
Le Résumé de Sbires, de Natalie Zina Walschots
Analyste intérimaire précaire grièvement blessée par le plus puissant des super-héros, Anna Tromedlov entreprend de chiffrer les dommages collatéraux dont ils sont responsables… Armée de ses tableurs Excel, réussira-t-elle à sauver le monde de ces catastrophes ambulantes en slips et collants ?
Un joyeux détournement de la figure du justicier masqué et une critique hilarante du libéralisme économique.
Fiche technique
Titre : Sbires
Autrice : Natalie Zina Walschots
Édition : Le Livre de Poche
Pages : 544
Parution : 5 septembre 2024
Âge : À partir de 15 ans
Formats & Prix : Grand Format : 25.05€ • Poche : 9.90€ • Ebook : 12.99€
Mon avis sur Sbires, de Natalie Zina Walschots
Sur le papier, Sbires avait énormément de choses pour me plaire. J’ai aimé les idées que Natalie Zina Walschots cherche à développer autour des super-héros et de tout l’imaginaire des comics, notamment à travers une satire sociale qui interroge le contrôle de l’image et ce qui se cache derrière la figure du héros. Malheureusement, l’exécution n’a pas été à la hauteur de mes attentes.
Mon principal problème reste la longueur. Avec ses 544 pages, le roman m’a semblé terriblement long et j’ai eu du mal à comprendre l’utilité de certaines scènes. Au point de penser à abandonner ma lecture à plusieurs reprises. Le récit aurait, à mes yeux, vraiment gagné à aller davantage à l’essentiel pour conserver son rythme et donner plus de force à son propos.
C’est d’autant plus frustrant que certaines idées auraient au contraire mérité d’être beaucoup plus exploitées. La fantasy et les codes des comics offrent un terrain de jeu immense pour questionner les super-héros, leur image et la société qui les érige en modèles. Le roman effleure plusieurs réflexions intéressantes, avec une bonne dose d’humour, mais j’aurais aimé qu’il pousse davantage ses raisonnements et aille réellement au bout de ce qu’il entreprend.
Malgré mes réserves, ma curiosité m’a suffisamment tenue pour que j’aie envie de savoir jusqu’où toute cette histoire allait nous emmener. J’espérais donc que la fin viendrait donner du sens à l’ensemble et récompenser ma patience… mais elle m’a malheureusement fait l’effet d’un véritable pétard mouillé.
Bref, beaucoup de bonnes idées et un concept qui avait tout pour me séduire, mais un récit trop long et des réflexions qui auraient mérité d’être poussées beaucoup plus loin. J’en suis ressortie avec une seule pensée : tout ça pour ça.
Ma note

La citation de Sbires, de Natalie Zina Walschots
Supercollisionneur avait beaucoup en commun avec un diamant : une esthétique criarde ; une valeur artificielle attribuée par des entreprises cupides ; une signification culturelle largement surestimée ; et une difficulté incroyable à blesser. Ma théorie était que la seule chose qui pourrait vraiment lui faire du mal, c’était lui-même, de la même manière qu’un diamant est utilisé pour couper un autre diamant.
Natalie Zina Walschots, Sbires
💡 Pour aller plus loin, voici d’autres chroniques à propos de Sbires de Natalie Zina Walschots, concoctées par des camarades dont j’apprécie beaucoup le travail : Le Syndrome Quickson • Le Nocher des Livres • Fattorius • Mondes de poche • À livre ouvert.
Le mot de la fin
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À bientôt pour un nouvel article !
Amandine Stuart
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