Des rêves dans la marge

Des lectures variées et des avis sincères

Chronique Lecture | L’Assassin Royal – T1 : L’Apprenti Assassin, de Robin Hobb

Couverture du livre L'Apprenti Assassin, le premier tome de la saga L'Assassin Royal, de Robin Hobb

Résumé de L’Apprenti Assassin

Au royaume des Six-Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant, renonce à devenir roi-servant le jour où il apprend l’existence de Fitz, son fils illégitime. Le bâtard grandit à Castelcerf, sous l’autorité de Burrich, le maître d’écurie. Mais le roi Subtil exige que Fitz reçoive une éducation princière. L’enfant découvre bientôt que le dessein du monarque est tout autre : faire de lui un assassin au service du pouvoir. Et tandis que les attaques des Pirates rouges mettent la contrée en péril, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu’à un fil : celui de sa lame.

Éditions J’ai lu

Fiche technique

Titre L’Assassin Royal – T1 : L’Apprenti Assassin

Autrice : Robin Hobb

Édition – Collection : J’ai lu – Imaginaire (n° 5632)

Nombre de pages : 512

Première parution : 01.04.1995

Âge : À partir de 15 ans

Formats & Prix : Grand Format : 21.90€  Poche : 8.90€  Ebook : 8.49€  Audio : 27.95€ (ou un crédit)

Mon avis sur L’Apprenti Assassin

L’un des moments forts (si ce n’est le plus fort) de mon mois d’Avril fut ma découverte de L’Apprenti Assassin, le premier tome de la saga L’Assassin Royal de Robin Hobb dont la réputation n’est plus à faire. Et on comprend vite pourquoi toutes celles et tous ceux qui la commencent tombent éperdument sous le charme de cette série. Cette lecture était absolument géniale, comme l’attesteront mes comparses de lecture commune : Manon @b.luefern et Evalie @vivi_laptitesorciere.

Une plongée au cœur du royaume des Six-Duchés

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, je crois qu’une petite mise en contexte s’impose : L’histoire débute là où remontent les premiers souvenirs du narrateur (Fitz âgé, qui nous raconte sa propre vie), lorsque son grand-père maternel le dépose à 6 ans aux portes du château de Castelcerf en déclarant que ce petit est le bâtard du prince héritier et qu’il serait temps que son père en prenne la responsabilité. La ressemblance entre le père et son fils est si flagrante qu’il est impossible de nier que le prince préféré du royaume s’est égaré dans un autre lit que celui de sa femme.

Fitz va donc être placé sous la garde de Burrich, le maître des écuries, et mis de côté… Jusqu’à ce que le roi (son grand-père) se souvienne de son existence et se dise que, finalement, ce bâtard pourrait être utile. Il fait partie de la famille royale sans en faire partie et constitue donc une pièce maîtresse dans le jeu de stratégie du roi : un pion qu’il peut déplacer à sa guise et dans toutes les directions, ce qui est un avantage précieux pour l’assassin royal, chargé de régler les problèmes géopolitiques du royaume. Commence alors pour Fitz un entraînement intensif pour apprendre à devenir un maître de l’étiquette et des techniques mortelles, en même temps que ses oncles ne voient pas d’un très bon œil l’obstacle que Fitz représente dans leur course pour l’accession au trône.

Un univers immersif et des personnages incarnés

Tu trouves que c’est dense ? Eh bien tu te trompes. Cette impression n’est due qu’à mon talent médiocre dans l’écriture des résumés. Parce qu’en réalité, on entre dans L’Apprenti Assassin avec autant de facilité que de plaisir. Et c’est là le premier point fort de cette histoire : on la découvre en même temps que Fitz qui grandit en devant s’adapter à ce monde, cet entourage, cette hiérarchie et ces règles qui font désormais partie de sa vie. L’adaptation se fait donc avec douceur et fluidité, et les choses nous sont présentées avec un naturel déconcertant.

L’écriture de Robin Hobb, dont je suis fan, constitue en une autre pierre angulaire de ce récit. C’est recherché, fouillis, drôle et poétique sans être abrutissant et indigeste. Elle l’utilise pour développer un univers immersif (bien que pas très original, mais il faut considérer ça en ayant en tête que le livre a été écrit il y a 20 ans, alors je lui pardonne) – mais surtout, surtout, une construction des personnages ultra-impressionnante, chacun étant décrit avec minutie, avec leurs nuances et leurs personnalités, les rendant ainsi incroyablement réels. On s’y attache, on les déteste, et on oscille le plus souvent au milieu de toute une palette d’émotions et de ressentis qu’ils nous inspirent. Bref, ils sont terriblement bien incarnés, et c’est sûrement ce qui fait toute la consistance de l’histoire.

