

Le Résumé de Rebecca, de Daphné du Maurier
Un manoir majestueux : Manderley. Un an après sa mort, le charme noir de l’ancienne propriétaire, Rebecca de Winter, hante encore le domaine et ses habitants. La nouvelle épouse, jeune et timide, de Maxim de Winter pourra-t-elle échapper à cette ombre, à son souvenir ?
Immortalisé au cinéma par Hitchcock en 1940, le chef-d’œuvre de Daphné du Maurier a fasciné plus de trente millions de lecteurs à travers le monde. Il fait aujourd’hui l’objet d’une traduction inédite qui a su restituer toute la puissance d’évocation du texte originel et en révéler la noirceur.
Fiche technique
Titre : Rebecca
Autrice : Daphné du Maurier
Édition – Collection : Le Livre de Poche – Romans étrangers
Pages / Temps d’écoute : 640 / 15h54
Parution : 1939
Âge : À partir de 13 ans
Formats & Prix : Poche : 10.90€ • Ebook : 9.99€ • Audio : 19.99€ (ou un crédit)
Mon format de lecture : J’ai découvert ce livre dans sa version audio, lue par Virginie Méry.
Écouter un extrait :
Mon avis sur Rebecca, de Daphné du Maurier
Je me promettais de lire ce grand classique de la littérature anglaise depuis longtemps… Voilà qui est enfin chose faite ! Et malheureusement, je crois que Rebecca de Daphné du Maurier fera partie de ces classiques que je serai bien contente d’avoir lus, mais juste pour pouvoir dire que je l’ai fait.
Ma principale difficulté ? Les longueurs. J’ai trouvé le roman interminable, avec un rythme extrêmement lent et très contemplatif. L’atmosphère du manoir, les mystères qui entourent Rebecca et cette impression permanente que quelque chose se cache derrière les apparences avaient pourtant tout pour me plaire, mais j’ai eu beaucoup de mal à m’investir dans cette histoire.
Et surtout, j’ai eu énormément de mal avec notre héroïne. Je l’ai trouvée inconsistante (la preuve : elle n’est nommée à aucun moment), sans véritable personnalité et surtout atrocement naïve. Elle passe son temps à fantasmer sa vie, à imaginer ce que les autres pensent d’elle, ce qu’ils disent dans son dos, quelle image elle renvoie… plutôt que de vivre sa vie, de s’affirmer ou simplement de regarder ce qui se trouve sous ses yeux. À force, sa passivité m’est devenue franchement agaçante et j’ai eu envie de la secouer très fort.
Les derniers 20% viennent heureusement redonner un peu de vigueur au récit. Le suspense s’intensifie enfin, certains éléments commencent à être révélés et j’ai davantage retrouvé l’envie de découvrir comment tout cela allait se terminer. Mais cette accélération arrive assez tard et, surtout, elle retombe dans les dernières pages avec une conclusion certes symbolique, mais aussi terriblement ouverte. J’ai refermé le livre avec presque plus de questions qu’au début !
Je vois pourtant parfaitement ce que Daphné du Maurier cherche à raconter à travers ce manoir, ses secrets et cette obsession autour d’une femme absente : la rivalité féminine, l’emprise maritale, le poids des apparences et la manière dont une personne peut continuer à occuper toute la place, même après sa disparition. Des thèmes intéressants, mais qui ne m’ont malheureusement pas suffisamment accrochée pour apprécier pleinement ma lecture.
Bref, Rebecca de Daphné du Maurier avait tout pour être le genre de classique que j’allais adorer : un manoir, des mystères, des secrets, une atmosphère inquiétante et une histoire d’obsession et d’emprise. Mais entre les longueurs, la lenteur et une héroïne qui m’a plus agacée qu’autre chose, je suis clairement passée à côté. Je vois ce que l’autrice a voulu faire… mais je n’étais tout simplement pas au rendez-vous.
Ma note

La citation de Rebecca, de Daphné du Maurier
Il ne m’appartenait pas du tout, il appartenait à Rebecca. Elle était toujours dans la maison, comme Mrs Danvers l’avait dit, elle était dans cette chambre de l’aile ouest, elle était dans la bibliothèque, dans le petit salon, dans la galerie au dessus du hall. Même dans le petit vestiaire où pendait son imperméable. Et dans le jardin, et dans les bois, et dans la maisonnette en pierre sur la plage. Ses pas résonnaient dans le corridor, son parfum traînait dans l’escalier. Les domestiques continuaient à suivre ses ordres, les plats que nous mangions étaient les plats qu’elle aimait. Ses fleurs préférées remplissaient les chambres. Rebecca était toujours Mme de Winter. Je n’avais rien à faire ici.
Daphné du Maurier, Rebecca
💡 Pour aller plus loin, voici d’autres chroniques à propos de Rebecca de Daphné du Maurier, concoctées par des camarades dont j’apprécie beaucoup le travail : Méchant Dobby lit • A Simple Life • La dent dure • La bibliothèque de Marjorie • Des mots pour toujours • Zoé prend la plume.
Le mot de la fin
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À bientôt pour un nouvel article !
Amandine Stuart
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