

Le Résumé de La Dame de la Seine
1593. Christopher Marlowe, dramaturge excentrique contemporain de Shakespeare, est une canaille charismatique et un séducteur aux mille amants. Il est aussi, occasionnellement, espion pour le compte de la Couronne. À la suite d’une rixe qui a mal tourné, il quitte précipitamment l’Angleterre pour accompagner son patron, Walsingham le Jeune, dans une mission de renseignement à Paris. Vingt ans après la Saint-Barthélemy, la ville est sous la coupe d’une ligue ultracatholique, qui fait régner l’ordre et la peur. Qu’est-ce qu’un poète en fuite, athée, bagarreur, homosexuel et grande gueule peut s’attendre à trouver là ? Des ennuis, bien sûr. Et des secrets à mettre au jour…
Meurtres, intrigues et vengeance se mêlent dans La Dame de la Seine, roman d’aventures trépidant et espiègle, où résonnent aussi bien les échos de la grande histoire que les émotions des récits intimes.
Éditions Aux Forges de Vulcain
Fiche technique
Titre : La Dame de la Seine
Autrice : Claire Duvivier
Édition : Aux Forges de Vulcain
Pages / Temps d’écoute : 288 / 7h01
Parution : 21 août 2026
Âge : À partir de 15 ans
Formats & Prix : Papier : 21.00€ • Ebook : 14.99€ • Audio : 22.95€ (ou un crédit)
Mon format de lecture : J’ai découvert ce livre dans sa version audio, lue par l’autrice.
Écouter un extrait :
Mon avis sur La Dame de la Seine
J’ai adoré l’idée de départ de La Dame de la Seine : Claire Duvivier s’empare de la biographie d’un dramaturge anglais bien connu pour en faire le héros d’un roman historique d’aventures et d’espionnage, en pleines guerres de Religion (ça m’a rappelé plein de souvenirs de mes cours d’Histoire Moderne à la fac). Rien que pour l’exercice, je dis chapeau !
Et celui-ci est réussi haut la main. J’ai beaucoup aimé la manière dont l’autrice mêle réalité historique et fiction pour nous entraîner dans cette époque particulièrement mouvementée. Entre théâtre, espionnage, complots et tensions religieuses, le contexte est riche sans jamais donner l’impression d’assister à un cours d’Histoire. Le tout est en plus porté par la très belle plume de Claire Duvivier, que j’ai pris énormément de plaisir à retrouver après ma lecture de Citadins de Demain (le premier tome de la trilogie Capitale du Nord) il y a 3 ans.
J’ai malgré tout eu un peu de mal à entrer dans le récit, notamment à saisir les tenants et aboutissants de la mission. Il m’a fallu un certain temps avant de me sentir véritablement impliquée dans l’aventure et de comprendre où l’autrice souhaitait m’emmener. Mais une fois tous les éléments en place, j’ai été totalement embarquée, en particulier dans le dernier tiers.
Et puis, il y a ce fameux chapitre raconté d’un point de vue féminin. Difficile d’en parler sans en révéler trop, mais il m’a profondément marquée et restera probablement gravé dans ma mémoire pendant très, très longtemps. Il donne une tout autre intensité à cette partie du récit et, rien que pour ce passage, il faut découvrir La Dame de la Seine.
J’ai découvert le roman dans sa version audio et l’expérience fonctionne particulièrement bien : elle est immersive à souhait et portée par une interprétation pleine de talent, qui m’a vraiment aidée à plonger dans l’époque et l’aventure.
Bref, une très belle proposition de roman historique, entre guerres de Religion, espionnage, théâtre et aventure. Malgré un début qui m’a demandé un petit temps d’adaptation, j’ai fini par me laisser complètement emporter. Un bon moment et un exercice littéraire que je trouve particulièrement réussi !
Ma note

La citation de La Dame de la Seine
« J’ai le texte sur moi, si cela vous intéresse encore.
Tout ce que tu écris m’intéresse, Kit. Confie-moi ton manuscrit. Nous avons de longues heures de traversée devant nous. »
De nouveau d’excellente humeur, j’extirpai de mon sac la liasse tachée de sang et je la lui remis, ressentant à nouveau ce bourdonnement dans ma tête – pas celui de la taverne, non, un autre. Plus ancien, plus joyeux, celui qui vibrait chaque fois que je lui faisais lire quelque chose de nouveau, avant. Il murmura le titre, observa longuement la première page avant de la caresser du plat de la main, ému peut-être lui aussi de cette résurgence d’un vieux rituel, ou simplement pour chasser les embruns qui déjà s’y déposaient. Il tourna le dos au bastingage comme pour faire barrage de son corps, redevenu homme-marionnette, son regard se perdant dans l’éther. Je n’osai dire un mot.
« C’est une drôle de coïncidence, ce sujet, cette pièce, nos retrouvailles aujourd’hui, finit-il par dire. Nous n’allons pas à Flessingue, Kit. Je peux te le dire, à présent. »
Je haussai les sourcils en une mimique interrogative. Le Jeune sourit, ravi de son petit effet, et compléta :
« Nous allons à Paris. »
Claire Duvivier, La Dame de la Seine
💡 Pour aller plus loin, voici d’autres chroniques à propos de La Dame de la Seine de Claire Duvivier, concoctées par des camarades dont j’apprécie beaucoup le travail : Les Blablas de Tachan • Le Syndrome Quickson • Ma collection de livres • Les livres de K79.
Le mot de la fin
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Mais avant de partir, viens me dire en commentaires si tu as lu (ou écouté) La Dame de la Seine de Claire Duvivier et ce que tu en as pensé !
À bientôt pour un nouvel article !
Amandine Stuart
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