
Le Résumé de La Fabrique de l’ennemi
« Il semble qu’il soit impossible de se passer d’un ennemi. Le besoin est inné, même chez l’homme doux et ami de la paix. Celui-ci déplace l’image de l’ennemi d’un objet humain à une force qui nous menace et doit être combattue, que ce soit l’exploitation du capitalisme, la faim dans le monde ou la pollution environnementale. L’éthique est-elle donc impuissante face au besoin ancestral d’avoir des ennemis ? »
Umberto Eco interroge la nécessité pour les hommes d’avoir, toujours et en toutes circonstances, un ennemi : de la chasse aux sorcières en passant par la propagande guerrière du passé – jusqu’aux populismes du présent. Après l’immense succès de Reconnaître le fascisme, une éblouissante leçon politique.
Fiche technique
Titre : La Fabrique de l’ennemi
Auteur : Umberto Eco
Édition – Collection : Grasset – Essais & Documents
Pages : 64
Parution : 25 février 2026
Âge : À partir de 15 ans
Formats & Prix : Papier : 8.00€ • Ebook : 5.99€
Remarque : Je remercie vivement et chaleureusement les Éditions Grasset ainsi que Netgalley pour l’envoi de cet ebook. Je précise toutefois que mon avis n’en sera pas moins transparent, honnête et sincère.
Mon avis sur La Fabrique de l’ennemi
Dans La Fabrique de l’ennemi (très court essai de 64 pages, qui retranscrivent une conférence que l’auteur a donnée en 2008), Umberto Eco analyse le principe selon lequel l’homme -en tant qu’individu, mais aussi peuple, nation ou communauté- a besoin d’un ennemi pour se sentir viable. Et s’il n’en a pas, il s’en fabrique un. C’est une sorte de longue dissertation, une réflexion non pas axée sur la guerre (ou en tout cas très peu) mais bien sur la figure de l’adversaire en tant que telle, dans la vie en général. Celle-ci est surtout remplie d’extraits de textes littéraires, historiques ou sociologiques, pour illustrer ses propos. Ce n’était pas inintéressant, mais j’ai quelque peu regretté qu’il s’attache d’avantage à exploiter des exemples issus des siècles passés (les romains, la littérature classique, etc.), alors que j’aurai aimé qu’il analyse plus notre actualité et la situation socio-politique de ces dernières années. Ce fut une parenthèse de lecture instructive, qui m’a rappelé mes années de fac (où l’on étudiait beaucoup de textes d’Umberto Eco), mais je ne pense pas en garder un souvenir durable.
Ma note

La citation de La Fabrique de l’ennemi
Avoir un ennemi est important pour se définir une identité, mais aussi pour se confronter à un obstacle, mesurer son système de valeurs et montrer sa bravoure. Par conséquent, au cas où il n’y aurait pas d’ennemi, il faut le construire. Voyez la généreuse flexibilité avec laquelle les skinheads nazis de Vérone taxaient d’ennemi quiconque n’appartenait pas à leur groupe, dans le but de se définir à tout prix comme groupe. J’en arrive donc à penser que ce qui nous intéresse ici, ce n’est pas tant le phénomène presque naturel d’identification d’un ennemi qui nous menace, mais plutôt le processus de production et de diabolisation de l’ennemi.
Umberto Eco, La Fabrique de l’ennemi
Le mot de la fin
C’est déjà tout pour aujourd’hui, mais on se retrouvera mercredi avec une nouvelle chronique – à propos d’une romance que j’ai découverte récemment : un friends-to-lovers sous fond de seconde chance et qui joue à fond la carte de l’ambiance printanière 🌼
Alors, pour être certain⋅e de ne pas passer à côté de ma chronique, je t’encourage chaleureusement à aller t’inscrire à la newsletter (tu seras ainsi averti⋅e par mail dès qu’un nouvel article sera publié sur le blog) ou à venir me retrouver sur Instagram où je publie tous les jours de nouveaux contenus littéraires !
Mais avant de partir, viens me dire en commentaires si tu as lu La Fabrique de l’ennemi d’Umberto Eco et ce que tu en as pensé !
À bientôt pour un nouvel article !
Amandine Stuart
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