DES RÊVES DANS LA MARGE

Julia Quinn, La Chronique des Bridgerton – T.01 : Daphné

Résumé de l’éditeur

Très chers lecteurs, quelle saison !

Au rythme des bals et des réceptions, je vous ai narré le feuilleton haletant de la folle romance entre Mlle Daphné Bridgerton et Simon, le ténébreux duc de Hastings. Valses langoureuses, rebondissements cocasses et bagarres mémorables nous auront tenus en haleine jusqu’à l’épilogue d’un romantisme échevelé.

Aurons-nous le temps de reprendre notre souffle ? Il est à craindre que non, car il se chuchote déjà dans Londres qu’Anthony, le frère de Daphné, serait décidé à convoler lui aussi. Hélas, l’élue a une sœur odieuse qui s’oppose catégoriquement à cette union en raison du passé libertin du vicomte.

Cela nous promet bien des péripéties.

Et comme il reste six Bridgerton à marier, votre dévouée chroniqueuse a de beaux jours devant elle. Ne perdez pas le fil, chers lecteurs, la saga ne fait que commencer !

Rubrique mondaine de lady Whistledown, Londres, 1813

J’ai lu

Fiche technique

Titre La Chronique des Bridgerton – T.01 : Daphné

Autrice : Julia Quinn

Édition : J’ai lu

Nombre de page : 736

Date de parution : 06.01.2021

Âge : À partir de 17 ans

Prix : 14.90€

Mon avis

Très chers lecteurs,

Après avoir vu la première saison de La Chronique des Bridgerton, j’ai réussi à ne pas céder en me jetant sur les livres. Même si tout le monde en parlait en boucle. Même si tout le monde me les conseillait. Même si c’était dur. J’ai résisté. Parce que je me disais que ça ne pouvait pas égaler ce que Netflix avait fait, que c’était juste une belle opération commerciale pour remettre des livres dont personne n’avait jamais entendu parler sur le devant de la scène et que je n’avais pas besoin de perdre mon temps avec ça.

Comme je le disais donc : J’ai résisté. Et puis la saison 2 est arrivée. Je l’ai regardé en 1 jour et demi. J’ai rencontré Anthony et Kate. Et ce qui devait arriver arriva. J’ai arrêté de résister et me suis jetée sur le premier intégral sorti chez J’ai lu. Je n’ai cependant pas enchaîné les deux tomes d’un coup, et c’est pourquoi je vais maintenant (et uniquement) te parler de celui consacré à Daphné.

La lecture de l’angoisse

Parlons peu, parlons bien. Je m’étais mentalement préparée à ce que le livre soit en dessous de la série. J’avais fait des recherches sur le sujet et m’étais préparée en conséquence de cause. Pourtant, j’étais loin (mais alors vraiment très loin !) de la réalité. Ce premier tome de La Chronique des Bridgerton fut une énorme déception.

Je vais essayer de limiter au maximum les comparaisons avec la série, parce que ce n’est pas le sujet de cette chronique qui vise juste à juger le livre, mais ça s’annonce difficile justement parce que c’est si différent (pour moi en tout cas). Cette comparaison constante a d’ailleurs totalement desservi le livre avant même que je l’ouvre, j’en suis consciente. Mais en étant très honnête, dans un monde où la série n’existerait pas, il est impossible pour moi d’envisager que j’ai pu vraiment aimée cette lecture. Parce qu’elle est infiniment trop éloignée de mes convictions. Alors attaquons maintenant l’énumération de tout ce qui ne va pas dans ce tome sur Daphné.

Retour vers le futur

D’abord et avant tout, la vision, le rôle et la place des femmes dans ce roman est franchement aberrante. Oubliés tous les principes du féminisme. Je veux bien qu’un roman qualifié d’”historique” ne puisse pas être ultra moderne sur ce sujet. Mais tout de même, il y a une limite. Les personnages (masculins comme féminins) ont des pensées, des répliques et des réactions juste inimaginables. Le féminisme n’est déjà pas des plus marqué dans la série, mais là dis-toi que c’est mille fois pire. Je ne sais même pas comment on peut encore éditer des trucs pareils aujourd’hui ! Je considère que des auteurs (et d’autant plus des autrices !) qui ont par définition une certaine visibilité, peu importe son ampleur, ont aussi une responsabilité – notamment sur ce genre de sujet. Julia Quinn ne partage manifestement pas cette idée.

Ensuite et de façon plus générale, j’ai trouvé cette histoire extrêmement molle et pleine de longueurs. Il n’y a absolument aucune surprise nulle part puisque tout suit les schémas et les clichés les plus présents dans les romances. Je ne m’attendais pas vraiment à des retournements de situation incroyables puisque j’avais vu la série, mais je n’étais clairement pas préparée à une telle platitude et à quelque chose d’aussi convenu. Franchement, je me suis bien ennuyée pendant ma lecture. Parce que même si le scénario du livre ne colle pas totalement à celui de Netflix, les différences ne sont clairement pas bénéfiques pour le roman.

