Comme promis lors des deux derniers épisodes d’à vos agendas, on se retrouve aujourd’hui pour la deuxième partie de mon diptyque d’articles autour des sorties de la rentrée littéraire 2026 – et plus particulièrement sur les livres qui vont (ou ont déjà) débarquer en librairie en septembre.
Alors, sors ton agenda ! Je te présente 10 sorties de la rentrée littéraire de septembre 2026, classées par ordre chronologique, avec en prime : un résumé pour chaque livre, leurs infos de sortie, une petite explication des raisons pour lesquelles ils m’attirent, et une échelle pour mesurer mon niveau d’impatience.
Je ne suis pas venu apporter la paix, de Nicolas Martin

Date de sortie : 3 septembre 2026
Édition : Au Diable Vauvert
Pages : 464
Formats & Prix : Papier : 23.00€ • Ebook : 12.99€
Résumé :
Dans une ferme pyrénéenne coupée du monde, une fratrie recomposée se réunit autour d’un patriarche agonisant, une matriarche glaciale et leur inquiétante servante. Chacun y revient avec ses secrets, ses fantômes. Pris au piège d’un orage diluvien, ils voient leurs masques se fissurer sous le poids des non-dits. La violence couve, prête à exploser.
Entre tragédie antique et huis clos horrifique, Je ne suis pas venu apporter la paix allie la tension d’un thriller psychologique à la noirceur d’un implacable drame familial.
Pourquoi craquer ? : Je lis peu de thrillers, mais j’aime frissonner avec un récit horrifique de temps en temps – et en particulier en automne. Je garde donc ce titre en tête pour les prochaines semaines, pourquoi pas à l’approche d’Halloween.

L’Enfant grise, de Grégoire Courtois

Date de sortie : 3 septembre 2026
Édition : Robert Laffont
Pages : 272
Formats & Prix : Papier : 21.00€ • Ebook : 14.99€
Résumé :
Une enfance secrète, une forêt enchantée, une langue magique : le livre fou d’un écrivain hors-normes.
« Toutes les choses de ce monde sont reliées, et seul l’être humain l’ignore. »
Dans un village, un enfant découvre très tôt que la nature lui parle. Un chien agressif qui s’apaise soudain, des fleurs nocturnes qui s’ouvrent en plein jour, une nuée de papillons surgissant d’un sous-bois, des racines qui tracent sous les pierres d’étranges mots… Tout semble murmurer autour de lui, veiller, prévenir, protéger.
À mesure qu’il grandit, et qu’il s’éloigne de son amie Noémie, la forêt proche de la maison familiale devient son principal refuge… jusqu’au jour où son destin va se lier à celui d’une fillette mystérieuse, elle aussi en osmose avec le monde végétal : l’enfant grise.
Entre réalisme et fantastique, L’Enfant grise est un extraordinaire roman, qui explore notre lien au vivant. Nos existences sont pleines de bruits, de mémoires et de doutes ; elles se retrouvent ici comme sur un chemin où l’on comprend que, parfois, grandir revient à accepter ce qui nous hante.
Pourquoi craquer ? : Tout m’attire dans ce résumé – l’enfance, l’étrange, le fantastique, la poésie. Alors, même si les premiers retours que j’ai croisés ne sont pas des plus flatteurs, j’ai très envie de laisser une chance à ce texte et de me laisser transporter. Voici l’un des titres de la rentrée littéraire 2026 que j’attends le plus !

Amphibienne, d’Emmelenne Landon

Date de sortie : 3 septembre 2026
Édition : du Sous-sol
Pages : 160
Formats & Prix : Papier : 19.00€ • Ebook : 13.99€
Résumé :
Journal d’amitié magnifique, Amphibienne d’Emmelene Landon est le récit, par-delà le traumatisme et l’amputation, d’une célébration du vivant. Un texte formidable et envoûtant.
En escale à Nouméa, Emmie, écrivaine de marine et peintre, rencontre Phuong, professeure de français et nageuse invétérée ; une amphibienne. C’est un coup de foudre amical. Emmie rentre à Paris où elle vit et où est installé son atelier. Une correspondance aux airs de journal d’amitié se dessine au fil des pages. Les deux femmes discutent de leur rapport à la mer : Emmie a eu l’occasion d’entreprendre de longues navigations et l’océan est omniprésent dans son art, tandis que Phuong y voit un lieu de ressource. Elles évoquent aussi leur relation au vivant, à la Nature, à la création…
Une date vient brusquement interrompre le cours de leurs échanges : le 29 janvier 2023, Phuong est attaquée par un requin. Elle survit à ce qu’elle tient à appeler « l’accident », mais son état est critique. Transportée en Australie pour être soignée, elle entame une longue période de reconstruction. Leur compagnonnage se poursuit dans une forme de quiétude inespérée, sans jamais que cette force de vie tombe dans l’écueil de la résilience.
Vibrant, presque incantatoire, Amphibienne est une célébration de l’élan vital et de l’amitié.
Pourquoi craquer ? : J’entends beaucoup de bien des Éditions du Sous-sol et j’aimerais que cette rentrée littéraire 2026 soit l’occasion de faire un premier pas dans leur catalogue. Surtout que ce mélange entre amitié féminine, ode à la mer et reconstruction résonne particulièrement en moi.

