
Le Résumé de Betty, de Tiffany McDaniel
« Ce livre est à la fois une danse, un chant et un éclat de lune, mais par-dessus tout, l’histoire qu’il raconte est, et restera à jamais, celle de la Petite Indienne. »
La Petite Indienne, c’est Betty Carpenter, née dans une baignoire, sixième de huit enfants. Sa famille vit en marge de la société car, si sa mère est blanche, son père est cherokee. Lorsque les Carpenter s’installent dans la petite ville de Breathed, après des années d’errance, le paysage luxuriant de l’Ohio semble leur apporter la paix. Avec ses frères et sœurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu. Pour affronter le monde des adultes, Betty puise son courage dans l’écriture : elle confie sa douleur à des pages qu’elle enfouit sous terre au fil des années. Pour qu’un jour toutes ces histoires n’en forment plus qu’une, qu’elle pourra enfin révéler.
Betty raconte les mystères de l’enfance et la perte de l’innocence. À travers la voix de sa jeune narratrice, qu’Audrey d’Hulstère incarne à la perfection, Tiffany McDaniel chante le pouvoir réparateur des mots et donne naissance à une héroïne universelle.
Fiche technique
Titre : Betty
Autrice : Tiffany McDaniel
Éditeur d’origine : Gallmeister
Pages / Temps d’écoute : 704 / 16h55
Parution : 20 Août 2020
Âge : À partir de 17 ans
Formats & Prix : Grand Format : 26.40€ • Poche : 13.00€ • Ebook : 4.99€ • Audio : 25.95€ (ou un crédit)
Mon format de lecture : J’ai découvert ce livre dans sa version audio, lue par Audrey D’Hulstère.
Écouter un extrait :
Mon avis sur Betty, de Tiffany McDaniel
On ne présente plus le roman phénomène Betty de Tiffany McDaniel qui n’a eu de cesse de faire parler de lui depuis sa sortie en 2020, que de nombreuses personnes ont qualifié de chef-d’œuvre et qui a (entre autres) remporté le prestigieux Prix America. Début août, j’ai donc enfin pris mon courage à deux mains et me suis lancée dans la version audio de ce roman, roman qui est aussi connu pour la dureté de certaines de ses scènes, avec des attentes stratosphériques.
Avant tout, Betty est un roman qui se digère – principalement à cause des thématiques difficiles dont il traite et de sa façon de les décrire. Cette lecture n’est donc pas à placer entre toutes les mains, en particulier de celles que l’inceste touche de trop près. Certains passages sont d’une violence difficile à supporter. Vraiment.
Maintenant que tu es prévenu⋅e, je peux te dire que j’ai adoré la plume de Tiffany McDaniel qui est poétique, ciselée et abrupte. Elle a autant réussi à m’embarquer et à me faire rêver, qu’à me dégoûter et me révolter. Mais le plus fort dans ce roman reste sans aucun doute ses personnages profondément écorchés et torturés, mais qui arrivent (pour la plupart) à trouver de la lumière en eux. La relation entre cette petite fille et son père, qui fait tout pour lui épargner les dures épreuves de la vie, est sublime et magique et c’est certainement la dimension du roman que j’ai préférée. Mais à côté de ça, il y a aussi les passages d’une violence folle dont je te parlais plus haut, qui nous poursuivent dans la journée. Sans oublier toute la dimension sociale du roman, qui en dit beaucoup sur l’Amérique profonde des années 60-70. Tout ça fait de Betty un roman bourré de dualités. C’est beau, c’est dur, c’est poétique, c’est glaçant, c’est édifiant.
Pour autant, j’avoue aussi que cette écoute ne fut pas la révélation tant attendue. Je serais bien en difficulté d’expliquer pourquoi, mais il m’a manqué un certain attachement et une transcendance générale qui n’étaient pas là. J’ai aussi trouvé ça long à certains moments, ce qui fait que mon intérêt n’a pas toujours été au plus haut. Ce roman ne me laissera donc certainement pas un souvenir éternel. Mais je pense que mon (relatif) manque d’enthousiasme est dû aux trop grandes attentes que j’avais cultivées suite au succès phénoménal du roman.
En bref, Betty de Tiffany McDaniel fut une lecture lourde et intense en émotions. Ce fut une bonne expérience d’écoute, autant par la qualité de l’interprétation audio d’Audrey d’Hulstère et par son héroïne elle-même et la vie à laquelle elle doit faire face. Maintenant, j’avoue aussi que ce ne fut pas le coup de cœur espéré ni la claque à laquelle je m’attendais. J’avais probablement trop d’attentes.
Ma note

La citation de Betty, de Tiffany McDaniel
J’ai compris une chose à ce moment-là : non seulement Papa avait besoin que l’on croie à ses histoires, mais nous avions tout autant besoin d’y croire aussi. Croire aux étoiles pas encore mûres. Croire que les aigles sont capables de faire des choses extraordinaires. En fait, nous nous raccrochions comme des forcenées à l’espoir que la vie ne se limitait pas à la simple réalité autour de nous. Alors seulement pouvions-nous prétendre à une destinée autre que celle à laquelle nous nous sentions condamnées.
Tiffany McDaniel, Betty
Le mot de la fin
Voilà qui sonne la fin de cette première chronique de septembre, qui ne fut malheureusement pas aussi élogieuse qu’espéré. Mais je peux déjà t’annoncer que l’article de samedi aura une saveur bien différente puisqu’il sera consacré à l’un de mes derniers coups de cœur…
Alors, pour être certain⋅e de ne pas passer à côté, je t’encourage chaleureusement à aller t’inscrire à la newsletter (tu seras ainsi averti⋅e par mail dès qu’un nouvel article sera publié sur le blog) ou à venir me retrouver sur Instagram où je publie tous les jours de nouveaux contenus littéraires !
Mais avant de partir, viens me dire en commentaires si tu as lu (ou écouté) Betty de Tiffany McDaniel et ce que tu en as pensé !
À bientôt pour un nouvel article !
Amandine Stuart
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