Que ce soit Fitz, à qui on s’attache un peu plus à chaque page qui passe, ou Burrich, Subtil, Umbre, Patience, Vérité (mon chouchou), le Fou, Royal, Molly, Gallen (au passage, on est d’accord que J.K. Rowling a puisé dans son personnage pour créer Rogue ? Parce qu’ils se font une sacrée concurrence tous les deux !)… Ils sont tous vitaux pour le récit, qu’ils rendent terriblement réel.

L’Apprenti Assassin nous hypnotise

Parce que ce que Robin Hobb inflige à ses personnages, et à Fitz en particulier, est loin d’être un long fleuve tranquille. Il fait face à des épreuves difficiles et violentes, et à des enjeux qui pèsent bien lourd sur ses épaules. Ainsi, l’action est là malgré tout, notamment dans les derniers chapitres qui font monter une tension intenable. J’ai vécu les événements à ses côtés, incapable de reprendre ma respiration parce que je ne trouvais pas d’issue à cette situation.

Mais plus généralement, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde dans ma lecture de L’Apprenti Assassin, qui a défilé à toute vitesse et laisse derrière elle de nombreuses promesses pour la suite. Suite qui est déjà programmée par notre trio de lecture commune et que j’ai par conséquent intégrée à ma PAL pour le Mois de la Fantasy ! Tellement hâte de découvrir la suite des aventures de Fitz Chevalerie Loinvoyant !

En bref

En bref, L’Apprenti Assassin, le premier tome de la saga L’Assassin Royal de Robin Hobb fut une excellente lecture qui a largement dépassé mes attentes. On entre dans cet univers avec autant de facilité que de plaisir et on s’y adapte en même temps que le jeune Fitz. Mais la véritable force de cette histoire se trouve dans la plume aiguisée de l’autrice, qui l’utilise pour développer un univers immersif – mais surtout toute une palette de personnages terriblement bien incarnés, rendant le récit on ne peut plus tangible et réel. On ne s’ennuie pas une seule seconde face aux épreuves aussi difficiles que violentes auxquelles Fitz doit faire face et aux lourds enjeux qui pèsent sur ses épaules. On sent que l’autrice sème des petits cailloux pour une suite qui annonce avoir un potentiel infini… que j’ai terriblement hâte de découvrir !

Ma note

Ma note : 16/20

La citation de L’Apprenti Assassin

Je pris la bourse avec des sentiments mêlés : le dépuratif qu’elle contenait était extrêmement puissant. “Merci de penser à moi ; mais d’ordinaire, quand je voyage, je ne suis pas sujet aux indispositions, et…

– D’ordinaire, quand tu voyages, tu ne risques pas de te faire empoisonner.

– Chercherais-tu à me dire quelque chose ?” J’essayais d’adopter un ton léger et badin : je trouvais qu’il manquait à la conversation les grimaces et les moqueries habituelles du fou.

“Seulement que tu ferais bien de toucher le moins possible, voire pas du tout, aux aliments que tu n’auras pas préparés toi-même.

– À tous les banquets et à tous les festins qu’il y aura ?

– Non. Uniquement à ceux auxquels tu voudras survivre.”

Robin Hobb, L’Assassin Royal – T1 : L’Apprenti Assassin

Le mot de la fin

Voilà une chronique dense comme je n’en avais pas écrit depuis longtemps ! J’espère avoir réussi à te transmettre tout l’enthousiasme que m’a procuré L’Apprenti Assassin et, pourquoi pas, t’avoir donné envie de sauter le pas si ça n’est pas encore fait !

Avant de partir, viens me dire en commentaires si tu es déjà un⋅e fervent⋅e adepte du travail de Robin Hobb, ou bien si tu n’as pas encore eu l’occasion de t’y confronter !

À bientôt pour un nouvel article !

Amandine Stuart

4.9/5 - (30 votes)

Au Suivant Poste

Précedent Poste

Poster un Commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

© 2024 Des rêves dans la marge

Thème par Anders Norén