DES RÊVES DANS LA MARGE

Helen Harper, Ivy Wilde

Résumé de l’éditeur

Tome 1 – Quand fainéantise rime avec magie

Bon, soyons clairs : Ivy Wilde n’est pas une héroïne. C’est même la dernière personne que vous contacteriez si vous aviez besoin d’une aide magique, malgré ses talents.

Si ça ne tenait qu’à elle, Ivy passerait ses journées affalée dans le canapé, devant la télé, paquets de chips en main, à papoter avec son familier félin jusqu’à ce que mort s’en suive.

Mais quand elle se retrouve victime d’une erreur d’identité, elle est embarquée malgré elle à la Branche Arcane, le département d’investigation de l’Ordre Hermétique du Crépuscule d’Or.

Les problèmes se multiplient quand un objet de valeur est volé au nez et à la barbe des représentants de l’Ordre ; et le fait d’être liée magiquement à l’Adeptus Exemptus Raphaël Winter ne fait qu’empirer la situation. Il a peut-être un regard couleur saphir et le corps d’un mannequin maillot de bain, mais pour Ivy, il représente tout ce qu’il y a de soporifique dans le boulot de sorcier.

Et s’il l’oblige à retourner à la salle de sport, juré, elle le transforme en crapaud.

MxM Bookmark

Fiche technique

Titre Ivy Wilde

Autrice : Helen Harper

Édition – Collection : MxM Bookmark – Infinity

Âge : À partir de 15 ans

LA SÉRIE     
TitreNombre de pagesDate de parutionPrix
1Quand fainéantise rime avec magie34426.11.201818.00€
2Meurtre, magie et télé-réalité32827.05.201917.00€
3S.O.S fantômes en détresse31213.01.202017.00€
3.5Noël, enquête et étincelles8027.04.20208.00€

Mon avis

On dirait bien que 2022 démarre sur les chapeaux de roues ! Premier coup de cœur de l’année, mais aussi première série dévorée (en même pas 1 semaine)… Je te présente aujourd’hui la décoiffante histoire d’Ivy Wilde !

La série dans son ensemble

La première chose à savoir sur Ivy Wilde, c’est qu’elle a un énorme poil dans la main (à ce niveau-là c’est même un tronc d’arbre). Alors quand elle va être confondue avec sa voisine et magiquement reliée à Raphaël Winter, enquêteur maniaque de boulot du Ministère de la Magie (aussi appelé « l’Ordre », institution de laquelle elle a été virée il y a quelques années)… Bah ça va pas être la joie ! Et encore, ce n’est que le début des problèmes !

C’est vrai que toute seule je ne me serai jamais arrêté sur ce titre, d’abord parce que je trouve le résumé assez plat, et ensuite parce que je pensais que c’était ce genre d’histoire très convenue, où tu connais déjà la fin avant d’avoir tourné la première page. C’est (encore une fois) Margaud Liseuse qui a réussi à me convaincre dans l’une de ses vidéos… Et qu’est-ce que j’ai bien fait de l’écouter !

Parce que j’avais vraiment tort : Ivy Wilde se trouve en réalité très loin de tous les classiques et de tous les présupposés de la bit-lit. D’abord parce que la partie qui est privilégiée dans cette histoire n’est pas celle qui concerne la vie personnelle (et amoureuse) des personnages. Enfin elle est quand même là, forcément, mais elle est secondaire et préfère laisser la place à l’enquête et au mystère qui entoure chaque tome. La série est parfaitement équilibrée sur ces deux points : on ne manque ni de l’un, ni de l’autre – sans jamais faire d’overdose non plus. Ce fut donc une véritable surprise, dès le début.

Et cette surprise s’est prolongée lorsque j’ai découvert qu’Ivy Wilde était en réalité un savoureux mélange entre humour détonnant qui ne s’arrête jamais et enquête digne d’Agatha Christie. C’est fou, parce que d’habitude je ne suis vraiment pas adepte des enquêtes en littérature. Aucune n’a jamais réussi à m’accrocher, je trouve qu’on en voit bien assez à la télé et je parviens presqu’à chaque fois à trouver la solution avant tout le monde… Mais pas ici.

Les mystères étaient vraiment bien menés, assez haletants pour que je ne m’ennuie jamais et que je sois toujours dans l’attente d’une nouvelle révélation. Et puis encore une fois, il y a toujours ce rééquilibrage qui est fait avec la présence des blagues et des situations cocasses qui ne s’arrêtent jamais et parviennent à détendre l’atmosphère et à rendre la lecture beaucoup plus légère et sympa, ce qui fait de cette série un véritable page-turner.

