
Résumé de Divines Rivalités
Aucun dieu, aucune guerre ne pourra les séparer.
Après plusieurs siècles de sommeil, les dieux sont à nouveau en guerre. Alors que son frère est parti au front et que sa mère sombre dans l’alcool, la jeune journaliste Iris Winnow tente de maintenir sa vie à flot.
Elle ne trouve de réconfort que dans les lettres écrites à son frère, porté disparu, qu’elle glisse sous sa garde-robe et qui disparaissent mystérieusement. Lorsqu’elle reçoit des réponses anonymes, elle y répond, sans savoir que leur auteur n’est autre que son plus grand rival, Roman Kitt. Alors qu’un lien indéfectible se noue entre eux, Iris accepte une mission au front en tant que correspondante.
Dans un pays où les humains ne sont que les pions de puissances divines, Iris et Roman se font la promesse de continuer à s’écrire. Mais, confrontés aux horreurs de la guerre, leur avenir sera de plus en plus incertain…
Éditions De Saxus
Fiche technique
Titre : Lettres d’enchantement – T1 : Divines Rivalités
Autrice : Rebecca Ross
Édition : De Saxus
Pages : 432
Parution : 02.05.2024
Âge : À partir de 15 ans
Formats & Prix : Relié : 26.90€ • Broché : 19.90€ • Poche : 8.00€ • Ebook : 11.99€
Remarque : J’ai lu ce livre dans le cadre de l’édition 2025 du Challenge Le Mois de la Fantasy.
Mon avis sur Divines Rivalités
Pour le Mois de la Fantasy 2025, j’étais résolue à enfin sortir Divines Rivalités de ma PAL – où il patientait depuis sa sortie, il y a un an. Il faut dire qu’avec tout l’engouement (on pourrait même parler de propagande) qu’il a reçu sur les réseaux sociaux, je redoutais un peu de découvrir que la réalité contenue dans les pages de Divines Rivalités ne soit pas à la hauteur de ce que l’on m’avait vendu.
Et en effet, c’est un peu ce qui s’est passé.
Car si j’ai passé un bon moment de lecture avec le roman de Rebecca Ross – il fut loin d’être exceptionnel à mes yeux, et encore moins au niveau d’un coup de cœur.
Mais avant de recevoir une tonne de commentaires pleins de 🍅, je vais m’expliquer, en commençant par le positif – parce qu’il y en a, et même une bonne dose.
Je retiendrai d’abord l’ambiance de Divines Rivalités, dans laquelle on s’immerge très vite et avec beaucoup de facilité. Cet environnement désuet qui ressemble au XXe siècle (autant dans les vêtements que la technologie ou les moyens de transport et de communications) donne un charme indéniable à l’histoire. Il dépose un filtre sépia et légèrement brumeux sur chaque scène du roman, le rendant ainsi profondément reconnaissable et unique.
Et en parlant de désuétude, impossible de ne pas décrire cet amour pour les mots et l’écriture qu’éprouvent nos personnages principaux chacun à leur manière et qui s’incarne dans leur métier de journaliste, dans leurs machines à écrire qu’ils ont hérité de leurs grands-mères… et dans la correspondance mystérieuse qu’ils entretiennent via un procédé de réalisme magique. On sent vraiment que l’autrice a voulu faire en sorte que Divines Rivalités soit une ode aux mots, ce qui ne peut que résonner avec l’amoureuse des livres que je suis.
Ce qui nous amène donc à Iris et Roman, nos personnages principaux que j’ai trouvé tout aussi attachants l’un que l’autre (bien que j’aie tout de même trouvé Roman particulièrement plaisant à suivre). Leurs interactions pleines de sel et de défis étaient un vrai régal qui me collait systématiquement le sourire aux lèvres et fait de ce rivals-to-lovers un vrai cocktail de mignonitude et d’émotions en tous genres. Une très belle romance, donc.
Sauf que… c’est tout. Divines Rivalités est une belle romance par correspondance. Point.
Parce que, honnêtement : quelle est l’utilité de cet univers de fantasy qui reflète les réalités de la première guerre mondiale ? Je ne sais pas. C’est pour moi un élément plus perturbateur qu’autre chose et qui aurait pu nous être épargné au profit d’une temporalité historique (qui n’aurait pas empêché de conserver la pointe de réalisme magique que j’ai par ailleurs beaucoup apprécié).
