

Amandine Stuart

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