
Résumé d’Un cadavre dans la bibliothèque
Le colonel Bentry est contrarié : on l’a tiré de son sommeil pour lui faire constater un fait particulièrement vexant : une femme, une inconnue, a été trouvée étranglée dans sa bibliothèque… Venir ainsi se faire assassiner chez les gens ! Surtout que la jeune personne est vêtue d’une toilette tape-à-l’œil du plus mauvais goût ! Tout à fait déplacée dans la bibliothèque aristocratique du manoir… Cruelle énigme pour la police ! Heureusement que la demeure des Bentry est voisine de Saint-Mary-Mead, le village de Miss Marple. C’est le bon sens de cette sympathique vieille dame qui, une fois de plus, permettra de trouver la solution.
Fiche technique
Titre : Un cadavre dans la bibliothèque
Autrice : Agatha Christie
Édition – Collection : Le Livre de Poche – Romans policiers
Pages : 190
Parution : 1946
Âge : À partir de 13 ans
Formats & Prix : Poche : 7.40€ • Ebook : 5.49€
Remarque : J’ai lu ce livre dans le cadre de l’édition 2025 du Challenge Read Christie.
Mon avis sur Un cadavre dans la bibliothèque
Ma lecture pour le mois de mars du Challenge Read Christie s’est portée sur Un cadavre dans la bibliothèque, une enquête de Miss Marple dont le titre réjouissait l’amoureuse des livres que je suis.
Comme d’habitude, j’ai passé un très agréable moment avec cette nouvelle enquête de la reine du crime, que j’ai dévorée en un week-end – pendant que je regardais la pluie tomber derrière les fenêtres.
Agatha Christie nous explique dans la préface du roman qu’elle a voulu reprendre le trope du cadavre dans la bibliothèque, hyper classique dans le genre policier et usé jusqu’à la corde, mais en en prenant le contre-pied. Et en effet, le pari est réussi.
Car le titre ne laisse pas du tout présager de l’environnement réel de cette histoire. Pourtant, le premier chapitre nous offre bien les codes promis – et est d’ailleurs une masterclass à lui tout seul grâce à son ton et son rythme de théâtre de boulevard qui m’a fait glousser comme une dinde (je trouve qu’on occulte beaucoup trop le caractère humoristique de la plume d’Agatha Christie et qu’on ne dit pas assez à quel point ses romans peuvent être drôles). Mais l’enquête nous oriente très vite loin du manoir et de sa bibliothèque, pour nous faire atterrir dans un hôtel de luxe aux côtés d’un vieil homme infirme et de ses beaux-enfants – qui ne voyaient pas d’un très bon œil l’arrivée de la victime dans leur famille.
Si je ne devais faire qu’un reproche à Un cadavre dans la bibliothèque, c’est que Miss Marple y est en réalité peu présente – on suit beaucoup plus les policiers chargés de l’enquête. Mais le reste est, comme d’habitude, maîtrisé de bout en bout. J’ai continué d’avoir des doutes sur l’identité du coupable jusqu’à la révélation finale (même si celle-ci n’a pas été une surprise totale puisque j’avais réussi à assembler quelques éléments – mais pas tous, loin de là).
Bref, un cosy mystery qui prouve que l’habit ne fait pas le moine et où Agatha Christie démontre encore tout son talent. Peut-être pas mon enquête préférée de l’autrice, mais tout de même un très bon moment.
Ma note

La citation d’Un cadavre dans la bibliothèque
Au moment où ils quittaient le bar, ils furent accostés par un garçonnet de neuf ans environ. Tout excité, il s’adressa immédiatement à eux :
– Dites, c’est vous, les policiers ? Moi, je suis Peter Carmody. C’est mon grand-père, M. Jefferson, qui a téléphoné à la police au sujet de Ruby. Vous êtes de Scotland Yard ? Au fait, ça ne vous embête pas que je vous parle ?
Le colonel Melchett semblait sur le point de l’envoyer promener, mais le superintendant Harper s’interposa.
– Pas du tout, mon petit, lui répondit-il d’un ton bienveillant. J’imagine que cette histoire t’intéresse ?
– Je veux, qu’elle m’intéresse ! Vous aimez les romans policiers ? Moi, j’adore ! Je les lis tous, même que j’ai des autographes de Dorothy Sayers, Agatha Christie, John Dickson Carr et H.C. Bailey. Ce crime-là, il va passer dans les journaux ?
– Pour ça, tu peux être tranquille, répondit le superintendant.
– Parce que vous savez, je retourne à l’école la semaine prochaine, alors je vais raconter à tous les copains que je la connaissais bien, la victime – vraiment bien !
– Et comment tu la trouvais ?
Peter réfléchit un moment :
– Bof ! Elle me plaisait pas trop. Je la trouvais plutôt cloche. Maman et oncle Mark, ils l’aimaient pas beaucoup non plus. Grand-père, lui, si. C’était le seul. Au fait, il veut vous voir, grand-père. Edwards est en train de vous chercher.
– Alors comme ça, chuchota le superintendant sur un ton d’encouragement, ta mère et ton oncle Mark n’aimaient pas beaucoup Ruby Keene ? Pourquoi ?
– Oh, j’en sais rien. Elle était collante. Et ça leur plaisait pas que grand-père, il en fasse tout un plat, de cette fille. Moi, conclut-il gaiement, je crois qu’ils doivent être contents qu’elle soit morte.
Le superintendant Harper le considéra d’un air pensif :
– Tu, euh… tu les as entendus dire ça ?
– Pas exactement. Oncle Mark, il a dit : “Bon débarras”, et maman : “Oui, mais c’est tellement horrible”, et oncle Mark a répondu que c’était pas la peine d’être hypocrite.
Agatha Christie, Un cadavre dans la bibliothèque
Le mot de la fin
Voilà une lecture qui, à peine refermée, m’a donné très envie de retrouver son autrice au plus vite – ce que je ferai donc très bientôt avec Effroyable printemps, le recueil de nouvelles saisonnières qui est au programme de mon Challenge Read Christie pour le mois d’avril (et qu’il me tarde de découvrir après l’excellente surprise qu’avait été le recueil hivernal Sous la glace en janvier).

Le résumé :
Le printemps, avec ses giboulées soudaines, ses prairies en fleurs et ses odeurs inégalables, pousse même les plus casaniers à sortir d’un pas plein d’entrain profiter des merveilles de la nature que l’hiver avait savamment éclipsées. Mais l’insouciant pèlerin ferait mieux de se méfier, car le crime aussi rôde, revigoré par tant de mortelles possibilités. Quand s’en vient le renouveau, mieux vaut s’assurer l’amitié d’un brillant détective…
Un recueil incontournable pour tous les amateurs de cosy mystery, qui rassemble les plus brillants enquêteurs de la reine du crime : d’Hercule Poirot à Miss Marple, sans oublier les plus atypiques, tels que le futé Parker Pyne ou le mystérieux Harley Quinn.
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À bientôt pour un nouvel article !
Amandine Stuart
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