La Première phrase du premier livre, de Philippe Besson

Date de sortie : 3 septembre 2026
Édition : Julliard
Pages : 240
Formats & Prix : Papier : 21.00€ • Ebook : 14.99€ • Audio : 19.99€ (ou un crédit)
Résumé :
Vingt-cinq ans après En l’absence des hommes, son premier roman, Philippe Besson explore les années qui ont précédé l’acte fondateur d’écrire. Bien plus qu’une introspection, La Première phrase du premier livre est une autobiographie collective, où le récit d’une vocation littéraire se mêle à l’évocation de toute une époque.
Dans la vie de chaque écrivain, il existe un avant et un après le premier livre.
En cherchant à saisir celui qu’il était avant ce basculement, Philippe Besson revisite trois décennies – des années 1970 aux années 1990 – et croise son parcours avec les grands repères de son temps. Il évoque une enfance rurale protégée, une adolescence rêveuse et blessée. L’arrivée à Paris dessine le début d’une émancipation : celle d’un jeune homme qui refuse les chemins tout tracés. L’épidémie de sida le confronte brutalement à la perte de ses proches. La littérature s’impose alors comme une révélation et une façon de dialoguer avec les absents.
La Première phrase du premier livre est une machine à remonter le temps. De la « Radioscopie » de Jacques Chancel jusqu’à la peur irraisonnée de l’an 2000, en passant par la figure fraternelle de Goldman ou la fin de la guerre froide, chacun reconnaîtra des fragments de sa propre existence, faisant de ce récit une expérience à la croisée de l’intime et de l’universel, en quelque sorte l’autobiographie d’une génération.
Pourquoi craquer ? : Dès que Philippe Besson publie un livre, celui-ci rejoint ma bibliothèque. C’est incontournable. Cette nouvelle sortie ne fera donc pas exception, même si celle-ci semble s’écarter un peu des habitudes de l’auteur, ce qui me rend en réalité d’autant plus curieuse. Voici l’un des titres de la rentrée littéraire 2026 que j’attends le plus… si bien qu’il m’attend déjà sagement dans ma pile à lire, et qu’il n’y fera clairement pas long feu !

L’Inéquilibre, d’Alcide Pierantozzi

Date de sortie : 3 septembre 2026
Édition : Gallimard
Pages : 304
Formats & Prix : Papier : 23.00€ • Ebook : 16.99€
Résumé :
Alcide a quarante ans, et il lui arrive encore de dormir avec sa mère. C’est un « être humain défectueux » parmi tant d’autres, mais ses défauts remplissent quatre pages de diagnostic : trouble bipolaire, spectre autistique, psychose, épisodes de dissociation… Cherchant quotidiennement dans les dictionnaires, dans les livres, les termes justes, absolus, capables de nommer une réalité fuyante, Alcide écrit au plus près du trouble, comme si son corps, devenu sismographe, enregistrait chaque secousse du malaise psychique.
En bousculant nos préjugés, ce livre unique raconte de l’intérieur la maladie mentale dans sa vérité nue et donne voix à un besoin collectif puissant : celui de dire avec précision le mal-être psychologique, l’aliénation, la médicalisation et la solitude. Avec une lucidité saisissante, Pierantozzi transforme la matière autobiographique en littérature, dans un récit où la poésie surgit du réel le plus cru.
Pourquoi craquer ? : On entend beaucoup parler de santé mentale en ce moment, septembre étant le mois de la prévention contre le suicide, et je trouve que cette nouvelle sortie s’inscrit plutôt bien dans cette actualité. J’attends un récit sensible et percutant, et je pars plutôt confiante après la lecture de ce résumé.