Je ne sais pas si tu vois où je veux en venir, mais ce qui m’a donc beaucoup plu, c’est qu’Ivy Wilde a de grosses vibes avec Charley Davidson. Je dirais même qu’il y a de grosses références entre l’une et l’autre. Et c’est surement aussi ce qui fait que j’ai autant apprécié ma lecture : la recette fonctionne toujours autant sur moi.

Et comme avec Charley, la grande force d’Ivy Wilde réside dans ses personnages !

D’abord, évidemment, il y a Ivy. Jeune femme qui peut au début paraître très jemenfoutiste, et donc assez antipathique, elle s’avère rapidement être plus complexe qu’il n’y paraît. Elle est impulsive, très intelligente, forte, pleine d’humour et le cœur sur la main. J’ai vraiment apprécié les suivre, elle et son évolution.

Parce que pour réussir à composer (comme il le peut) avec la tempête qu’est Ivy, il fallait un personnage tel que l’Adeptus Exemptus Raphaël Winter. (Winter, pour faire court.) En gros, il est l’incarnation de tout ce que j’aime et de tout ce que j’attends chez un personnage masculin. Winter est génial. Vraiment. Tu vois, c’est le genre de type super rigide, plein de manières et de principes, avec une vie ultra organisée, entièrement dédiée à son boulot et à l’Ordre, à toujours suivre les règles… Sauf qu’il se pourrait bien que si on le bouscule et si on le provoque un peu, Winter devienne attachant, étonnamment drôle et capable du meilleur. Bref, petit coup de cœur pour Winter. Mais aussi pour la dynamique du duo qu’il forme avec Ivy. S’ils sont franchement cools séparément, quand ils bossent ensemble ils deviennent géniaux.

Et enfin, il reste un personnage dont je suis obligée de te parler : Brutus ! Brutus est le chat d’Ivy, son familier, auquel elle a réussi à donner la capacité de parler… Sauf qu’il ne connaît qu’un nombre très limité de mots… Qui sont tous loin d’être agréables. Son préféré ? « Manger ». Son deuxième préféré ? « Connasse ». Oui, je pense que tu commences à voir le style. Brutus, c’est typiquement ce genre de personnages attachiant, où sur le coup on se dit qu’on s’en passerait bien, mais en réalité on sait très bien que sans lui l’histoire et l’univers n’auraient pas la même saveur. Brutus est vite devenu un personnage à part entière, presque aussi important que le duo Ivy/Winter.

Pour clôturer cet avis général sur la série Ivy Wilde, je te redirai que c’est une histoire à la fois super légère et 100% addictive. C’est frais tout en étant entraînant. Les personnages sont ultra attachants. Les enquêtes sont complexes sans être trop prise de tête, et les enjeux qu’elles révèlent sont dignes de toute grande histoire de fantastique et de fantasy. Les pages se tournent toutes seules (j’ai dévoré les 1 060 pages que fait la série en moins de 6 jours, en ayant le temps de faire autre chose).

Qu’est-ce que je pourrai dire de plus ? Certes, ce ne sera certainement pas la lecture de l’année, mais c’est sans aucun doute la meilleure de mon mois de Janvier. Celle qui m’a éclatée et tenue éveillée jusqu’à 2 heures du mat’ parce que « Aller, encore un chapitre » et qu’en fait j’ai fini le livre. C’est typiquement le genre de série qui pourrait devenir une lecture doudou, parce qu’elle a tout pour être réconfortante.

Alors, convaincu ?

Un court ressenti sur chaque tome

Pour te donner un avis un petit peu plus individuel, voici de façon très courte (ou du moins la plus courte possible) ce que j’ai pensé et ressenti pour chaque tome.

1 – Quand fainéantise rime avec magie : Bon, ce que je vais dire ne va pas être très original, mais c’est clairement mon tome préféré de la série. Certainement parce que c’est le premier. Et aussi parce que c’est là qu’on découvre l’univers et les personnages, qui évoluent d’ailleurs beaucoup tout au long du tome. Mon petit chouchou de la série !

