DES RÊVES DANS LA MARGE

Joachim Du Bellay, Les Regrets

Résumé de l’éditeur

Dans ce recueil fondateur, le poète angevin se nourrit de sa découverte de Rome comme de la littérature d’exil pour construire une figure aux multiples facettes.

De l’élégie à la satire et à l’éloge, il repousse les limites du sonnet et varie les tonalités de sa palette poétique.

Flammarion

Fiche technique

Titre Les Regrets

Auteur : Joachim Du Bellay

Édition – Collection : Flammarion – Étonnants Classiques

Genre : Poésie

Nombre de page : 256

Date de parution : 25.08.2021

Âge : À partir de 15 ans

Prix : 4.50€

Mon avis

Après la relative bonne surprise que fut Nocturne Indien, ma première lecture pour la fac du semestre, je redoutai plus de me pencher sur ce recueil pour mon cours de Poésie : Les Regrets de Joachim Du Bellay.

Je te le dis tout de suite : Cette chronique sera courte… pour la simple et bonne raison que j’ai abandonné ma lecture ! Je sais, c’est mal de ne pas aller au bout de ses livres de cours. Mais je m’auto-justifie en me disant que ce n’est pas comme si c’était un roman. La poésie est une expérience de lecture si particulière que ce n’est pas vraiment quelque chose que l’on peut évaluer ou notifier. Je pense donc que ça devrait passer inaperçu si je m’investis et que je travaille en cours sur les quelques poèmes que la prof choisira d’approfondir. Voilà pour mon plan d’attaque.

Pour ce qui est des poèmes en eux-mêmes, sache que Les Regrets est un recueil de 191 sonnets publiés en 1558 alors que Du Bellay revenait d’un long voyage/exil en Italie. Et si c’est aujourd’hui encore une référence en matière de poésie, c’est qu’il révolutionne le genre de l’époque en s’éloignant pour la première fois du genre et du thème de l’amour.

Et comme je le disais : Ça ne l’a pas fait avec moi. Mais alors pas du tout. J’ai tout de même réussi à en lire une bonne cinquantaine avant d’abandonner la partie, estimant qu’il ne servait à rien de simplement « lire pour lire » sans vraiment être à ce que je faisais. C’est juste que ça n’est pas passé. Les poèmes étaient trop éloignés de moi et n’ont donc pas réussi à m’atteindre et me toucher. Le vocabulaire aussi. Et si quelques vers m’ont tout de même marqué, c’est bien tout ce que je retiendrai de ma lecture. Et encore. Alors parfois il faut simplement savoir arrêter les frais.

La citation

[Sonnet 12]

Vu le soin ménager, dont travaillé je suis,

Vu l’importun souci, qui sans fin me tourmente,

Et vu tant de regrets, desquels je me lamente,

Tu t’ébahis souvent comment chanter je puis.

Je ne chante, Magny, je pleure mes ennuis :

Ou, pour le dire mieux, en pleurant je les chante,

Si bien qu’en les chantant, souvent je les enchante :

Voilà pourquoi, Magny, je chante jours et nuits.

Ainsi chante l’ouvrier en faisant son ouvrage,

Ainsi le laboureur faisant son labourage,

Ainsi le pèlerin regrettant sa maison,

Ainsi l’aventurier songeant à sa dame,

Ainsi le marinier en tirant à la rame,

Ainsi le prisonnier maudissant sa prison.

Joachim Du Bellay, Les Regrets

Ma note

Le mot de la fin

Aller, qu’on se marre un peu : Quel est ton pire souvenir de lecture obligatoire pour les cours ?

Amandine Stuart

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