Je me souviens aussi que chaque avis que j’avais lu avant de me lancer louait l’écriture de Rebecca Ross comme étant d’une poésie éblouissante, en faisant ainsi un roman d’une beauté folle… Eh bien figure-toi que je cherche encore la poésie dans ce texte. Oui, ce n’est pas mal écrit, il y a de jolis passages et la plume de l’autrice contient une certaine nostalgie qui m’a parfois touchée. Mais son écriture m’a semblé plutôt classique – et pour tout dire : certains efforts “poétiques” m’ont même paru un peu forcés, trop appliqués et donc pas du tout naturels, au point que certaines phrases ont pu me paraître un peu bancales et en perte de sens.
Et enfin… la fin. J’étais rendue au 80% du roman lorsque je me suis fait la réflexion que l’autrice allait emprunter un procédé que j’approuve de moins en moins : l’étirement. Parce que c’était ce moment de l’histoire où tout va bien pour nos personnages, où les enjeux principaux sont résolus et cui-cui-les-petits-oiseaux. Et franchement, à ce moment-là il n’aurait pas été compliqué de faire en sorte de régler les dernières questions qui restaient en suspens. Mais non, il a fallu créer du drama et faire vivre des épreuves terribles aux personnages – tout ça pour donner un prétexte pour écrire une suite et ainsi surfer sur la hype, alors que Divines Rivalités aurait clairement pu (et aurait même dû) être un one-shot. Et ça m’énerve.
Surtout quand je vois que le Tome 2, Impitoyables Serments, fait 100 pages de plus que le premier et qu’il emploie un trope que je n’aime pas du tout. Honnêtement, si je n’avais pas acheté cette suite dès sa sortie, je ne suis pas certaine que je l’aurai fait après avoir lu cette fin. Je sens donc qu’il ne va pas falloir que je tarde trop avant de me lancer, au risque de me décourager.
Ma note

La citation de Divines Rivalités
Iris avait cessé de compter mentalement. Par-dessus le martèlement de son pouls et le rugissement de l’adrénaline, elle constata que la sirène s’était tue. La tentation de regarder le ciel était presque écrasante, mais elle résista. Elle maintint son regard fixé sur Roman alors que la distance se réduisait entre eux, et s’obligea à courir plus vite, encore plus vite, jusqu’à en avoir l’impression que l’effort allait faire fondre ses os.
”Kitt !” tenta-t-elle de crier, mais sa voix n’était plus qu’un souffle.
Kitt, couchez-vous ! pensa-t-elle, mais il ne pouvait évidemment pas comprendre ce qui se passait. Il ignorait la cause de la sirène, et il continuait à avancer vers elle.
Juste avant qu’ils ne se percutent, Iris vit clairement son visage, comme si le temps s’était arrêté. Il avait les yeux éclairés par la peur, un pli d’étonnement marquait son front, il entrouvrait les lèvres pour inspirer l’air ou pour prononcer son nom. Il tendit les mains vers elle comme elle tendait les siennes vers lui, et le silence se brisa lorsqu’ils se touchèrent, comme s’ils avaient fait éclater le monde.
Rebecca Ross, Lettres d’enchantement – T1 : Divines Rivalités
Le mot de la fin
C’est la fin de cet unpopular opinion ! Mais ne bannis pas tout de suite ce blog de tes favoris, parce que je t’annonce que dans la chronique de demain, il sera question de mon dernier coup de cœur : le dernier tome d’une série qui a mis tout le monde d’accord (moi y compris) !
Alors, pour être certain⋅e de ne pas rater ma chronique, je t’encourage chaleureusement à aller t’inscrire à la newsletter (tu seras ainsi averti⋅e par mail dès qu’un nouvel article sera publié sur le blog) ou à venir me retrouver sur Instagram où je publie tous les jours de nouveaux contenus littéraires !
Mais avant de partir, viens me dire en commentaires si je suis la seule par ne pas avoir été entièrement transportée par Divines Rivalités !
À bientôt pour un nouvel article !
Amandine Stuart
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