
Le Résumé des Derniers jours de l’apesanteur
L’année du Bac, la meilleure période de notre vie en même temps que la pire.
“Je m’étais façonné un faux moi intégralement taillé pour lui plaire. Elle avait adoré Le cercle des poètes disparus ? C’est dingue, c’était mon film culte. Elle aimait Sting et surtout son dernier album en date… Nothing Like the Sun ? Je vénérais cet album, de manière inconditionnelle. Elle admirait le chanteur pour son implication dans la défense de la forêt amazonienne aux côtés du chef Raoni ? J’étais à deux doigts de venir au lycée le lendemain avec un plateau de terre cuite coincé dans la lèvre inférieure…”
Jonglant avec l’euphorie et la fébrilité de nos dix-huit ans, Fabrice Caro livre la chronique drolatique d’une année de terminale à la fin des années 80.
Fiche technique
Titre : Les Derniers jours de l’apesanteur
Auteur : Fabrice Caro
Éditeur d’origine : Gallimard – Sygne
Pages / Temps d’écoute : 224 / 4h48
Parution : 14 Août 2025
Âge : À partir de 15 ans
Formats & Prix : Papier : 20.00€ • Ebook : 14.99€ • Audio : 17.99€ (ou un crédit)
Mon format de lecture : J’ai découvert ce livre dans sa version audio, lue par Jeremy Lopez.
Écouter un extrait :
Mon avis sur Les Derniers jours de l’apesanteur
Après L’homme qui lisait des livres de Rachid Benzine, La Bonne Mère de Mathilda di Matteo et Nourrices de Séverine Cressan, mon exploration des titres de la rentrée littéraire s’est poursuivie avec l’écoute des Derniers jours de l’apesanteur de Fabrice Caro. Un auteur que j’étais curieuse de découvrir, surtout que les premiers retours sur ce roman étaient tous excellents. Et puis, ce résumé, ces thématiques et ce style me faisaient un peu penser à ce qu’on retrouve chez Philippe Besson. Je pensais donc vraiment que ce roman pourrait me plaire.
Résultat ? Je n’ai pas vraiment accroché.
Ce n’est pas tant le style de Fabrice Caro qui m’a déplu – au contraire : je l’ai trouvé agréable, plutôt drôle et bien représentatif de l’adolescence et de l’année du bac – mais c’est simplement que je n’ai pas compris l’intérêt de l’intrigue. C’est juste le récit de l’année de terminale d’un lycéen dans les années 80, qui zone sur un banc avec ses potes, pense aux filles et donne des cours de maths pour se faire de l’argent de poche. Bref, il ne se passe rien – et moi qui attendais une chute finale qui viendrait tout éclairer, j’ai été doublement déçue de constater qu’elle n’existait pas.
Je reste finalement très neutre dans mon ressenti : je n’ai pas de réel reproche à lui faire, mais pas de compliments non plus. Voilà un avis étonnamment court, mais aussi très représentatif : Les Derniers jours de l’apesanteur est un roman que je trouve très anecdotique, et donc très oubliable. Il ne m’a pas procuré d’émotions particulières, à part un peu d’ennui, ce qui fait que je n’avais pas vraiment envie d’y retourner. Ce qui me déçoit d’autant plus en voyant toutes les bonnes critiques qu’il a reçues ! Est-ce que je suis passée à côté de quelque chose ?
Ma note

La citation des Derniers jours de l’apesanteur
Les terminales A et C, littéraires et scientifiques, ne se fréquentaient pas particulièrement, ces deux univers restaient assez cloisonnés, les uns partageant sur les autres des a priori aussi coriaces que caricaturaux. Pour eux, nous étions des acnéiques fans de Star Wars et de jeux de rôle à base d’elfes et de formules magiques, parlant seuls à haute voix en résolvant des calculs de dérivées, rêvant de devenir pilotes de chasse après avoir vu Top Gun. Eux, à nos yeux, baladaient leur fausse négligence capillaire, un recueil de poèmes de Rimbaud dépassant ostensiblement de leur poche, et passaient des soirées assis par terre en tailleur à parler d’Inde et de société idéale tout en fumant du haschich payé avec l’argent de poche qu’ils recevaient chaque semaine de leurs parents médecins.
Fabrice Caro, Les Derniers jours de l’apesanteur
Le mot de la fin
Après ma chronique de lundi, voilà qui fait deux avis mitigés coup sur coup. Pour inverser la tendance, je te propose donc de nous retrouver dès demain pour débriefer d’une nouvelle lecture… qui a cette fois réussi à me séduire ! On restera dans l’univers des études, mais en y ajoutant une romance slow-burn aussi exaspérante que palpitante, dans la réécriture moderne d’un célèbre classique qui prend place en Angleterre.
Alors, pour être certain⋅e de ne pas rater ça, je t’encourage chaleureusement à aller t’inscrire à la newsletter (tu seras ainsi averti⋅e par mail dès qu’un nouvel article sera publié sur le blog) ou à venir me retrouver sur Instagram où je publie tous les jours de nouveaux contenus littéraires !
Mais avant de partir, viens me dire en commentaires si tu as lu (ou écouté) Les Derniers jours de l’apesanteur de Fabrice Caro et ce que tu en as pensé !
À bientôt pour un nouvel article !
Amandine Stuart
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