Blancs comme neige, d’Olivier de Robert

Date de sortie : 3 septembre 2026
Édition : Deborée
Pages : 176
Formats & Prix : Papier : 16.90€ • Ebook : 9.99€
Résumé :
L’histoire d’un village qui touche à sa fin… mais trouve, dans la peur et la confession, la possibilité d’un nouveau recommencement. Dans un village de montagne coupé du monde par une avalanche, huit vieillards affrontent la neige, la peur et… leurs propres fantômes. Entre secrets enfouis, solidarité inattendue et révélations bouleversantes, Blancs comme neige mêle humour, tendresse et tragédie pour raconter la dernière nuit d’un monde rural qui disparaît ― et peut-être la première d’un renouveau.
Pourquoi craquer ? : Voilà un résumé énigmatique, mais que je trouve aussi particulièrement intriguant. Je ne sais pas vraiment à quoi il faut nous attendre – j’imagine une sorte de tragi-comédie humaine à huis clos – mais ma curiosité est définitivement piquée. Voici l’un des titres de la rentrée littéraire 2026 que j’attends le plus !

Dernier spécimen connu, de Maria Reva

Date de sortie : 3 septembre 2026
Édition : Dalva
Pages : 336
Formats & Prix : Papier : 23.00€ • Ebook : 15.99€
Résumé :
L’épopée de trois femmes en colère et d’un escargot en voie de disparition à travers l’Ukraine fraîchement envahie par les forces russes. Une histoire d’amour, de perte et de survie à couper le souffle.
Trois jeunes femmes et une scientifique sans le sou, Yeva, se retrouvent à travailler pour Romance Tours, une agence chargée d’organiser des voyages de rencontres en Ukraine pour de riches célibataires étrangers en quête de jeunes et jolies femmes à épouser. Activistes infiltrées, Nastasia et sa sœur Solimaya ont prévu de kidnapper un petit groupe de ces célibataires fraîchement débarqués au pays et de les retenir otage contre rançon pour dénoncer la misogynie de ces business de « mariées par correspondance ». Yeva, elle, n’a qu’une obsession : trouver assez d’argent pour financer son laboratoire ambulant et sauver Lefty, l’escargot en voie de disparition qu’elle y transporte.
Quand les deux sœurs proposent à Yeva de lui louer son camion-laboratoire, l’affaire est vite conclue. Les voilà donc parties sur les routes, en plein hiver, accompagnées d’une poignée de célibataires occidentaux hagards et du précieux gastéropode.
Mais alors la Russie envahit l’Ukraine, leur action d’éclat bascule brusquement, et le roman qu’est en train d’écrire Maria Reva avec…
Pourquoi craquer ? : La rentrée littéraire de l’année dernière m’avait offert une excellente surprise avec la lecture de Nourrices, parue dans la même maison d’édition que ce nouveau roman qui a tout de suite déclenché mon radar à pépites. Je fonde de grands espoirs dans Dernier spécimen connu – qui semble mêler à la perfection comédie, absurde, féminisme et politique. Un roman engagé qui se classe immédiatement dans mon top des titres de la rentrée littéraire de septembre 2026 que j’attends le plus !

La Route est bleue, de Samantha Hunt

Date de sortie : 4 septembre 2026
Édition : Le Gospel
Pages : 350
Formats & Prix : Papier : 25.00€ • Ebook : 11.99€
Résumé :
« Comment pouvait-elle être là, les cheveux brillants comme s’ils avaient été huilés par les étoiles, avec l’air de pouvoir réduire une montagne en miettes ? »
Ruth et Nat grandissent dans un orphelinat tenu par un fanatique religieux où les deux âmes sœur divertissent leurs camarades par des séances de communication avec les morts. Jusqu’au jour où un arnaqueur de passage dans le coin les repère, et leur propose de tirer profit ensemble de ce don, sans que les deux amis ne se doutent du terrible prix de cette émancipation.
Après avoir disparu des années durant, Ruth réapparaît chez sa nièce, Cora, qui vient de tomber enceinte sans le vouloir. Désormais muette, elle l’entraîne dans une étrange odyssée à pied à travers l’État de New York. Où Ruth emmène-t-elle Cora ? Où était-elle pendant toutes ces années ? Et surtout, que vont-elles trouver au bout de la route ?
Pourquoi craquer ? : Un road-trip qui va révéler des secrets de famille et une histoire en héritage, voilà qui est déjà attirant, mais quand en plus il est question de fantômes et de spiritisme, avec une écriture puissante que nous le montre la citation mise en exergue au début du résumé… alors là, il devient presqu’impossible de résister !

