Couverture du livre Les Voleurs d'Innocence de Sarai Walker

Le Résumé des Voleurs d’innocence

Il était une fois dans les années 1950 six jeunes filles aux doux prénoms de fleurs – Aster, Rosalind, Calla, Daphne, Iris et Hazel – qui vivaient avec leurs parents dans l’opulence d’une grande bâtisse victorienne. Mais ceci n’est pas un conte de fée : c’est l’histoire de la malédiction des sœurs Chapel.

Tout commence pourtant bien : par une noce. Mais à peine est-elle mariée, que la sœur aînée meurt mystérieusement, laissant sa famille en état de choc. Puis la deuxième connaît le même sort. Quel malheur pèse sur les Chapel ? Belinda, la mère à l’esprit torturé, hantée par les fantômes, semble pouvoir prédire leur funeste destin. Mais peut-on se fier à ce qui sort de son cerveau embrumé ? Quant à Iris, la cadette, elle est bien décidée à survivre. Quitte à devoir faire un bien sombre choix.

Roman aux accents gothiques, Les Voleurs d’innocence est l’histoire poignante de jeunes femmes déterminées à échapper à leur destin.

Éditions Gallmeister

Fiche technique

Titre Les Voleurs d’innocence

Autrice : Sarai Walker

Édition : Gallmeister

Pages : 624

Parution : 24 Août 2023

Âge : À partir de 15 ans

Formats & Prix : Grand Format : 26.40€  Poche : 11.90€  Ebook : 8.99€

Occasion : J’ai lu ce livre dans le cadre de l’édition 2025 du Pumpkin Autumn Challenge.

Mon avis sur Les Voleurs d’innocence

Après avoir beaucoup ri et m’être détendue avec la lecture de Welcome to Fae Cafe de Jennifer Kropf, j’ai choisi de changer radicalement d’ambiance et de style en m’attaquant au roman Les Voleurs d’innocence de Sarai Walker, qui patientait dans ma PAL depuis sa sortie (il y a deux ans). J’avais hâte de rencontrer ces sœurs aux noms de fleurs et de déjouer (ou non) la malédiction qui pesait sur elles, tout en découvrant la plume de l’autrice que l’on m’avait décrite comme étant un petit bijou !

Et en effet, l’écriture de Sarai Walker est sans doute la qualité principale des Voleurs d’innocence. Elle illustre parfaitement toute l’ambiance gothique estivale de ce roman à la malédiction mystérieuse. J’ai été embarquée dans l’histoire d’Iris, qui nous raconte son enfance et son adolescence aux États-Unis dans les années 1950 aux côtés de ses cinq sœurs et de leur mère hantée. Et avec elle se pose la question du poids des générations passées qui pèse sur les vies présentes.

C’est un roman profondément féministe, à la limite du female rage, politique et poétique, qui traite de relations familiales, de sororité, d’émancipation et de domination masculine. Tout ça en faisant la part belle au surnaturel et à l’art (que ce soit la peinture, le dessin, l’écriture ou la botanique) qui sera une façon pour les sœurs Chapel d’exorciser leurs traumatismes tout en trouvant un certain apaisement. Les Voleurs d’innocence est donc un roman sombre et envoûtant, qui prend parfois des allures de fable.

Je l’ai donc beaucoup aimé et me suis totalement laissée emportée par son récit. Même si j’avoue aussi avoir pu regretter son rythme souvent très lent, surtout dans toute la première moitié, ce qui pourrait (je pense) faire décrocher certain⋅es lecteurices. Sans oublier que le roman ne répond finalement pas à certaines questions fondamentales que pose le livre. On ne peut que faire des suppositions, sans que rien ne nous soit confirmé. Après, ça ne m’a pas empêché de voir où l’autrice voulait en venir et de comprendre ses intentions – ce qui m’a globalement suffi, mais m’a aussi laissé un léger sentiment de frustration.

Ce fut donc une très bonne lecture, à la construction mature, aux thématiques intéressantes et à l’ambiance envoûtante – mais au rythme trop lent et à la fin trop énigmatique pour être un coup de cœur. Il n’empêche que je te recommande tout de même la lecture des Voleurs d’innocence de Sarai Walker, parfaite pour faire la transition entre l’été et l’automne !

Ma note

Ma note : 16/20

La citation des Voleurs d’innocence

Il y eut un bruissement contre le pied de mon lit ; je finis par ouvrir les yeux et vis la mariée sans tête.

Elle était toujours aussi belle, avec ses longues manches et son corset à basques et des mètres de traîne qui se répandaient dans le couloir telle une nuée d’étoiles. Il faisait sombre dans la chambre, mais elle était éclairée par la lune, la soie d’une couleur crème fluorescente. La robe n’était tachée que par le sang. Mon sang.

Sarai Walker, Les Voleurs d’innocence

Le mot de la fin

Voilà qui débute cette semaine sur une lecture dense et engagée. Je te propose donc de repartir sur des articles plus doux dans les prochains jours, puisque mercredi il sera temps de faire le bilan de mes lectures de septembre, avant de nous intéresser jeudi aux sorties littéraires du mois d’octobre qui arrivent !

Alors, pour être certain⋅e de ne pas passer à côté, je t’encourage chaleureusement à aller t’inscrire à la newsletter (tu seras ainsi averti⋅e par mail dès qu’un nouvel article sera publié sur le blog) ou à venir me retrouver sur Instagram où je publie tous les jours de nouveaux contenus littéraires !

Mais avant de partir, viens me dire en commentaires si tu as lu Les Voleurs d’innocence de Sarai Walker et ce que tu en as pensé !

À bientôt pour un nouvel article !

Amandine Stuart

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