
Le Résumé de Clous, d’Agota Kristof
Après les trois romans de sa trilogie, Le Grand Cahier, La Preuve, Le Troisième mensonge, son dernier roman Hier, ses nouvelles C’est égal et son récit autobiographique L’Analphabète, nous pouvons lire aujourd’hui les poèmes d’Agota Kristof (1935-2011). Peu avant sa mort, elle les avait sortis de ses archives pour qu’ils soient édités.
Clous rassemblent les poèmes hongrois de jeunesse dont elle a intensément regretté la disparition au moment de quitter la Hongrie en 1956. Elle les a reconstitués de mémoire, en a ajouté de nouveaux, a choisi leur titre français mais ne les a pas traduits. Source d’inspiration de plusieurs proses, les poèmes sont restés inédits.
Ce livre bilingue constitue leur édition originale en hongrois et leur première traduction en français. Ils sont accompagnés de quelques poèmes écrits directement en français. On y retrouve le style tranchant d’Agota Kristof, ses thèmes, la perte, l’éloignement et la mort, mais aussi, largement déployés, la nature et l’amour.
Fiche technique
Titre : Clous
Autrice : Agota Kristof
Édition : Zoe
Pages : 208
Parution : Octobre 2016
Âge : À partir de 14 ans
Formats & Prix : Papier : 18.50€ • Ebook : 11.99€
Mon avis sur Clous, d’Agota Kristof
Depuis le début de l’année, je suis toujours dans une quête pour retrouver des recueils de poèmes qui me fassent vibrer, mais ça n’a encore une fois pas fonctionné avec celui-ci. J’ai été très désarçonnée par l’absence de ponctuation dans les vers d’Agota Kristof, ce qui a rendu ma lecture difficile : je passais mon temps à me demander où est-ce que je devais respirer, ce qui m’a empêchée de m’imprégner des textes et de les savourer. Ces écrits en eux-mêmes (qui tournent autour de la perte, de la guerre, de la nature et de l’amour) ne m’ont pas vraiment touchée (à quelques exceptions près), en partie parce que j’avais parfois du mal à en saisir le sens. Bref, ce recueil ne restera donc pas dans mes anales.
Ma note

La citation de Clous, d’Agota Kristof
Une fois, plus tard…
Une fois plus tard je parlerai
de quelque chose de beau de douces
choses tendres avec une imperceptible
tristesse
un soir quand le ciel se remplira de beauté
quand les maisons se feront grises
et tout sera brouillardLà sous la pluie
parmi les maisons monochromes
je parlerai de l’empire
des feuilles d’automne
car il sera octobreDerrière le brouillard
vous vous taisez le col
relevé les mains frileuses
dans les poches
sans lumière comme l’ombreEt la pluie glisse sur nos têtes nues
sous nos cols
douce tendre pluie
tombe sur les maisons sur les arbres et le ciel
devient toujours plus beauEt la beauté descendra sur vous
Agota Kristof, Clous
avec une imperceptible
tristesse et vous comprendrez que
dorénavant ce sera toujours l’automne
Le mot de la fin
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À bientôt pour un nouvel article !
Amandine Stuart
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