Couverture du livre Le Mur, de Christian Guay-Poliquin

Le Résumé du Mur, de Christian Guay-Poliquin

Au cœur d’une ville divisée par un imposant mur frontalier, Héléna travaille pour une agence de rénovation. Elle répare des balcons, colmate des toitures et plonge momentanément dans l’intimité de ses clients. Partout, rues, parcs et logements se laissent lentement envahir par la flore et la faune. Le lierre et les roseaux gagnent du terrain, les iguanes tombent des arbres et la pluie étend son règne. Dans ce monde régulé par les agences et sillonné par les gardes-frontières, Héléna file à vélo avec sa remorque à outils, tentant de semer les monstres du passé qui la poursuivent. Un jour, dans le sous-sol humide d’un immeuble, elle découvre un groupe de tunneliers clandestins et un espoir fou monte en elle : traverser avec eux.

Le Mur déploie une métaphore politique et existentielle où résonnent la force de la nature, le travail des mains et le rêve de l’exil.

Éditions La Peuplade

Fiche technique

Titre Le Mur

Auteur : Christian Guay-Poliquin

Édition : La Peuplade

Pages : 168

Parution : 13 août 2026

Âge : À partir de 14 ans

Formats & Prix : Papier : 20.00€  Ebook : 12.99€

Remarque : Je remercie vivement et chaleureusement les Éditions La Peuplade, pour l’envoi de ce livre numérique. Je précise toutefois que mon avis n’en sera pas moins transparent, honnête et sincère.

Mon avis sur Le Mur, de Christian Guay-Poliquin

Même si la première moitié m’a parfois semblé un peu longue — il faut attendre le point de bascule annoncé dans le résumé pour que les choses s’accélèrent véritablement —, j’ai paradoxalement eu beaucoup de mal à lâcher ce court roman.

J’ai aimé suivre Héléna dans son quotidien, alors qu’elle tente de repousser l’échéance dans une ville qui tombe peu à peu en décrépitude, sous une pluie incessante et une nature tropicale omniprésente qui s’infiltre jusque dans les murs. Au milieu de tout ça : la solitude, l’alcool pour tenir le coup… puis l’espoir, qui finit par ressurgir au fond d’une cave. Avec lui, le rythme du récit s’accélère subitement, tandis que souvenirs et secrets remontent eux aussi à la surface.

Impossible de ne pas faire le lien entre ce récit, cette ville anonyme et l’actualité mondiale de ces dernières années. Le Mur — le roman comme la séparation dont il tire son titre — pourrait se situer n’importe où, dans un futur pas si lointain. Ce flou spatio-temporel, associé à des personnages dont on sait finalement peu de choses, donne au récit une dimension presque universelle et rend la situation d’autant plus impactante.

J’ai aussi beaucoup aimé la forme du texte : son rythme qui s’accélère progressivement et cette écriture filante, comme si le temps manquait pour aller à la ligne ou même marquer les dialogues, tout en conservant une étonnante douceur. J’aurais certes aimé que l’intrigue se mette en place plus rapidement et surtout ressentir davantage d’émotions. Mais cette lenteur prend aussi tout son sens lorsqu’on la met en parallèle avec le quotidien anesthésié d’Héléna. Les jours passent et se ressemblent, les mêmes gestes recommencent, jusqu’à provoquer chez nous aussi une forme de découragement. Ce que j’ai parfois subi pendant ma lecture participe donc peut-être justement à nous faire ressentir, à notre échelle, ce qu’elle traverse.

En bref, Le Mur de Christian Guay-Poliquin est un texte court mais puissant, à la fois oppressant et profondément humain, qui marque autant qu’il pousse à la réflexion. Assurément l’un des romans de cette rentrée littéraire à découvrir. Je recommande !

Ma note

Ma note : 15/20

La citation du Mur, de Christian Guay-Poliquin

Héléna file sur le boulevard et passe le pont. Sous ses arches craquelées, la rivière coule silencieusement entre quelques îlots de végétation qui déjouent le courant. Sur le bord, la ramure d’imposants saules pleureurs traîne dans l’eau. Le mur passe tout près. Elle se souvient de l’époque des postes de douane, des miradors, de l’écho des armes automatiques. Tout cela est fini aujourd’hui, le mur est là et les gardes-frontière continuent de faire leur ronde. Malgré tout, quelques histoires d’évasion subsistent. Mais peu de gens y croient.

Christian Guay-Poliquin, Le Mur

💡 Pour aller plus loin, je te propose d’aller consulter la jolie chronique présente sur le blog Page par page.

Le mot de la fin

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Mais avant de partir, viens me dire en commentaires si tu as lu Le Mur de Christian Guay-Poliquin et ce que tu en as pensé !

À bientôt pour un nouvel article !

Amandine Stuart

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