2 – Meurtre, magie et télé-réalité : Du coup, là encore je ne vais pas faire preuve de beaucoup d’originalité en disant que, comme beaucoup de tome 2, celui-ci n’échappe pas à la légère baisse de niveau qui leur sont propre. Ce qui ne veut pas dire qu’il était nul ou affreux, parce que ce n’est pas vrai. Il y a beaucoup de choses que j’ai aimé. Mais aussi d’autres qui m’ont plus dérangée. J’ai par exemple trouvé qu’il y avait un vrai retour en arrière, alors que l’évolution du tome 1 était réelle et importante. Et il y a aussi l’environnement général de ce tome, avec toute la partie « télé-réalité » comme le dit le titre, auquel je n’ai pas beaucoup accroché – mais c’est certainement juste parce que ce n’est pas du tout mon truc dans la vraie vie…

3 – S.O.S fantômes en détresse : Le niveau à clairement remonté avec ce tome 3, que j’ai trouvé presqu’aussi bon que le premier. C’est certainement cette enquête que j’ai préférée parmi les quatre. C’est aussi dans ce tome que j’ai vraiment remarqué que les similitudes avec Charley Davidson s’accentuaient. Et si au début je me suis demandé ce que ça allait donner, j’ai rapidement vu que ce n’était pas du tout un problème. Ce tome 3 fut donc une belle conclusion à la série.

3.5 – Noël, enquête et étincelles : Voilà un « tome » un peu spécial puisque c’est en réalité une petite nouvelle bonus qui se déroule quelques mois après la fin du tome 3, au moment de Noël. Et ce qui était surtout sympa, c’est le côté Noël, et aussi de retrouver les personnages dans un moment plus calme – pour un épisode « Que sont-ils devenus ? ». C’était donc chouette, mais pas indispensable non plus. Surtout que c’est l’unique fois où j’ai démasqué le coupable dès le début. Mais bon, j’avoue aussi que la fin m’a quand même surprise et qu’elle était très chouette et toute mignonne. J’en suis ressorti un grand sourire sur le visage.

En bref

La série Ivy Wilde de Helen Harper est non seulement la première série que j’ai dévoré cette année, mais aussi mon premier coup de cœur ! En se tenant en-dehors des classiques de la bit-lit, avec son équilibre parfait entre humour et enquêtes policières (ce qui n’est pas sans rappeler Charley Davidson de Darynda Jones), avec ses personnages attachants et franchement géniaux, … Ivy Wilde est clairement la série que je te conseille si tu cherches une lecture fraiche, dynamique et entraînante !

Ma note

Les 4 citations

Voici donc une citation par tome, garanties 100% sans spoilers, évidemment !

– Où est-ce que tu vas ?

– Faire une réclamation ! piaillai-je en me dirigeant vers la porte.

Winter n’eut pas besoin de bien longtemps pour me rattraper.

– Ivy, commença-t-il.

– Chut.

Je montai les marches, fermement décidée à en découdre.

– J’ai juste besoin de hurler sur quelqu’un, là.

– Hurle sur moi.

Je me tournai pour lui faire face.

– Je ne peux pas te hurler dessus.

– Pourquoi pas ?

– Déjà, parce que t’étais autant la cible de ce tsunami que moi. Sûrement plus, même. Et deuxièmement, quand je hurle, tu hurles aussi, et tu finis souvent par avoir raison.

Malgré la situation, Winter rit doucement.

– Et ça te dérange ?

– Bien sûr que oui, rétorquai-je. Je me fous de la raison. Je me fous du pragmatisme et de l’objectivité ou de toute réaction logique.

– Tu veux juste hurler.

– Ah, tu m’as comprise.

Il plissa les lèvres et montra l’étage du doigt.

– Alors vas-y.

Je jetai un oeil sur ses mains.

– T’as encore ce septre débile ?

– Ce sceptre débile nous a sauvé la vie.

Je fis la moue.

– Je le déteste quand même.

Winter se pencha vers moi.

– Moi aussi.

Pendant une seconde, nous nous sourîmes. Puis, lentement, le sourire de Winter s’évanouit, jusqu’à ce que son expression soit très différente. Son regard glissa sur ma bouche, et il souleva son pouce, frôlant ma lèvre inférieure.

– De la boue, expliqua-t-il à voix basse.

Je frissonnai.

– J’ai quand même besoin de hurler, murmurai-je.

Quelqu’un avait essayé de le tuer. Pas question. Personne d’autre que moi n’avait le droit de faire ça, décidai-je. Ma rage grimpa d’un cran.

