Couverture du livre C’était pour du beurre, d'Orianne Papin

Le Résumé de C’était pour du beurre, d’Orianne Papin

Elle dit qu’ils se racontent des histoires et qu’avec eux la vie est une réinvention permanente. Que le jeu « n’existait pas » parce que l’on jouait « pour de vrai », emplis de la magie de l’instant, l’imagination galopant comme des chevaux dans le vent. Elle dit qu’à « changer si souvent de pointure et de dents », les enfants savent « ce que c’est d’être éphémères ». Qu’elle n’a jamais autant changé d’âge, de métier, de prénom, de sexe, de langue que « pendant [ses] dix premières années ». Dans ce livre, Orianne Papin chante les mille et une vies de l’enfance, ce temps où tous les possibles se font jour. Un âge d’or ? Non, la vie même. Celle qui s’apparente le plus à l’écriture, à la fiction, ce puzzle par lequel l’adulte rassemble, invente et sauve la meilleure part de lui-même. Un livre-talisman.

Éditions Bruno Doucey

Fiche technique

Titre : C’était pour du beurre

Autrice : Orianne Papin

Édition : Bruno Doucey

Pages : 112

Parution : 5 avril 2024

Âge : À partir de 12 ans

Formats & Prix : Papier : 15.00€  Ebook : 9.99€

Mon avis sur C’était pour du beurre, d’Orianne Papin

Énorme coup de cœur pour ce recueil de poèmes ! Après avoir essuyé bon nombre de déceptions poétiques depuis le début de l’année, C’était pour du beurre a réussi là où les autres avaient échoué : me réconcilier avec le genre.

Avec une écriture tout en sensibilité, Orianne Papin nous replonge dans les merveilles de l’enfance, ses petits riens qui semblaient immenses, son imagination débordante et cette façon si particulière de regarder le monde. Ses poèmes sont courts, simples en apparence, mais ils touchent incroyablement juste. Peu de mots suffisent parfois à réveiller tout un souvenir ou une émotion que l’on pensait oubliée.

J’ai particulièrement aimé toute la nostalgie et la tendresse qui se dégagent de ces textes. Ils font ressurgir nos propres souvenirs d’enfance, mais aussi cette créativité et cette capacité à s’émerveiller que l’on a parfois tendance à perdre en grandissant. Au fil des pages, je me suis retrouvée à repenser à mes propres jeux, à mes propres histoires et à tous ces petits moments qui ont façonné mon imaginaire.

Et autant dire que mon exemplaire en porte désormais les traces : j’ai surligné la quasi-totalité du livre ! Certains vers m’ont émue, d’autres m’ont fait sourire, et énormément m’ont donné envie de m’arrêter quelques secondes pour les laisser résonner.

Bref, un recueil de poèmes rempli du goût de l’enfance, de la nostalgie, de l’imagination et des souvenirs, qui réveille notre part créative avec énormément de douceur. Une véritable pépite, à lire au plus vite !

Ma note

Ma note : 18/20

La citation de C’était pour du beurre, d’Orianne Papin

Au commencement
nous n’avions peur de rien.

Le bruit peut-être.

Après nous avons su les loups
les monstres et les sorcières.

Et puis il a fallu faire attention

aux feux rouges
aux inconnus
aux guêpes
aux noyaux
aux allumettes
aux lacets défaits
aux méduses
aux doigts dans les portes
au soleil
aux escaliers
au couteau.

Orianne Papin, C’était pour du beurre

💡 Pour aller plus loin, je te propose d’aller consulter la jolie chronique présente sur le blog Les sortilèges des mots.

Le mot de la fin

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Mais avant de partir, viens me dire en commentaires si tu as lu C’était pour du beurre d’Orianne Papin et ce que tu en as pensé !

À bientôt pour un nouvel article !

Amandine Stuart

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