Burn, de Peter Heller

Date de sortie : 16 septembre 2026
Édition : Actes Sud
Pages : 320
Formats & Prix : Papier : 22.90€ • Ebook : 16.99€
Résumé :
Chaque automne, Jess et Storey, deux amis d’enfance, se retrouvent pour camper et chasser ensemble. Cette année, lorsqu’ils ressortent des forêts du Maine après deux semaines passées hors réseau, ils découvrent des villages incendiés et déserts, des corps calcinés. Une guerre civile aurait-elle éclaté durant leur virée ? Confrontés à l’incertitude, à la peur, et bientôt pris pour cible par des tireurs, ils devront apprendre à survivre, tout en cherchant un moyen de rentrer chez eux. Une rencontre inattendue viendra bouleverser radicalement leurs plans.
Thriller contemplatif imprégné de la beauté du monde naturel, Burn est à la fois une mise en garde contre les dangers de la division et une ode à la famille, à l’amitié et à l’instinct humain qui nous fait, malgré tout, veiller les uns sur les autres.
Pourquoi craquer ? : On a toujours besoin d’avoir une bonne dystopie post-apocalyptique en réserve, et celle-ci me semble parfaite pour la saison, d’autant plus lorsqu’on sait que l’auteur a déjà fait ses preuves avec ses (nombreux) livres précédents. Celui-ci, qui me rappelle un peu le point de départ de Voici demain de Valentin Musso, fait assurément partie des titres de la rentrée littéraire 2026 que j’attends le plus !

Le Goût du possible, de Roland Pérez

Date de sortie : 17 septembre 2026
Édition : Charleston
Pages : 256
Formats & Prix : Papier : 19.90€ • Ebook : 12.99€
Résumé :
Il n’est jamais trop tard pour changer sa vie.
Louise croyait sa vie écrite. Un mari qu’elle aime. Trois enfants. Une famille solide. Une existence bâtie patiemment après le dramatique accident de voiture qui, à dix-huit ans, lui a arraché ses parents. Alors pourquoi cette impression persistante d’avoir laissé une partie d’elle-même derrière elle ?
À quarante et un ans, elle décide de reprendre des études de médecine pour devenir pédiatre. Dans son entourage, la nouvelle fait l’effet d’une onde de choc. Anouck, sa fille aînée, lui reproche de vouloir vivre la jeunesse qu’elle est en train de construire. Arnaud, son mari, voit peu à peu leur équilibre se fissurer. Sa belle-mère, féroce et intransigeante, prédit son échec. Seule Rachel, sa grand-mère, la soutient.
Heureusement, le destin va mettre sur sa route des rencontres inattendues. Car en osant emprunter un nouveau chemin, Louise pourrait bien trouver davantage que ce qu’elle était venue chercher.
Entre passions, loyautés, deuils, transmission et seconde chance, Roland Perez signe un roman profondément humain sur les rêves que l’on croit perdus, la liberté de se réinventer et le courage qu’il faut parfois pour tout recommencer.
Pourquoi craquer ? : Dimanche, en épluchant le catalogue de Prime Vidéo à la recherche d’un film pour la soirée, nous sommes tombés sur Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan, avec lequel nous avons passé un excellent moment. Ça me réjoui donc de voir que l’auteur du livre qui a inspiré le film publie un nouveau livre – que j’espère aussi sensible, touchant et puissant que le précédent !

Le mot de la fin
Voilà pour cette deuxième et dernière partie des sorties de la rentrée littéraire 2026 qui me font de l’œil ! J’espère avoir pu attiser ta curiosité et t’avoir donné quelques envies lectures pour les prochaines semaines. Mais si ce n’est pas suffisant, ne t’inquiète pas : on se retrouve dès demain pour une nouvelle chronique lecture !
Alors, pour être certain⋅e de ne pas passer à côté de ces prochains articles (et de tous les autres), je t’encourage chaleureusement à aller t’inscrire à la newsletter (tu seras ainsi averti⋅e par mail à chaque nouveauté sur le blog) ou à venir me retrouver sur Instagram où je publie très régulièrement de nouveaux contenus livresques !
Mais, avant de partir, viens me dire en commentaires quelles sont les sorties de la rentrée littéraire 2026 que tu attends le plus !
À bientôt pour un nouvel article !
Amandine Stuart
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