Des héros en carton

Et les personnages n’ont rien fait pour rattraper ça. Est-ce que je suis méchante si je dis qu’ils n’ont aucune personnalité ? Parce qu’ils n’ont aucune personnalité. Ce qui est vraiment déplorable. Daphné est si naïve, égoïste et ingrate que c’en est flippant. Et Simon n’a tellement pas de profondeur et manque tant de saveurs que je ne peux même pas l’expliquer comme je le voudrais.

De plus, il faut préciser que nous sommes constamment avec Daphné et Simon et que les nombreuses intrigues secondaires présentes dans la série n’apparaissent pas dans le roman. Et Lady Whistledown est quasi-inexistante. Ce qui fait que la romance prend absolument toute la place. Et en parlant de romance… Je sors le gros Trigger Warning ! Est-ce que je suis la seule à avoir été très très très gênée (et le mot est faible) par la scène de viol ? Parce que même si elle était aussi présente chez Netflix, je peux t’assurer que ce n’est rien comparé à celle du bouquin. Comme je le disais tout à l’heure : Julia Quinn et moi n’avons manifestement pas les mêmes valeurs.

Donc tout est noir ?

Mais alors, est-ce qu’il n’y avait vraiment que du mauvais avec ce premier tome de La Chronique des Bridgerton ? Non. En réalité, il y a une chose que j’ai vraiment appréciée (et même plus que la série). Ce sont les scènes avec tous les membres de la famille réunis. Il y avait une vraie dynamique dans ces passages, quelque chose qui traduisait toute la singularité et la joie de vivre des Bridgerton avec tous les liens qui existent entre eux. L’humour qu’il y avait dans ses lignes était tout aussi réjouissant. J’en suis venu à espérer et à attendre ces moments qui pour moi on représentés le meilleur de ce roman. Peut-être parce qu’ils étaient très différents de ceux présents dans la série et qu’ils apportaient donc une certaine fraîcheur.

En bref

En bref, cette première partie de l’intégral de La Chronique des Bridgerton qui est consacrée à Daphné fut une vraie grosse déception. Entre la vision on ne peut plus archaïque des femmes, la platitude générale des événements et de la narration et l’absence totale de personnalité des personnages… Il y a beaucoup trop de choses à redire ! Alors voici mon conseil : Si tu hésites à te lancer dans les livres parce que tu as adoré la série, passe ton chemin et reste sur le petit bijou de Netflix. Sinon… Tu ouvres ce bouquin à tes risques et périls !

Pour ma part, je pense donner une seconde chance à cette histoire en lisant la deuxième partie de l’intégral. Parce qu’il parait que les différences entre le livre et la série sont plus importantes. Parce que je suis particulièrement attachée à Kate et Anthony. Et parce que j’ai entendu dire que les tomes 3 et 4 (présents dans le deuxième intégral) sont les meilleurs de la série. Je vais donc essayer de pousser jusque-là, sans me presser et en sachant que je n’irai probablement jamais au bout de la saga.

La citation

– Et vous êtes… ? demanda-t-il.

– Oh, toutes mes excuses ! Je suis Mme Featherington, bien entendu. Mon mari est décédé voici trois ans, mais il était le meilleur ami de votre… hum… papa.

Sa voix s’étrangla sur la fin de sa phrase, sans doute parce qu’elle venait de se souvenir du manque d’enthousiasme de Simon pour ce sujet.

Il acquiesça d’un bref hochement de tête.

– Prudence est une pianiste accomplie, déclara Mme Featherington avec un enjouement un peu forcé.

Interceptant l’expression douloureuse de l’instrumentiste, Simon se promit de ne jamais assister à une soirée musicale chez les Featherington.

– Et ma chère Philipa est une aquarelliste de talent.

Philipa afficha une expression radieuse.

– Et Pénélope ? s’entendit demander Simon, poussé par il ne savait quel démon.

Mme Featherington lança un regard affolé à la cadette, qui parut se tasser sur elle-même. Pénélope n’avait rien d’une beauté, et sa silhouette un peu enrobée n’était guère mise en valeur par la tenue qu’avait choisie sa mère, mais elle avait un regard doux.

– Pénélope ? répéta Mme Featherington d’un air perdu. Pénélope est… hum… Eh bien, c’est Pénélope !

Elle ponctua sa réponse d’un sourire contraint.

Pénélope semblait n’avoir qu’une envie : plonger sous le plus proche tapis. Simon décida que s’il était obligé de danser, c’est elle qu’il choisirait.

Julia Quinn, La Chronique des Bridgerton – T.01 : Daphné

Ma note

Le mot de la fin

Tu as craqué pour la saga de Julia Quinn ? Qu’en as-tu pensé ? Plutôt team livres ou team série ? Quel est ton couple préféré ? Je veux tout savoir !

Lady Amandine Stuart

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