Couverture du livre audio Moi qui n'ai pas connu les hommes de Jacqueline Harpman

Le Résumé de Moi qui n’ai pas connu les hommes

Trente ans après sa première parution, Moi qui n’ai pas connu les hommes résonne d’une force nouvelle.

À la croisée de La Servante écarlate et de La Route, ce roman suit une narratrice sans nom, née en captivité, dans un monde dévasté, déserté, où la survie devient une urgence. Une fable visionnaire, âpre et sans concession, qui s’imprime dans la mémoire comme une cicatrice. De la poésie à l’état brut, inoubliable.

Elles sont quarante, enfermées dans une cave, sous la surveillance de gardiens impassibles. La plus jeune – la narratrice – n’a jamais vécu ailleurs. Si les autres femmes ne se rappellent pas comment elles sont arrivées là et n’ont aucune notion du temps, il leur reste un vague souvenir de leur vie d’avant, qu’elles lui transmettent.

Mystérieusement libérées de leur geôle, elles entreprennent une longue errance à la recherche d’autres humains – ou d’une explication – sur une terre désertée.

On a pu parler de Franz Kafka, de Paul Auster ou de Dino Buzzati au sujet de cette œuvre à la fois cauchemardesque et implacable, singulière et bouleversante. Trente ans après sa première publication en France, Moi qui n’ai pas connu les hommes, véritable best-seller outre-Manche et outre-Atlantique, en cours de traduction dans vingt-sept langues, est en passe de devenir le livre de chevet de toute une génération.

Éditions Audiolib

Fiche technique

Titre : Moi qui n’ai pas connu les hommes

Autrice : Jacqueline Harpman

Éditeur d’origine : Stock – La Bleue

Pages / Temps d’écoute : 272 / 7h01

Première parution : 1995

Âge : À partir de 16 ans

Formats & Prix : Papier : 19.90€  Ebook : 14.99€  Audio : 21.45€ (ou un crédit)

Mon format de lecture : J’ai découvert ce livre dans sa version audio, lue par Lola Naymark.

Écouter un extrait :

Remarque : Je remercie vivement et chaleureusement les Éditions Audiolib ainsi que Netgalley pour l’envoi de ce livre audio. Je précise toutefois que mon avis n’en sera pas moins transparent, honnête et sincère.

Mon avis sur Moi qui n’ai pas connu les hommes

J’ai été interpellée en découvrant ce titre sur Netgalley. Car si je savais que c’était un grand texte féministe en passe de devenir un classique… je ne connaissais absolument rien de son intrigue, de ses thématiques ou de quoi que ce soit d’autre. Mais il se trouve que j’étais curieuse, et que l’extrait audio disponible m’avait donné très envie – pour son interprétation et pour son ambiance.

Je l’ai donc demandé. Puis je l’ai écouté.

Et wahou, quelle claque ! Moi qui n’ai pas connu les hommes fut un coup de cœur, et même un sacrément gros.

Voici un grand roman, qui mêle dystopie, anticipation et féminisme. J’ai été foncièrement marquée par son ambiance (très) angoissante, glauque, violente, mais surtout pleine de mystère. C’est typiquement ce genre de récit où il faut accepter de ne pas avoir toutes les réponses, pour se contenter de suppositions. Et même si ça peut parfois être un peu frustrant pour nous, lecteurices, j’ai aussi trouvé ce mystère total plus réaliste et plus propice à l’imagination – notion qui est primordiale dans le roman. Car Moi qui n’ai pas connu les hommes est aussi un récit profondément philosophique (bien que très accessible), qui célèbre avant tout la soif de savoir – pour le simple plaisir d’apprendre.

Et même si on pourrait lui reprocher quelques facilités scénaristiques (dans le sens où tout tombe parfois un peu trop à point entre les mains des protagonistes), je les ai totalement occultées pour me laisser embarquer par ce livre audio à la qualité d’interprétation démente. Lola Naymark fournit un travail soigné et ciselé qui donne parfaitement corps à cette narratrice anonyme, aussi captivante que froide.

Je reste volontairement évasive sur l’intrigue du roman – car l’action y étant rare, elle mérite de se vivre sur le vif. Et je pense que de façon générale, moins tu en sauras sur Moi qui n’ai pas connu les hommes, plus ta lecture et ton appréciation gagneront en profondeur. Pour le reste, je trouve que la description de l’éditeur décrit avec beaucoup de justesse tout ce que représente ce roman : “Une fable visionnaire, âpre et sans concession, qui s’imprime dans la mémoire comme une cicatrice. De la poésie à l’état brut, inoubliable.” Et aussi : une “œuvre à la fois cauchemardesque et implacable, singulière et bouleversante.” Et tout est dit.

Au final, je crois que ce que je retiendrai surtout de cette écoute, c’est son ambiance unique et profondément angoissante qui marque au fer rouge. (Pour l’anecdote, j’ai lu quelque part que le texte avait connu sa renaissance durant la pandémie de Covid-19… Eh bien permets-moi de te dire que si j’avais écouté cette histoire à ce moment-là, avec le confinement et ses airs de fin du monde, j’aurai fini en thérapie. Je ne comprends pas toujours la logique des gens.) Mais bref, tout ça pour dire que Moi qui n’ai pas connu les hommes fut un très gros coup de cœur, aussi énigmatique que mystérieux, et que je te le recommande chaudement – de préférence dans sa version audio !

Ma note

Ma note : 19/20

La citation de Moi qui n’ai pas connu les hommes

Il n’y a pas de continuité et le monde dont je suis la descendante m’est totalement étranger. Je n’ai pas entendu sa musique, je n’ai pas vu sa peinture, je n’ai pas lu ses livres, sauf les quatre que j’ai trouvés dans le refuge et auxquels je n’ai pas compris grand-chose : je ne connais que la plaine caillouteuse, l’errance et la lente perte de l’espoir, je suis le rejeton stérile d’une race dont je ne sais rien, pas même si elle a disparu. Peut-être que, quelque part, l’humanité resplendit sous les étoiles, ignorant qu’une fille de son sang achève sa vie dans le silence.

Jacqueline Harpman, Moi qui n’ai pas connu les hommes

Le mot de la fin

Voilà qui termine cette nouvelle semaine de chroniques en beauté ! Quoique… la semaine n’est en réalité pas totalement terminée puisqu’un post surprise est programmé demain sur Instagram – et crois-moi : tu n’as vraiment pas envie de le rater !

Mais pour ce qui est du blog, on se retrouvera bel et bien lundi pour le début d’une nouvelle série de chroniques – où il sera d’abord question du cinquième tome des Aventuriers de la Mer (qui était in-croy-a-ble !), puis de plusieurs romances qui ont (plus ou moins) fait battre mon cœur.

Alors, pour être certain⋅e de ne rien rater, je t’encourage chaleureusement à aller t’inscrire à la newsletter (tu seras ainsi averti⋅e par mail dès qu’un nouvel article sera publié sur le blog) ou à venir me retrouver sur Instagram où je publie tous les jours de nouveaux contenus littéraires !

Mais avant de partir, viens me dire en commentaires si tu as lu (ou écouté) Moi qui n’ai pas connu les hommes de Jacqueline Harpman et ce que tu en as pensé !

À bientôt pour un nouvel article !

Amandine Stuart

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