Il eut un hochement de tête à peine perceptible.

– Fais-toi plaisir, madame muscles, sourit-il.

J’inspirai rapidement puis fis volte face. J’étais prête pour l’offensive.

Helen Harper, Ivy Wilde – T.01 : Quand fainéantise rime avec magie

Brutus était couché sur le canapé, les quatre fers en l’air, son énorme ventre bien en évidence. Il ouvrit un oeil paresseux quand je poussai la porte.

– Homme, déclara-t-il. Bien.

Je m’éclaircis la gorge.

– Ipsissimus Collings, je vous présente mon familier.

Le Guide de l’Ordre scrutait Brutus, ébahi.

– Oui, Adeptus Winter m’a parlé de lui. Je avouer que je n’étais pas sûr de le croire. Un chat qui parle ! Extraordinaire !

Il marcha vers le sofa et lança à Brutus :

– Puis-je m’asseoir ici ?

Brutus l’ignora. Je m’humectai les lèvres.

– Je vous en prie, asseyez-vous. Est-ce que je peux vous apporter à boire ? J’ai, euh… de l’eau.

Je n’avais pas fait les courses depuis un moment et il y avait peu de chance que mon lait soit encore bon.

– Non, merci, répondit l’Ipsissimus.

Il s’abaissa précautionneusement et s’installa en faisant attention à ne pas déranger mon matou.

Je jetai un coup d’oeil à Winter. Il avait enfoncé ses mains dans ses poches et avait l’air de s’ennuyer ferme.

– Et toi ? demandai-je.

Il secoua la tête et s’assit sur le fauteuil d’en face. Je me laissai tomber de l’autre côté du canapé. Brutus roula sur le ventre et se mit à tripoter la manche de l’Ipsissimus. Il passa soudain à l’attaque et le griffa jusqu’au sang.

Abruti.

– Pardon ! m’écriai-je.

Je sautai sur mes pieds et attrapai Brutus, dont la queue battait violemment l’air.

– Désolée, il n’est pas habitué aux inconnus.

Il se débattit dans mes bras et m’échappa, puis bondit immédiatement sur les genoux de Winter. Nous le ragardâmes tous fixement pendant qu’il tournait deux fois sur lui-même, se pelotonnait sur ses cuisses et se rendormait dans la foulée.

Je me frottai la nuque. OK.

Helen Harper, Ivy Wilde – T.02 : Meurtre, magie et télé-réalité

– Ivy ! Comment va la patiente ? Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi ?

Je réprimai un grognement. J’allais mourir étouffée par leurs bonnes intentions.

– Je vais très bien. Vraiment.

Je marquai une pause.

– Quoique… si tu pouvais aller me chercher des bonbons à la supérette, ce serait vraiment super gentil.

– Des bonbons. Bien sûr, pas de problème.

– Oh, et peut-être des chips au vinaigre. Plusieurs paquets. Ceux avec les bords découpés ?

– Bien sûr.

– Et une barre de chocolat maxi-format, ajoutai-je, juste pour être sûre. Et…

Winter leva les yeux au ciel.

– Plutôt une tasse de thé pour chacune ? proposa-t-il en partant vers la cuisine.

J’étouffai un petit rire. C’était génial.

Helen Harper, Ivy Wilde – T.03 : S.O.S fantômes en détresse

– Rien que nous deux. Pas de sorciers, pas d’Ordre, pas d’Anges, pas de malédictions…

Princesse Parma Pervenche rentra dans la pièce, se plaça devant la cheminée et se contorsionna de façon à pouvoir lécher son arrière-train.

– Bien sûr. Rien que toi, moi et deux chats grognons, dis-je en souriant.

– Ils s’aiment bien en réalité.

Il marqua une pause.

– Où est Brutus, d’ailleurs ?

– La dernière fois que je l’ai vu, il a failli nous faire tomber le sapin de Noël dessus. Et il y a un saumon entier qui a disparu de la cafétéria et c’est probablement lui le coupable. Il en est bien capable.

Helen Harper, Ivy Wilde – T.03.5 : Noël, enquête et étincelles

Le mot de la fin

Est-ce que tu avais déjà entendu parler d’Ivy Wilde ? Parce que maintenant je cherche d’autres livres d’Helen Harper pour prolonger l’expérience. Alors si tu as des recommandations à me faire, je suis preneuse !

Amandine Stuart

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