Couverture du livre audio Ta promesse, de Camille Laurens

Le Résumé de Ta promesse

« Au moment où s’ouvre ce livre, je romps une promesse. Lorsque je l’ai faite, c’est idiot, j’étais sûre que je la tiendrais. Enfin, idiot, je ne sais pas. La moindre des choses, quand on fait une promesse, n’est-ce pas d’y croire ? »

Que s’est-il passé avec son compagnon pour que la romancière Claire Lancel doive se défendre devant un tribunal ? Au fil du récit, elle raconte comment elle s’est peu à peu laissé entraîner dans une histoire faite de manipulations et de mensonges.

Dans ce roman haletant comme un thriller, Camille Laurens questionne le narcissisme contemporain, l’absence d’empathie, et se demande comment sauver l’amour de ses illusions. Elle nous invite à le célébrer et à le vivre, au-delà des promesses trahies.

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Fiche technique

Titre : Ta promesse

Autrice : Camille Laurens

Éditeur d’origine : Gallimard – Collection Blanche

Pages / Temps d’écoute : 368 / 9h16

Parution : 2 Janvier 2025

Âge : À partir de 18 ans

Récompenses : Prix Page des Libraires 2025 – Grand Prix RTL-Lire 2025

Formats & Prix : Papier : 22.50€  Ebook : 14.99€  Audio : 18.99€ (ou un crédit)

Mon format de lecture : J’ai découvert ce livre dans sa version audio, lue par Micky Sebastian.

Écouter un extrait :

Mon avis sur Ta promesse

J’avais glissé ce roman dans ma PAL estivale après en avoir entendu du bien de la part de personnes avec qui j’ai des affinités littéraires. Je me suis donc lancée dans sa version audio avec, je l’avoue, beaucoup d’attentes : les thématiques me parlaient, l’écriture avait l’air très belle et j’étais dans le bon mood pour un roman contemporain de pure littérature blanche… Bref, je pensais adorer Ta promesse de Camille Laurens.

Sauf que ce fut une belle désillusion, au point que j’ai fini par l’abandonner au bout de 40%.

Tout dans cette histoire me semblait être du déjà-vu. Je voyais l’intrigue se dérouler avec l’impression de connaître à l’avance ses mécanismes et sa finalité : aucune surprise à l’horizon et une banalité (malheureusement, au vu du sujet dont il est question) qui m’a vite lassée et désintéressée. Je ne suis pas parvenue à éprouver d’attachement pour les personnages – un peu d’empathie pour Claire, ça oui, mais pas assez pour avoir envie de rester à ses côtés pour le reste du récit.

En revanche, je ne peux nier la qualité du texte. L’écriture de Camille Laurens est très belle et maîtrisée – j’ai en particulier été charmée par les insertions de poèmes en vers dans la narration, qui apportent une vraie plus-value à Ta promesse. Et c’est d’ailleurs pour cette écriture qui porte que j’ai tenté de poursuivre mon écoute au-delà que ce que mon instinct me dictait. Mais là aussi, la qualité stylistique ne sera pas parvenue à m’accrocher – car j’ai finalement ressenti une vraie sensation de “démonstration” dans cette écriture, qui donnait plutôt une impression d’exercice qui semblait me crier : “regarde un peu comme je sais bien écrire”. En somme, j’y ai déploré un certain manque de naturel.

Tout cela doublé d’un léger malaise ressenti à force de voir l’autrice revenir sans cesse sur le sujet du sexe, dans des termes et des descriptions qui m’ont gênée à plusieurs reprises, mais surtout parce qu’il y a une vraie insistance sur ce point.

Mais je tiens à préciser que mon appréciation ne remet pas en cause la version audio du roman, qui est de qualité et où Micky Sebastian produit une interprétation sans défaut.

En bref, Ta promesse de Camille Laurens est un roman que j’ai abandonné au bout de 40%. En effet, son intrigue banale et déjà-vu, sans surprise à l’horizon, mon manque d’attachement et d’intérêt pour les personnages, mais aussi l’écriture trop démonstrative de l’autrice n’auront pas réussi à me retenir.

Ma note

Ma note : 10/20

La citation de Ta promesse

Il faut que ce livre finisse comme finit un roman policier : par la vérité. Car la vérité existe, n’en déplaise aux hérauts de la nuance, aux champions de l’ambivalence, aux tenants de la fiction universelle. À un moment, dans le champ de la vie, quelque chose est vrai ou faux, fait ou fable. Cela ne dure peut-être qu’un moment, mais c’est un moment de vérité. Or, tout le monde a peur de la vérité. On traîne les pieds, on y va à reculons, on tergiverse. On ne veut pas la vérité, on veut la paix. Non, pas la paix. La tranquillité. La vérité est une aventure, or on veut être tranquille, peu importe le prix. Mais un roman ne doit pas sacrifier la vérité, il perdrait sa raison d’être, qui consiste à s’y risquer, quelle qu’elle soit.

Camille Laurens, Ta promesse

Le mot de la fin

Voilà qui clôt cette semaine pleine de chroniques éclectiques ! On se donne donc rendez-vous dès lundi et les jours qui suivront pour de nouveaux articles tout aussi variés avec, au programme : le premier tome d’une série de BD qui m’a ramené en enfance, un voyage au pays des fæs, mon bilan lectures de juillet et le récap’ des sorties qui arrivent en août !

Alors, si tu veux être certain⋅e de ne rien rater, je t’encourage chaleureusement à aller t’inscrire à la newsletter (tu seras ainsi averti⋅e par mail à chaque nouveauté qui sera publiée sur le blog) ou à venir me retrouver sur Instagram où je publie tous les jours de nouveaux contenus littéraires !

Mais avant de partir, viens me dire en commentaires si tu as lu (ou écouté) Ta promesse de Camille Laurens et ce que tu en as pensé !

À bientôt pour un nouvel article !

Amandine Stuart

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