DES RÊVES DANS LA MARGE

Nine Gorman & Marie Alhinho, La Nuit où les étoiles se sont éteintes

Résumé de l’éditeur

« J’aimerais lui rétorquer que les étoiles s’éteignent et que quand c’est le cas, elles détruisent tout sur leur passageJ’aimerais lui dire que parfois, c’est comme ça que je me sens, comme une supernova sur le point de se transformer en trou noir. »

Depuis que sa mère est en prison, Finn pense ne jamais pouvoir remonter la pente. Il se laisse sombrer et tente de s’oublier entre les bras des filles. Mais la vie prend parfois des tournants inattendus… Certaines rencontres éclairent sa route, comme des lumières dans la nuit.

Plus sombre est le chaos, plus belle sera l’étoile.

Albin Michel

Fiche technique

Titre La Nuit où les étoiles se sont éteintes

Autrices : Nine Gorman & Marie Alhinho

Édition : Albin Michel

Nombre de page : 496

Date de parution : 01.07.2021

Âge : À partir de 16 ans

Prix : 17.90€

Remarque : J’ai lu ce roman dans le cadre de l’édition 2021 du PUMPKIN AUTUMN CHALLENGE.

Mon avis

Tu n’as pas pu passer à côté de cette histoire qui a enflammé la bookosphère tout l’été. Et si, comme d’habitude, j’ai attendu que l’enthousiasme général retombe un peu, mon avis n’en sera pas moins dithyrambique – parce que je te préviens : mon cœur ne s’en est toujours pas remis et n’est pas prêt de le faire.

Ce livre est un voyage initiatique, un récit d’évolution, de résilience, de pardon et d’acceptation. À travers l’histoire de Finn, garçon à fleur la peau à qui la vie n’a pas fait de cadeau, c’est en réalité l’universalisme que nous peignent Nine Gorman et Marie Alhinho.

Parce que la vie est faite de rencontres qui nous changent pour le meilleur et pour le pire. C’est, au fond, le message que nous transmet cette histoire. Mais il y a plus, bien plus. Avec leur écriture écorchée et poétique qui ne rate jamais sa cible pour nous toucher, les autrices expriment parfaitement et de la manière la plus limpide qui soit des vérités essentielles, parfois douloureuses ou trop faciles à oublier.

J’ai été enchanté par ce roman, et avant même que je m’en rende compte. Parce que cette histoire, ses personnages et ses thématiques se sont insinués sous ma peau, dans mes veines et dans mon cœur pour longtemps, c’est certain, peut-être même pour toujours. J’ai l’impression d’avoir eu une chance incroyable d’avoir pu accompagner Finn et les autres dans une période charnière et constructrice de leur vie, et ce fut un honneur, vraiment.

C’est typiquement le genre d’histoire capable de marquer une vie de lectrice parce qu’on ne pourra jamais totalement la refermer.

Bref, un livre bouleversant de vérité, de justesse et d’émotions, à lire absolument !

La citation

– Désolé, s’excuse Nate. Ça risque de piquer encore un peu.

À ce stade, j’ai envie de me cogner la tête contre les murs, mais j’encaisse.

– C’est marrant, reprend-il comme si je n’étais pas au bord de l’évanouissement. Je trouve que tu brilles énormément, pour un trou noir.

– Et moi, je trouve que t’en dis énormément, des conneries.

J’entends son rire et, subitement, je prends conscience qu’il est penché si près de moi que je sens son souffle sur ma peau.

– On a une image très négative des trous noirs mais, en fait, personne ne sait ce qu’il y a vraiment à l’intérieur. Si ça se trouve, c’est super beau, et toute cette noirceur n’est là que pour nous convaincre du contraire.

– La weed, ça te réussit pas, Nate. Arrête de dire de la merde.

Il prend ma main dans la sienne et j’ai un mouvement de recul. Il me confronte du regard et, quand je comprends qu’il veut simplement nettoyer les écorchures que l’écorce à laissées sur mes phalanges, je me détends. Je l’autorise à continuer sans rien dire, mais je vois bien que ma réaction l’a bléssé. Pour autant, je ne vais pas m’excuser.

Lorsqu’il a terminé d’effacer le sang de mon poing, je me laisse partir en arrière et, allongé sur le lit, j’observe Nate de loin. Il range comme il peut, se débarrassant des compresses sales et triant le reste sur le bureau. Je n’avais pas fait gaffe, mais il a retiré sa veste pour l’abandonner sur ma chaise. En dessous, il porte un tee-shirt à manches courtes qui révèle ses bras fins. Il a la peau lisse, constellée de grains de beauté. Plus les secondes passent, plus ses gestes deviennent flous. Sa voix semble traverser des épaisseurs de coton avant de me parvenir :

– Tu connais la citation de Nietzsche qui dit qu’il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante ?

– Non, marmonné-je.

– Je ne suis pas sûr de tout bien saisir mais, en tout cas, ça me fait penser à toi. T’es peut-être un chaos, Finn, mais plus sombre est le chaos, plus belle sera l’étoile.

– Hmm…

Je ne suis plus vraiment là, et je perçois à peine ses derniers mots :

– Tu brilles encore, Finn. Tu n’en as juste pas conscience.

Nine Gorman & Marie Alhinho, La Nuit où les étoiles se sont éteintes

Ma note

Le mot de la fin

Que penses-tu de cette citation, véritable catalyseur du roman : « Plus sombre est le chaos, plus belle sera l’étoile » ?

Amandine Stuart

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